Je lève les voiles !
Jean-Philippe | 30 juin 2005Bon déménagement à ceux qui vivent aussi cette expérience. Souhaitons que la canicule fasse une pause d’ici demain.
À très bientôt !
Bon déménagement à ceux qui vivent aussi cette expérience. Souhaitons que la canicule fasse une pause d’ici demain.
À très bientôt !
Vendredi, je déménage !
Déjà une vingtaine de boîtes sont faites, les papiers se trient, les photos se classent… par cette fin de semaine suffocante, je poursuis le rangement. Après plus de trois ans et demi passés au 10670, rue St-Hubert, dans le quartier d’Ahuntsic, je m’apprête à m’établir dans le quartier Rosemont/Petite-Patrie, à deux pas de la Plazza St-Hubert et du métro Beaubien.

J’ai hâte que tout soit terminé… mais le pire reste à faire : porter toutes ces boîtes, tous ces meubles vers mon prochain domicile. Mais pour le moment, tout semble se passer pour le mieux.
À bientôt pour d’autres nouvelles !
Arrivé trop tard pour pouvoir participer au défilé (à cause du direct sur Fréquence Caribou), j’ai tout de même pu filmer l’ambiance festive de la place Jacques-Cartier et du le parc du bassin Bonsecours, dans le Vieux-Port.
Get the latest Flash Player to see this player.
Jay Maynard fait partie de ces individus ringards qui sont devenus légions sur le net, mais qui, on ne sait pas trop pourquoi, deviennent de véritables petits phénomènes. Souvenons-nous de Star-Wars Kid, mais aussi de la délirante Numa-numa dance… ringards, certainement, mais qui nous procurent tellement de plaisir qu’ils en deviennent attachants !Jay Maynard est passionné par le film culte de Walt-Disney “TRON”… Film culte peut-être, mais surtout devenu pas mal vieillot auprès de la majeure partie de la population… Si l’on met de côté certains inconditionnels qui, à l’instar de ceux qui se déguisent en Choubaka à chaque réunion de Star-Wars, passent des jours, voire des semaines entières à concevoir un costume à usage unique. Chacun est libre d’avoir ses passions ! Me direz-vous…
Voilà donc que ce charmant monsieur n’était pas satisfait du tout par les costumes “Tronesques” déjà existants et décida de concevoir le sien, tout seul, avec ses petites mains.
Admettez que le résultat est là : on s’y croirait presque ! Il n’y aurait pas cette bedaine et cette moustache, l’illusion serait totale.
Bref, voici encore une nouvelle inutile, mais qui vous procurera, j’en suis certain, un grand bonheur !
Tout sur le costume de Jay
Le site de Jay
D’autres fanatiques de Tron
Merci à Mel pour ce précieux lien !
Uniquement disponible sur internet, Fréquence Caribou s’est donné pour mission de mieux faire connaître le Québec aux internautes étrangers, par le biais de la diffusion de très nombreux artistes Québécois, mais aussi par l’organisation de débats avec des immigrants, des Néo-Québécois et des Québécois pure-laines.
Il était donc naturel pour moi d’accepter l’aimable invitation de Laurence Nadeau, auteure de l’indispensable guide S’installer et travailler au Québec aux éditions L’Express, et de participer activement à la vie de cette radio.
Après quelques débats, quelques émissions, voilà que les fondateurs de Fréquence Caribou me convient à participer à l’animation de la journée du 24 juin, date de la fête nationale du Québec.
Au programme : de la musique… surtout de la musique, des découvertes, des nouveaux talents, très loin, vraiment très très loin de Céline, Garou, Lynda Lemay et des autres. Le Québec est un formidable vivier de talents, c’est le moment d’en parler !
La Grenouille Givrée vous invite donc à écouter la journée spéciale “St-Jean-Baptiste” de Fréquence Caribou, animé par Gilles Benoist, Laurent Gigon et moi-même.
Bonne St-Jean et bonne écoute !

L’émission sera également en reprise le 29 juin !
Il est certain que l’absence de repères aggrave le phénomène. Dans son ancien pays, nous avions nos petites habitudes, notre routine qui, même si on la combat souvent, fini toujours par s’installer plus ou moins, les gens qu’on a l’habitude de croiser et les « petits plaisirs » de la vie qui font souvent partie d’un art de vivre associé à notre ancien pays.
Mon plaisir à moi, c’était à partir du mois de juin, lorsque les beaux jours revenaient (ben… parfois en tout cas), lorsque le soleil était levé de bonne heure et que j’allais lire mon journal à une terrasse de café près de Champs-Élysées. Peu de monde, la balayeuse passant sur les trottoirs répandant de l’eau dans un bruit presque sympathique. Le garçon de café, en nœud papillon noir avec la chemise blanche qui vous apporte un café noir avec deux croissants croustillants qui, lorsque j’étais chanceux, étaient encore tièdes. C’est certain que cela fait partie des choses qui me manquent. Tout comme les bons gueuletons que certaines mauvaises langues qualifieraient de « franchouillards » que je prenais au Café du Dôme près du Champs-de-Mars : rillettes du Mans dans une grande assiette, de la cochonnaille en quantité arrosée par un bon vin d’Anjou à la bonne température (chose rare à Paris). Repas bien simple, qui ne dépassait jamais les 100 francs malgré l’abus de vin que nous faisions régulièrement.
C’est vrai, ça fait du bien d’en parler. Ce sont des choses qui font partie de nous, de notre patrimoine personnel. De bons moments passés entre amis.
Mais c’est ça, il faut savoir remplacer nos anciens petits plaisirs par des nouveaux. Ça prend du temps, parce que ça prend de nouveaux repères, de nouvelles habitudes. Il faut le savoir ! Alors, peut-être que certains immigrants sont trop impatients et aimeraient se sentir réellement comme chez eux, c’est-à-dire avec des petites habitudes, des petits plaisirs et un cercle d’amis important. D’autres peut-être baissent les bras un peu trop vite en constatant le fossé de différences qui peut exister entre le Québec et leur terre d’origine. Ils se disent peut-être que l’adaptation complète est impossible tant le choc culturel est important. On sent parfois clairement le doute, l’incertitude qui alimentent la nostalgie… Car lorsqu’on n’arrive pas à s’accrocher à des choses concrètes au Québec, las, on finit par se raccrocher à des choses du passé.
Personnellement (je parle beaucoup de moi décidément !), j’ai eu la « chance » de bouger beaucoup géographiquement parlant, depuis mon plus jeune âge. Le travail de mon père nous forçait à aller d’un bout à l’autre de la France. Parfois c’est bien chiant, car faut recommencer pas mal de choses au départ : découverte d’une nouvelle ville, de nouveaux amis…
Vous voyez ce que je veux dire ? J’ai la chance d’avoir eu l’habitude de changer de place, un sacré avantage lorsqu’on décide de changer de pays. Même si le choc culturel reste bien présent tout de même.
Et puis Montréal est une grande ville, même s’il y a moins de monde qu’à Paris… Mais ce qui compte, c’est la qualité, pas la quantité, car ce sont les Québécois qui ont fait que je me suis décidé à m’installer ici. Les Québécois, un peuple vraiment à part, sympathique, accessible, pas compliqué et plein de bon sens.
Montréal aussi, et sa diversité, où l’on trouve tout (ou presque). Où lorsque je suis dans une période de bleus (principalement après avoir vu un film d’Audiard), je peux trouver une rosette de Lyon, des rillettes tout à fait honnêtes, un camembert, une bonne baguette et un bon vin. Une fois de temps en temps, qu’est-ce que cela fait comme bien !
Par contre, comme je le disais plus tôt, j’ai d’autres petits plaisirs. Le déjeuner le matin avec mes deux œufs retournés, mon bacon et mes patates, par exemple.
Quoi de plus jouissif qu’une ballade à Montréal (ou ailleurs) pendant ou juste après une bonne chute de neige ? Ce décor renouvelé qui étouffe les sons, les arbres squelettiques recouverts de neige… Un vrai décor de carte-postale, mais que nous côtoyons à chaque chute de neige.
Ce plaisir de passer un bon moment entre amis dans une cabane à sucre, à écouter des chansonniers du cru, armés de violons et d’accordéons. Dégustant nos plats de beans au sirop d’érable, nos oreilles de christ, sans oublier la célèbre tire dehors sur la neige. Ça vaut bien un plat de cochonnaille de chez Denise dans le quartier des Halles ça !
Les multiples festivals en plein air été comme hiver. Le festival de Jazz, les francofolies, le FFM, etc.
Et il y aurait bien d’autres choses à dire !
C’est un peu pour ça que, même parti en vacances une semaine en France, Montréal fini toujours par me manquer avant même la fin de mon séjour ! De la même manière, il y aura toujours des choses qui me manqueront de la France… quoi de plus naturel ?
Blogue plutôt orienté "Web, médias et nouvelles-technologies", "La grenouille givrée" tente de secouer, un peu, les confortables certitudes de nos contemporains, quitte à provoquer, parfois, afin de faire réfléchir, souvent.
Ni spécialiste, ni même "geek", je me place en tant qu'observateur critique des tendances et des courants de pensée, tout en m'efforçant de garder le contact avec le "monde réel".
Jean-Philippe Rousseau