Leafs sucks !
Jean-Philippe | 27 avril 2006

Toronto est une surprise a elle seule… Une surprise, parce qu’elle nous fait gentiment sortir des “clichés” couramment établis de ce côté-ci de la rivière des Outaouais. Une surprise parce qu’elle impressionne beaucoup, par sa taille, sa richesse et son rythme.

Éternelle rivale de Montréal, Toronto a gagné sa place de capitale économique du Canada sur la métropole québécoise il y a quelques décennies, et ça se voit ! Cette ville transpire le dynamisme (économique s’entend), et affiche une santé insolante en élevant sa richesse à l’image des tours de son quartier des affaires.
Toronto semble tout de même moins diversifiée que Montréal. Même si le choc des cultures et palpable entre le quartier chinois et le centre-ville, le décor reste très homogène.
Loin d’avoir aussi l’atmosphère chaleureuse de Montréal, il y a tout de même une vie dans la ville-reine, en particulier sur la rue Queen, longue artère bordée de boutiques et de bars. Ce n’est ni la rue St-Denis, ni même la rue Crescent, toutefois, on finit par y trouver son bonheur.
Évidemment, lorsque l’on parle de Toronto, on ne peut passer à côté de la tour du CN, véritable phare dans la ville que l’on peut apercevoir où que l’on soit… et c’est normal, il s’agit de la plus haute tour au monde. Impressionnante, gigantesque lorsqu’on se trouve à ses pieds… l’ascenseur qui nous transporte vers son sommet mérite le voyage à lui seul !
Vous pouvez aussi regarder quelques photos que j’ai prises en cliquant ici !
sans oublier le petit montage vidéo dans la rubrique “Album vidéo” ou en cliquant ici !
Samedi, les séries éliminatoires de la coupe Stanley vont débuter pour le Canadien de Montréal (les séries débutent ce vendredi pour certaines équipes). Bob Gainey, l’entraîneur-chef de l’équipe montréalaise, a mis fin au suspense en désignant le gardien Cristobal Huet comme cerbère pour les séries.
Il est bien évident que Cristobal Huet mérite amplement son statut de gardien partant contre la Caroline. Sa saison, qui fût bien loin d’être facile suite à sa blessure, mais aussi aux grands doutes quand à l’avenir de José Théodore chez le Canadien, a pris un tournant favorable à partir du mois de février.
À partir de là, nous avons tous vraiment découvert Cristobal Huet… Un gardien d’un calme désarmant, patient, qui a une capacité remarquable a bien suivre le jeu et qui sait exactement où il doit se placer pour défier les tirs adverses.
Cristobal a su redonner confiance aux Canadiens de Montréal. Ses performances ont été déterminantes dans la stratégie de Bob Gainey et de Guy Carbonneau qui ont alors pu donner l’occasion à certains de leurs défenseurs de se porter en attaque. Sans un bon gardien devant les filets, cette mission aurait été bien périlleuse !
Comme Huet aime le dire, il s’agit d’un succès collectif, car sans marquer de buts, une équipe ne peut pas gagner, même avec le meilleur gardien imaginable. Cependant, Critobal Huet a pu donner cette partie de confiance qui manquait à l’équipe pour performer.
Samedi, le Canadien va affronter la Caroline, la deuxième meilleure équipe dans l’Est. Cela ne sera pas facile, mais les dernières performances du Canadien montrent que tout est possible !
Mes prédictions :
Conférence de l’Est
Ottawa / Tampa-Bay :: (Ottawa en 5)
Caroline / Montréal :: (Montréal en 6)
New-Jersey / New-York :: (New-Jersey en 6)
Buffalo / Philadelphie :: (Philadelphie en 7)
Conférence de l’Ouest
Detroit / Edmonton :: (Detroit en 5)
Dallas / Colorado :: (Dallas en 5)
Calgary / Anaheim :: (Calgary en 6)
Nashville / San-Jose :: (Nashville en 7)

Directement de Roumanie, un individu tente de vendre un coffret datant du XIXe siècle, destiné à liquider les méchantes bibites aux dents longues.
Crucifix, maillet, potions d’eau bénite… tout y est ! Alors si votre voisin ne sort que la nuit, n’a pas de miroirs chez lui et a la peau très blanche, c’est peut-être le moment d’en profiter et d’aller voir l’affaire en question !


Les jeunes Français ont raison d’être en colère. Mais ils se trompent de cible. C’est tout le Code du travail qu’il faut libéraliser.
Tout travailleur québécois non syndiqué qui a moins de deux ans d’ancienneté dans un emploi peut être congédié sans raison juste et suffisante, avec deux semaines de préavis. Ainsi va la Loi québécoise sur les normes du travail.
En France, le projet du gouvernement d’offrir aux employeurs la possibilité d’embaucher des jeunes de moins de 26 ans selon des règles semblables a déclenché des violences, fait descendre dans la rue des millions de personnes et pourrait réduire à néant les ambitions présidentielles de l’actuel premier ministre, Dominique de Villepin.
Les jeunes Français ont raison d’être en colère. Ils sont trop nombreux à être exclus du marché du travail. Exclus aussi des avantages qui accompagnent un emploi stable : accès au crédit, à la propriété, etc.
Ils ont raison de dire que le contrat première embauche (CPE) n’est pas la solution. Mais pas pour les raisons qu’ils invoquent. Ce contrat ne va pas assez loin ! C’est tout le Code du travail français qu’il faudrait libéraliser. “Le vrai drame, ce n’est pas de perdre son emploi. C’est de ne pas en retrouver un autre”, dit l’économiste Marc Van Audenrode, professeur à l’Université de Sherbrooke. “J’embauche des dizaines de jeunes à l’université, mais en France, je ne le ferais pas. Car si ça ne fonctionnait pas, je ne pourrais pas congédier mon employé comme je peux le faire ici. La vraie cause de la crise, c’est la rigidité du Code.”
Dans l’Hexagone, congédier quelqu’un, peu importe son âge, c’est s’exposer à ce qu’il porte plainte aux prud’hommes – variante du Tribunal du travail – et obtienne gain de cause (dans plus de 75% des cas). Pour licencier un groupe d’employés, il faut obtenir une autorisation administrative de l’État. Le patron doit faire la preuve qu’il n’a pas d’autre choix. Il doit aussi proposer un “plan social” pour ces personnes remerciées. Lourd fardeau.
La sécurité d’emploi – et ses avantages sociaux – dont jouissent des millions de Français a un prix : la précarité et l’exclusion imposées à des millions d’autres. Au Québec, l’employeur doit cotiser, pour chacun de ses salariés, à l’assurance-emploi, à la CSST, à la Régie des rentes, etc. En France, il doit payer des contributions parfois égales au salaire de l’employé ! La France est le pays de l’OCDE où ces cotisations sont les plus lourdes. (L’impôt sur le revenu des particuliers y est faible par comparaison au Canada ; c’est l’impôt sur la masse salariale des entreprises qui finance l’État.)
Aucun Parlement ne peut imposer la croissance économique en légiférant ni forcer des entreprises à créer des emplois. C’est vrai. Mais il peut mettre en place des conditions pour susciter cette création. Et il doit faire un bon travail de communication pour expliquer les réformes qu’il juge nécessaires. Ce travail-là, le gouvernement Villepin ne l’a pas fait.
Un commerçant français installé au Québec depuis 20 ans me disait la semaine dernière être inondé de lettres de jeunes Français désireux de venir travailler pour lui. “En France, ils ne voient qu’un avenir bouché”, m’expliquait-il. La même semaine, la chaîne de télévision France 2 avait diffusé un court reportage sur le “miracle canadien”. On y rappelait certains des progrès récents du Canada : croissance soutenue, réduction du déficit, remboursement de la dette, faible taux de chômage. Rien de neuf pour les Québécois, mais des images d’eldorado pour des jeunes enlisés dans les sables mouvants du chômage.
Pourtant, ces jeunes hésitaient encore. Surtout lorsque ce commerçant évoquait avec eux les deux semaines de vacances payées (au lieu de quatre ou cinq), les 40 heures de travail par semaine (au lieu de 35), le moins grand nombre de jours fériés et de “ponts” – ainsi que les Français nomment les longues fins de semaine -, les congés de maternité moins généreux… et le risque d’être congédié si “ça n’allait pas”. Devant tous ces “sacrifices”, nombre d’entre eux préféraient attendre que ce soit leur tour d’accéder au saint des saints de la protection française.
C’est un choix. Ou c’est un symptôme, comme l’écrivait l’ancien premier ministre Michel Rocard dans un récent numéro du Monde, d’une “société qui a peur”.
Le capitalisme a beaucoup changé depuis 30 ans. En refusant de tenir compte des mutations qui se sont produites et de proposer à ses citoyens de nouvelles façons de faire, la France ralentit sa croissance. Et condamne ses citoyens au chômage. Le CPE n’y changera rien. Ou si peu.
Carole Beaulieu
L’Actualité, Montréal
Blogue plutôt orienté "Web, médias et nouvelles-technologies", "La grenouille givrée" tente de secouer, un peu, les confortables certitudes de nos contemporains, quitte à provoquer, parfois, afin de faire réfléchir, souvent.
Ni spécialiste, ni même "geek", je me place en tant qu'observateur critique des tendances et des courants de pensée, tout en m'efforçant de garder le contact avec le "monde réel".
Jean-Philippe Rousseau