Les urnes ne sont pas encore toutes refroidies (les élections ont eu lieues il y a deux mois), que le cirque politico-burlesque vient de reprendre de plus belle, chacun tirant sur son coin de couverture, afin de ne pas perdre la face… en vain !
L’ADQ avait promis de voter contre le budget, si le “coup de pouce” fédéral était uniquement consacré aux baisses d’impôt. Comme c’est le cas, nous verrons si l’ADQ restera constant.
Le PQ, se donnant toutes les peines du monde à nous prouver que le ridicule ne tue plus, montre les dents, non pas par conviction, mais plutôt depuis que des sondages sembleraient indiquer, une victoire de la “Reine” Marois, lors d’éventuelles élections. Boisclair avait “le couteau entre les dents”, Marois pense que le tapis rouge l’attend déjà devant l’Assemblée.
Ainsi, la gesticulation électoraliste repart de plus belle, alors que tous les partis semblent convaincus qu’ils ont maintenant une avenue vers la victoire…
Mais iront-ils jusqu’au bout ? Seront-ils “game” de faire tomber le gouvernement lors du vote budgétaire ?
La question que je me pose surtout c’est : seront-ils assez idiots pour le faire ? Car enfin, qu’est-ce qu’il y a de changé depuis deux mois ? Charest réalise enfin une promesse électorale vieille de cinq ans, alors que les deux partis d’opposition l’ont reproché de n’avoir pas baissé les impôts. Boisclair, le petit “prodige” du PQ qui approchait les 50% dans les sondages il y a 18 mois est remplacé par matante Pauline, qui briguera pour une troisième fois la chefferie du PQ.
C’est ça le changement ? Prennent-ils les Québécois pour des imbéciles ?
Le plus ridicule venant, sans doute possible, du Parti Québécois, qui n’a toujours pas résolu les problèmes qui leur ont valu une magistrale claque le 26 mars dernier. Incapable de “vendre” le projet souverainiste, le PQ n’est plus capable que de parler de date d’un prochain référendum, s’inquiétant donc plus des moyens, que du but à atteindre. Sans oublier son piteux programme, qui ne va nulle part et qui est un reliquat de ce qui est rejeté de plus en plus par les démocraties dans le monde. Une vieille chimère sociale-démocrate, peut-être utile en temps de crise, mais qui montre ses limites depuis les dernières années.
Où va-t-on alors ? Si ce n’est pas Charest, de qui viendra le salut ? … Je regarde aux alentours, je ne trouve personne ! Alors est-ce le moment de se lancer dans de nouvelles élections ?
Source de l’illustration : Ygrek.ca
Articles relatifs