Magnet PI

Filed Under (Humour, Insolite) by Jean-Philippe on 30-07-2007

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En cherchant des versions parodiées des télé-séries des années 80, je suis tombé sur quelques perles… Commençons d’abord par la reprise du générique de la télé-série “Magnum PI” (”Magnum” en version française), qui, sans nécessairement être très hilarante a le mérite d’être bien réalisée.

 

Pour rappel, voici la version originale :

D’autres suivront, si vous êtes sages… ;o)

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Un exemple d’arrogance et d’inadaptation

Filed Under (Désinformation, Humeur) by Jean-Philippe on 28-07-2007

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Il y a des cas parfois irrécupérables. Des exemples (s’il en fallait), pour nous montrer que tout le monde n’est pas fait pour l’immigration. Des exemples d’arrogance, de répugnance même ! Des exemples de personnes qui méconnaissent totalement leur environnement, alors qu’ils sont ici depuis dix ans… Comme l’auteur de “Bienvenue au Québec”, un site dont Ian avait déjà évoqué l’existence et qui donne, malheureusement, raison à ceux qui se méfient des Français (et pas seulement au Québec)…

Tous les vieux classiques que n’importe quel psychologue, même fraîchement diplômé, pourrait détecter en terme d’inadaptation, de rejet de la faute sur les autres et de mal-être, s’y trouvent !

Le pire là-dedans, c’est que l’auteur du texte, représente justement tout ce qu’il dénonce, sans jamais s’en rendre compte… Car, autre constance dans le rejet de l’échec sur les autres, il reste persuadé qu’il est le seul a avoir raison !

Voici les réponses que j’apporte donc à son pathétique texte, de son non moins pathétique “blogue” :

Comment se comporter et réagir avec les québécois (Version 1.1)

(amen)

 

Évitez de faire spontannément des comparatifs du Québec avec la France, vous risquez de voir des machoires se crisper et d’éveiller une rancune latente envers la France (c’est parfois dur, mais vous éviterez bien des problèmes).

 

Cela commence très fort ! Imaginez un étranger, tel qu’il soit, débarquant en France et commençant à faire des tas de comparatifs entre son pays d’origine et l’hexagone. Comment croyez-vous que vont réagir les Français ? … D’ailleurs, je l’ai déjà constaté en France, les remarques à peine voilées, faites, la plupart du temps derrière le dos de l’intéressé, du genre : “s’il n’est pas content celui-là, personne ne le retient !”

 

Ne parlez de la France uniquement si on vous demande votre avis, en prenant garde de donner l’impression que le Québec est mieux que la France.

 

Comparer ne veut pas dire non plus être totalement idiot. Tout est dans la façon de présenter les choses, cela s’appelle la politesse, le respect, une façon de faire que tu ne sembles pas connaître. Depuis le temps que je suis ici, cela s’est toujours très bien passé lorsque j’évoquais la France.

 

Changez de sujets lorsque vous voyez qu’ils décrochent (par exemple, évitez de parler de culture, ou de sujets qui ne touchent pas le Québec).

 

Tout comme dans n’importe quel autre pays au monde, il y a des incultes, des rustres, des gens qui ne s’intéressent qu’à leur petite personne. Manifestement, tu dois attirer tout ce qui te ressemble. Pour ma part, j’ai eu l’occasion de discuter avec des Québécois très érudits, sur des sujets aussi variés que la culture, la géopolitique et bien d’autres encore.

 

Portez une grande attention à votre interlocuteur québécois, et faites semblant de le prendre au sérieux même s’il (ou elle) dit des conneries (en fait, c’est souvent le cas…)

 

Un peu comme un Français “je-sais-tout”, grande spécialité tricolore s’il en est qui, même s’il ne connaît rien au sujet, aura un avis très arrêté sur la question. Un peu à l’image de l’auteur de “Bienvenue au Québec”. À la différence de certains Français donc, un Québécois s’abstiendra de parler d’un sujet qu’il ne maîtrise pas, ou, de s’embarquer dans une discussion, sachant que son interlocuteur (toi en l’occurrence), est persuadé que seul son avis est le bon…

 

Lorsqu’un québécois ne vous dit rien, ce n’est pas un signe d’acceptation. La plupart sont très peureux, vont éviter la confrontation et fuir piteusement.

 

Encore un qui vit depuis des années sur ce continent, mais qui ignore TOUT de la mentalité nord-américaine (et non pas spécifiquement québécoise). Peut-être devrais-tu voir comment cela se passe avec les anglophones ou encore avec les Etasuniens, qui ont une aversion bien plus prononcée quand il s’agit de chicanes ou de débats houleux. Par contre, quand on connaît bien un Québécois et, encore une fois, que l’on ne tente pas d’imposer sa façon de voir les choses coûte-que-coûte, il est possible d’avoir de très intéressants débats… il faut faire preuve d’intelligence, c’est-à-dire de s’adapter à son nouvel environnement (ce qui n’a absolument rien à voir avec le fait de renier son identité !).

 

Faites extrèmement attention à la communication non verbale, les français sont vite catalogués comme arrogants, même quand ils se mouchent.

 

Un peu comme avec ton texte d’ailleurs, qui pue l’arrogance, le nombrilisme et l’inadaptation.

 

Surtout, lavez vous avec un savon qui sent la rose à 5 km. Les québécois se font un malin plaisir de dire que lorsqu’un endroit pue, c’est qu’il y a un français dans le coin. Alors si vous reniflez, ne sortez surtout pas… (il y a d’ailleurs un animateur TV très brillant qui chassait le français-qui-pue à Paris- Je mettrais le lien quand je l’aurais trouvé)

 

Après toutes ces années ici, je n’ai jamais entendu ce commentaire… Par contre, je serai tenté de dire que l’hygiène de certains Français laisse effectivement à désirer. Cependant, une chose que tu “oublies” de mentionner, c’est que cette réputation n’a rien de spécifiquement québécoise, bien au contraire ! C’est une réputation que traîne les Français sur la Terre entière… et de là à dire qu’il n’y a jamais de fumée sans feu…

 

Évitez de faire référence à la France, mais plutôt à l’Europe. C’est parfois tabou de prononcer le nom de notre pays, et les indépendantistes susceptibles seront rassurés et vous adopterons mieux.

 

??? Personnellement, c’est très rare que je parle de l’Europe, et cela s’est toujours bien passé. Je le redis et je le répète, tout est dans la façon de présenter les choses. Il faut rester ouvert, à l’écoute de l’autre… les Français, lorsqu’ils “dialoguent”, ont tendance à faire de grands monologues en s’écoutant parler, sans vraiment s’intéresser à l’avis de son interlocuteur. L’esprit d’ouverture, l’écoute, se sont des signes d’intelligence pourtant…

 

Au travail, gardez toutes les preuves de vos travaux et réalisations. Certains n’hésitent pas à balancer, (même si l’erreur vient d’eux), car ils masquent leur incompétence et se protègent. (les « pure-laines » sont souvent incompétents).

 

Il y a des profiteurs et des hypocrites comme partout ! Cependant, contrairement à toi, j’ai plutôt souvent constaté l’inverse : les personnes avec lesquelles j’ai travaillé, n’hésitaient jamais à assumer leurs torts. J’ai très rarement vu l’inverse, même si cela existe, comme partout…

 

N’affichez pas trop votre compétence, car cela peut vous jouer de méchants tours, surtout quand les petits « cheffaillons » sont moins diplomés ou moins compétents que vous. (Plusieurs postes m’ont été refusés à cause de mon niveau trop élevé en plus d’être français- Ils se sentent vite menacés et ont besoin d’être rassurés).

 

Rien qu’à te lire, j’aurais également refusé de t’accorder une promotion ! Ne vas donc pas parler de ségrégation ou de choix arbitraire. Un gars comme toi, je m’en méfie comme de la peste !

 

Ne pas hésiter à faire des compliments pour des choses banales (Ils ont besoin d’affection et de reconnaissance).

 

Oui… Mais encore une fois, tu ne connais pas le continent sur lequel tu vis ! Cela fait partie de la culture nord-américaine qui est, sur cet aspect aussi, bien plus marqué du côté anglophone, où l’on va s’éterniser dans des “congratulations”, des signes de reconnaissances même pour des choses que l’on considère comme banales. Après dix ans, on dirait que tu n’as pas encore digéré le choc culturel, à ta place, je me poserais de sérieuses questions ! Une chance que tu ne vives pas au Japon ou dans un pays encore plus différent du tient que le Québec !

 

Quand on vous dit « ce sera pas long », prenez votre mal en patience, surtout taisez vous (même si avez méchamment les nerfs), et attendez vous à ce que ce soit très long. (Ça arrive très souvent car ils sont très lents). Gueuler ne fera qu’emplirer les choses, et vous attendrez encore plus longtemps.

 

C’est vrai qu’en France, gueuler est un trait de caractère, de civisme et de politesse qui fait accélérer les choses, dans le sens que l’on va te servir en pensant “plus vite cela sera fait, plus vite je serai débarrassé de ce gros con !”. C’est clair, tu as raison, c’est tellllllllllement mieux !… Ici, il suffit de parler, de discuter sans élever le ton, d’expliquer sa situation, et le problème se règle tout seul… ou alors, on a une explication pour le retard. Explication que l’on a pas le goût de donner à un gueulard, qui ne connaît rien au savoir-vivre !

 

Surtout, ne pas leur parler comme s’ils étaient des enfants, ou en version « petit nègre ». Il faut savoir jouer la comédie, et s’entrainer à leur parler comme s’ils étaient très intelligents. Leur petit égo part au quart de tour, et vous les entendrez ronronner de bonheur.

 

Là aussi, tu dois attirer à toi la lie de la société… personnellement, je me suis toujours bien fait comprendre, sans avoir à prendre mon interlocuteur pour un con… chose que j’ai tendance à penser à ton sujet par contre !

 

Utilisez leurs expressions avec parcimonie (éviter les « faque.. », les tu après chaque verbe, les « tabarnak »…) - J’ai vu des français (de bonne foi) essayer de parler comme eux, et ils font vraiment pitié.

 

Comme dans n’importe quel autre pays, lorsque tu t’intègres, lorsque tu t’adaptes (encore une fois l’adaptation ne signifie pas reniement), les choses “sortent” naturellement… Vocabulaire, intonations, tournures de phrases… Du moment que cela “sort” tout seul, jamais personne ne viendra te le reprocher, ni même être surpris. Mon expérience est d’ailleurs totalement à l’opposée de la tienne.

 

Essayez de jauger votre interlocuteur en le questionnant subtilement sur la souverainneté (style question ouverte). Certains ne portent pas leur penchant souverainniste sur le front, alors avant de critiquer, cette précaution est à prendre. (les séparatistes sont les pires).

 

J’aimerai bien t’y voir, toi, si tu rencontres un étranger (tel qu’il soit), te parler de politique française… surtout s’il ne partage pas tes opinions ! Vu le niveau difficilement calculable de ton arrogance, tu dois vite le remettre à sa place, hein ? … vu que tu ne sembles déjà pas connaître la mentalité nord-américaine, j’imagines que tu maîtrise d’autant moins la politique canadienne et québécoise.

 

Surtout ne pas critiquer le Québec ouvertement sur la médiocrité du système de santé ou de l’état des routes du Québec.

 

Foutaises ! Encore un cas où la façon de présenter les choses est essentielle. En France, on a vite fait de jeter le bébé avec l’eau du bain, en adoptant une vision presque toujours sans nuance. Plus tu es manichéen, plus tu seras polémiste, plus tu seras respecté. C’est une façon de voir les choses, mais une façon qui n’est valable qu’en France, et uniquement en France. Quoique tu puisses en penser.

Dans mon cas, il m’arrive de critiquer bien des aspects du Québec, à des Québécois, mais bizarrement, cela s’est toujours bien passé… l’essentiel étant de savoir rester constructif et ouvert.

 

Lorsqu’un québécois vous pose des questions, soyez très prudent, et surtout, ne critiquez personne. Certains sont très sournois, et vous collent vite une réputation d’enfer. IL FAUT SAVOIR QUE LE « TÉLÉPHONE ARABE » FONCTIONNE EXTRÈMEMENT BIEN AU QUÉBEC, ET QUE VOUS POUVEZ ÊTRE GRILLÉ TRÈS RAPIDEMENT, SURTOUT SI VOUS ÊTES FRANÇAIS.

 

Ne te méprend pas, rien qu’avec ton site internet, moi aussi j’ai le goût de te “coller une réputation d’enfer”. Je pense que tu confonds totalement ton “esprit” et ta mentalité, avec tout le reste.

 

Soyez très aimable avec les québécois, et ne prenez pas les choses pour acquises. Beaucoup sont des « amis minute », qui vous ignoreront aussitôt qu’ils verront qu’ils n’ont pas grand chose à gagner avec vous.

 

Amabilité, c’est encore une question de savoir-vivre. Moi non plus ça ne me tente absolument pas de fréquenter des gens désagréables et chiâleux…

 

Si vous voulez vous foutre ouvertement d’un québécois, mettez « leuh leuh » à chaque fin de phrase, roulez les r, et transformez les « oi » en « oé » (exemple : moi par moé…) - Croyez moi, ça diminue le trop plein de frustration, et ca aide à tenir le coup.

 

Le “moé” n’a rien de québécois ! Peut-être un manque de “culture” de ta part, hein ? ;o) Surtout, ne sort jamais une telle connerie à un Normand, ou encore à un linguiste qui te dira que le “moé” est du vieux-français, ou encore un régionalisme… Pour le reste, si tu “aimes” te moquer des autres, ne te demande pas pourquoi ton intégration, même au bout de dix ans, est un échec sur toute la ligne ! Je ne te connais même pas et à te lire, j’ai déjà le goût de t’en sacrer une… alors je n’ose même pas imaginer ceux qui ont la douleur de te côtoyer ! … en passant, tu critiques le niveau de français des Québécois, mais avant de critiquer, peut-être devrais-tu te relire, j’ai dénombré, sans même chercher, près d’une dizaine de fautes dans ton texte !

En conclusion

À lire les “saintes vérités” généreusement laissées par l’auteur de “Bienvenue au Québec” sur le blog de Ian, tout immigrant au-delà de trois ans de présence au Québec devrait détester son pays d’accueil… Voyons donc ! Sans vouloir remettre en cause les “saintes prédictions” de ce prophète, il est clair qu’il ne me connaît pas, et qu’il ne connaît pas les Français que je côtoie.

Évidemment, pour un inadapté et pour quelqu’un qui refuse de faire des efforts pour s’intégrer, je veux bien le croire… mais il ne faut pas prendre les gens pour des imbéciles ! La même chose se produirait dans n’importe quel autre pays ! Mettre cela sur le dos du Québec, outre le fait d’être bien pratique et de se dédouaner de ses responsabilités, ne fait qu’empirer les choses et le syndrome de persécution dont l’auteur se sent victime… Encore une fois, rien qu’à lire son site, je comprends très bien son problème et même moi, Français pur Calva, je préférerai ne pas avoir d’amis, que d’avoir des amis qui lui ressemblent !



Pour mes lecteurs Québécois, “beauf” est l’équivalant de “colon”

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Tout nouvel album de photos !

Filed Under (Carnet de bord) by Jean-Philippe on 26-07-2007

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J’ai peut-être (enfin !) trouvé le gestionnaire de photos en ligne idéal ! Après avoir créé des albums sur des pages statiques, puis avoir essayé “Exposé”, un script “pas si pire”, mais ayant des limitations fâcheuses, me voici devenu un fervent adepte de Picsengine.

Le script fonctionne en Flash et en Ajax, ce qui rend le programme très flexible et vraiment convivial.

Picsengine en lui-même est assez esthétique : animation des miniatures d’images, menus déroulants, tout ceci dans une belle fluidité et simplicité.

Quand à l’administration, c’est également d’une grande facilité. Possibilité de créer des albums et d’importer des photos, directement à partir du navigateur (pratique lors des déplacements), possibilité d’effectuer des transferts par FTP (pour les importations massives de photos)…

Mais le grand avantage du programme, ce qui a d’ailleurs largement motivé mon choix, c’est la possibilité d’exporter les photos directement depuis iPhoto (pour les possesseurs de Mac). En effet, grâce à un plugin téléchargeable depuis le site de Picsengine, il devient très simple d’ajouter des photos dans vos albums… disons que l’ensemble de la procédure prend au maximum quelques minutes (selon la taille des albums à exporter).

Après avoir donné un nom à votre nouvel album, depuis l’interface d’administration, vous avez juste à sélectionner les photos que vous désirez dans iPhoto, puis faire Fichier>Exporter, sélectionner le bon album dans l’onglet Picsengine, cliquez sur exporter… et voilà ! Pour un album de 20 photographies, cela m’a pris moins d’une minute pour l’ensemble de la procédure ! Un vrai régal…

Mais ce n’est pas tout, le script génère des adresses individuelles pour chaque album et même chaque photo… ce qui est bien pour un script flash, et permet d’envoyer ou de créer des liens spécifiques, ce qui évite de devoir parcourir les albums en long et en large. Par exemple, en cliquant sur ce lien, vous arrivez directement dans l’album concernant le Festival des montgolfières de Gatineau, au niveau de ma photo préférée. Ce genre de choses était impossible à faire avec “Exposé”.

Et ce n’est pas fini ! Il est également possible d’ajouter des commentaires et des descriptions sur les photos, ainsi que de créer des flux RSS ! Cependant, pour une raison qui m’échappe, le script n’exporte pas les commentaires déjà présents sur iPhoto.

L’auteur du programme annonce l’arrivée prochaine d’une version 3 de Picsengine, avec la possibilité d’activer un “Slide-show” en plein écran…

Pour voir mon nouvel album fonctionnant sous Picsengine, cliquez ici !

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Une étiquette qui tue ?

Filed Under (Politique, Québec) by Jean-Philippe on 26-07-2007

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Article paru dans le quotidien “Le Devoir” du 9 avril 2005, qui est, plus que jamais, d’actualité.

Les Québécois peuvent maintenant se dire « de droite » sans s’avouer pour autant atteints d’une maladie honteuse

« De droite » : c’est, au Québec, l’étiquette qui tue. Pour discréditer quelqu’un, pour l’« excommunier », elle suffit souvent. Mais avec le réexamen des fruits de la Révolution tranquille et du « modèle québécois », serait-on en train de lever le tabou ? Se dire « de droite » revient de moins en moins à s’avouer atteint d’une maladie honteuse ; plusieurs nouvelles petites publications se réclament même ouvertement de l’étiquette honnie du « conservatisme ». Plus que jamais, leurs porte-parole sont entendus à la télé et à la radio. Cela ne signifie pas pour autant que ces droitistes s’entendent parfaitement entre eux…

« Je suis en route pour l’aéroport, je m’envole pour Rome », dit Luc Gagnon, joint par cellulaire mercredi. Malgré les circonstances, malgré « la douleur d’avoir perdu l’équivalent d’un père », ce directeur d’Égards, une petite revue autoproclamée « de la résistance conservatrice », est enthousiaste et se montre disert. Il est en effet enthousiaste à l’idée d’être dans la Ville éternelle pour les funérailles de Jean-Paul II. Autre source de sa joie : que Le Devoir l’interroge sur l’État de la droite au Québec. « Oui, il y a quelque chose qui change », dit ce trentenaire de son ton affecté en réglant sa course de taxi. « Cette société se repositionne. On commence enfin à donner un peu d’espace à la droite à la télévision, à la radio. On revient à une société plus normale, où il y a une gauche et une droite et où la droite ose s’affirmer. » On a en effet vu Gagnon à TQS à quelques reprises récemment, lors des débats de fin de soirée. Le magazine L’Actualité, dans un récent dossier, a qualifié Gagnon d’un des seuls représentants de la « droite morale » au Québec. « C’est faux, nous sommes nombreux », rétorque Gagnon en soulignant qu’il a contribué à faire élire des représentants « pro-vie et pro-famille » aux instances du Parti conservateur lors du récent congrès à Montréal. Aussi, sa revue, Égards, n’est certes pas un succès de tirage, mais elle a suscité de nombreuses réactions. Il se réjouit : « Nous ne prêchons pas dans le désert », dit-il avant de lancer une maxime latine.

Le débat

« Le débat a de plus en plus lieu », a affirmé Michel Kelly-Gagnon, directeur de l’Institut économique de Montréal, un think tank néolibéral, mardi à Radio-Canada. Indicatif présent, « temple de la gogauche » - pour citer l’autodérision de l’animatrice Marie-France Bazzo -, recevait ce matin-là quatre représentants de la « droite québécoise », dont Michel Bock-Côté, Christian Dufour, chercheur à l’ENAP, et Stéphane Gendron, maire d’Huntingdon, pour discuter de l’état de ces courants de pensée. La réaction à cette heure de propos politiquement incorrects a été impressionnante. « On a arrêté de compter à 300 courriels », raconte Mme Bazzo, quelque peu estomaquée. L’équipe s’attendait à recevoir une volée de bois vert des auditeurs à la suite de cette table ronde. Mais finalement, si une majorité s’est montrée très critique envers les idées des invités - contestant par exemple l’idée voulant que la gauche soit toute-puissante au Québec -, bon nombre d’auditeurs se sont réjouis « d’entendre un autre discours » que ceux, « consensuels », des invités fréquents tels la militante Françoise David ou l’ancien syndicaliste Gérald Larose. « Certains m’écrivent qu’ils songent à sortir du placard et à avouer qu’ils sont de droite », relate Marie-France Bazzo en rigolant. L’animatrice explique que c’est son côté sociologue qui lui a donné envie de faire cette table ronde. Non pas qu’elle ait renoncé à son penchant pour la gauche, mais « ils ont été entre 35 000 et 50 000 à Québec à sortir dans la rue pour Jeff Fillion, par exemple. Ça reflète bien un phénomène réel. Aussi, les sondages nous montrent que des positions de droite sont plus fortes qu’on le croit. Nous, on s’est dit : il faut tenter de comprendre. Il ne faut pas attendre que ça nous éclate à la figure après des élections ». Elle souligne au passage qu’entre les « énormités, les niaiseries, les horreurs, parfois, on se dit : mais je suis d’accord avec lui lorsqu’il dit cela ».

De la Grande Noirceur à la Grande Clarté

Pour Christian Dufour, la société québécoise a depuis trop longtemps vécu dans une sorte d’unanimisme de gauche instauré par la Révolution tranquille. « Il y a clairement un déséquilibre. On est passés de la Grande Noirceur à la Grande Clarté. Si la première était oppressante, la seconde est aveuglante. On ne doute plus. On sait où il faut aller. Et ceux qui ne veulent pas suivre, on les excommunie. » Le manifeste du Cercle Raymond-Aron proclame en effet que « la gauche a le monopole du coeur. Hors de l’Église progressiste, point de salut ». Selon Christian Dufour, c’est pourquoi on est incapable de nuances dans la critique des PPP, qui a donné lieu à une « démonisation délirante du secteur privé ».

Ce serait la question nationale qui aurait empêché depuis des lustres que le Québec se « rééquilibre sur le plan idéologique », dit Dufour. Dans ce contexte, la personne de droite est simplement exclue de l’identité nationale. « Lorsque Jean Charest, aux élections de 1998, a affirmé qu’il voulait repenser le modèle québécois, la manoeuvre de Bouchard a été de dire qu’il n’aimait pas le Québec », rappelle l’historien Xavier Gélinas, qui « confesse » être conservateur (sans compter qu’il travaille au Musée des civilisations à Ottawa, où il occupe un poste de… conservateur).

L’historien Éric Bédard, de l’Université du Québec à Rimouski, estime qu’une certaine droite a développé une mentalité d’assiégé. Mais le plus grave est ailleurs, selon lui : l’interprétation « simpliste » qui confronte un « avant-1960 sombre et un après lumineux » nous empêche de percevoir la diversité du conservatisme passé. Nous avons une propension à chercher dans notre passé une seule et même chose : les indices de l’avènement de notre modernité, et ce, pour célébrer la Révolution tranquille. Si bien que « le conservateur, c’est toujours l’”autre” ». Tout cela empêcherait la formation de véritables traditions intellectuelles et idéologiques puisque, dans cette perspective, tout ce qui vient avant 1960 est à jeter aux poubelles (comme l’a d’ailleurs déjà affirmé l’écrivain Jacques Godbout). Or, en fouillant le passé, on peut faire des rapprochements surprenants, note Bédard : « Certains radicaux ultramontains [...] rejetaient purement et simplement, un peu comme certains leaders de l’Union des forces progressistes et des syndicats, le matérialisme américain ; d’autres, plus modérés et réformistes, ont cherché [...] dans la “doctrine sociale de l’Église” des moyens de contrecarrer les effets désocialisants du libéralisme économique par la coopération locale (par exemple, le Mouvement Desjardins). »

Christian Dufour voit du reste dans la « domination de la gauche vertueuse » au Québec la marque d’une société où les valeurs féminines ont le haut du pavé, comme la générosité illimitée. « C’est “sainte Janette Bertrand, priez pour nous” », lance-t-il, provocateur. La droite, « c’est plus masculin ; ce sont des valeurs liées au principe de réalité : “désolé, mais l’État n’a plus d’argent”. Or on a besoin des deux ! ». Il note qu’on a souvent reproché à Margaret Thatcher de ne pas être une « vraie femme » parce qu’elle était de droite. Marie-France Bazzo souligne que pour organiser un débat sur ces questions, il est difficile de trouver des femmes de droite. Mais il y a au moins une exception, note Mme Bazzo : l’animatrice Isabelle Maréchal, qui joue les Ann Coulter soft de la télé québécoise (Coulter est cette blonde journaliste de droite abonnée aux talk shows de la chaîne Fox). Autre exception : Brigitte Pellerin, qui a écrit pour le magazine libertarien en ligne Le Québécois libre et qui publie des chroniques dans le Ottawa Citizen.

Quelle droite ?

La droite ? Il vaudrait peut-être mieux dire « les droites » tant les courants sont nombreux. On peut en cerner environ quatre dans le Québec d’aujourd’hui. Mais aucun d’entre eux ne refuse explicitement la démocratie ni ne s’attaque obsessionnellement aux immigrés. L’on peut dès lors conclure qu’il n’y a pas vraiment d’extrême-droite au sens européen du terme au Québec. - D’abord, la droite la plus visible, depuis les années 80, c’est la néolibérale. On la connaît : elle veut réduire les impôts, réduire la taille de l’État. Elle est obsédée par l’économie autant que l’était, dans l’autre extrême, le marxisme. Michel Kelly-Gagnon l’incarne à merveille, de même que d’autres têtes d’affiche comme le professeur Léon Courville. Politiquement, l’Action démocratique (ADQ) de Mario Dumont incarne cette tendance. Mais Rock Tousignant, de La Lettre conservatrice, affirme que dans l’orbite du PQ, l’ancien ministre Joseph Facal, maintenant professeur aux HEC, pourrait en faire partie. - La deuxième, c’est la droite populiste. Elle s’incarne de manière très visible par Stéphane Gendron (surtout depuis le retrait des ondes de Jeff Fillion), notamment en raison de sa position sur la peine de mort. Bien que M. Gendron illustre « la percée de la droite » au Québec, dit Luc Gagnon, il a toutefois un défaut : « Son programme n’est pas assez cohérent. » En effet, Gendron est en faveur du mariage homosexuel et de l’avortement libre et gratuit. « Mais au moins, c’est un démolisseur, dit Gagnon. Or il faut démolir ce qui est corrompu, ce qui est pourri, comme toutes ces vieilles structures pourries des années 60, construites par les baby-boomers. » Au reste, selon Louis Cornellier, chroniqueur aux essais du Devoir, il faudrait classer dans cette catégorie « populiste » le journaliste Claude Poirier, dont on a fait un héros en consacrant une série à ce tenant de la « loi et de l’ordre ». - Troisièmement, il faut parler de la droite nationaliste intellectuelle. Elle est bien représentée par le Cercle Raymond-Aron, par exemple, qui entend « s’inspirer de la lutte aronienne contre le socialisme de son temps pour défendre les institutions de la démocratie libérale menacées par la montée de la nouvelle gauche québécoise ». Ses positions à tendance républicaine et sans référence à la religion la rapprochent de celle d’un Jean-Pierre Chevènement en France. - La quatrième, c’est la droite traditionaliste. Elle est incarnée notamment par Égards et le Cercle du 3-Juillet. C’est la droite la plus « morale ». Les deux croient en un « ordre transcendant » et aiment bien le cardinal Ouellet ainsi que le catholicisme d’avant Vatican II. Le Cercle du 3-Juillet fait fonds de la tradition canadienne-française. Son président, Pierre Trépanier, est un des grands spécialistes et admirateur de l’abbé Groulx.

Quant au groupe d’Égards, il admire George W. Bush, déteste l’État, la « culture gay », et s’inspire davantage de la tradition néoconservatrice américaine tout en citant Joseph de Maistre, écrivain français du XIXe siècle. Pierre Trépanier reproche même au groupe d’Égards d’être « étranger au traditionalisme canadien-français ». C’est là, selon lui, « une droite apatride, dominée par le néoconservatisme, le néolibéralisme et l’impérialisme à l’américaine, et cela, jusqu’à la caricature : défendre Wal-Mart contre les mauvais syndicats ! ». Luc Gagnon rétorque : « Ah ! on ne peut rapatrier tout du passé canadien-français et se replier sur la francité. Il faut s’ouvrir au monde. Or l’espoir pour la droite, actuellement, c’est les États-Unis. »

On trouve aussi dans Égards une tendance « trash » qui déplaît souvent même aux représentants du conservatisme. Xavier Gélinas, qui collabore à la revue d’histoire Mens, dit ne pas comprendre comment Égards peut publier, numéro après numéro, l’écrivain d’origine française Maurice Dantec, dont le style est pour le moins déchaîné. « Le joual ou l’argot, ça détonne dans une revue qui se dit conservatrice », opine Gélinas.

Mathieu Bock-Côté, pour sa part, dit avoir refusé de se joindre à Égards. Quant à La Lettre conservatrice, il la qualifie de « bouffonnerie ».

En somme, Luc Gagnon, avec Égards, a beau vouloir promouvoir un « oecuménisme de droite », la partie semble loin d’être gagnée.

Antoine Robitaille

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Une (véritable) histoire belge

Filed Under (Humour, Politique) by Jean-Philippe on 24-07-2007

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À l’instar du Canada, la Belgique se vante d’être un état bilingue (flamand et francophone). D’ailleurs, la comparaison peut également aller plus loin : il existe, comme dans notre beau pays, une grande rivalité entre les deux peuples du royaume. Les Flamands et les Wallons (francophones), luttent depuis de nombreuses années, afin de tenir les rênes du pouvoir à Bruxelles.

Par le passé et à plusieurs reprises, cela a même frôlé la cessession. Le Roi des Belges, restant le seul véritable garant de l’unité du pays, agit souvent tel un pompier sur l’incendie institutionnel. Le scrutin proportionnel faisant le reste, rendant impossible toute stabilité gouvernementale depuis des décennies.

Mais, là n’est pas l’objet de la nouvelle…

Il se trouve que le probable futur premier ministre de Belgique, Yves Leterme, chef politique Flamand et donc pas véritablement francophile, ne connaît pas sont propre hymne national, “La Brabançonne” !

Pire encore, lorsque des journalistes de la RTBF (chaîne publique belge), lui demandent, à l’occasion de la fête nationale, de chanter l’hymne de Belgique, il se met à entonner, sans même hésiter, “La Marseillaise” ! Un peu gênant pour un chef politique qui porte fièrement les couleurs flamandes.

Ce même Yves Leterme, avait dit l’an dernier au sujet des Wallons, qu’ils “ne sont apparemment pas en état intellectuel d’apprendre le néerlandais”… sacré personnage n’est-ce pas ? D’un autre côté, quel intérêt auraient les Wallons d’apprendre une langue bâtarde, pas véritablement allemande, avec des sonorités aussi belles qu’un passage d’ongle sur un tableau noir, parlée que par les Néerlandais et des gens comme M. Leterme ?

En attendant, voici l’extrait du reportage de la RTBF où l’on voit Yves Leterme nous chanter “La Marseillaise”…

… d’un autre côté, si les Français pouvaient céder les droits de ce chant révolutionnaire aux Belges, cela ne me dérangerait pas !

Via : Le Figaro

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L’iPod et l’iPhone consomment 25% de la mémoire flash mondiale

Filed Under (Apple, Technologies) by Jean-Philippe on 23-07-2007

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Le succès de l’iPod, mais aussi du très récent iPhone, risque de poser des problèmes aux fournisseurs de mémoires flash.

 

Apple laisse de moins en moins de place aux fabricants de baladeurs concurrents. Pour sa gamme d’iPod mais aussi pour son nouveau téléphone mobile iPhone, la firme à la pomme devrait se réserver environ 25% de la production mondiale de mémoire flash au troisième trimestre. Une prévision avancée par la société d’études de marché DRAMeXchange, basée à Taïwan et spécialiste de l’industrie des puces mémoire.

 

Source : ZDNet


Un quart de la production mondiale, c’est assez impressionnant ! Et dire que certaines rumeurs parlent d’un Mac intégrant de la mémoire flash…

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Petite histoire de l’informatique

Filed Under (Apple, Technologies) by Jean-Philippe on 21-07-2007

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Voici un reportage de la chaîne française M6, sur les débuts de l’informatique personnelle et plus particulièrement, de l’histoire d’Apple. La montée en puissance de la marque californienne à la fin des années 70 et du début des années 80, sa chute et sa renaissance lors du retour au bercail de Steve Jobs en 1997.

 


Un bon reportage, même si la période 1990-2007 a été très rapidement “expédiée”.

Lorsque Steve Jobs quitte Apple et fonde NeXT, il fait mettre au point le système d’exploitation NeXTStep, qui a tout de même largement inspiré MacOS X et redonna à Apple, l’avance qu’elle avait perdue au profit de Windows.

Le concept également de “hub numérique”, si cher au co-fondateur d’Apple. iPod, Apple TV et iPhone en sont les illustrations matérielles, iPhotos, iMovie, iTunes… en sont les illustrations logicielles.

Sans oublier non plus la société Pixar, dont Jobs est également le patron et qui est un acteur incontournable du monde de l’animation.

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