Barack Obama : le candidat de la “médiacratie”

Filed Under (Actualité, Géopolitique, Médias, Politique) by Jean-Philippe on 23-08-2008

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Voici la chronique de Jacques Brassard, publié le 6 août 2008, dans le journal “Le Quotidien” du Saguenay. Sa chronique traduit très bien ce qui est en train de se passer : les médias étasuniens et internationaux offrent une couverture disproportionnée à Barack Obama, comme si le candidat démocrate devait être élu et que son opposant n’avait pas à disposer du même traitement. Pour eux, le choix est fait, pourquoi donc voter ?

Voici donc la “médiacratie”, bonne tête, beaux idéaux, jeunesse… l’habillage est vendeur, même si le fond est absent. Obama nous est vendu comme un paquet de lessive…

Obama ne sert pas la cause de l’Occident

Vous le savez, l’idéologie et la mythologie de la Gauche occidentale jouissent d’un ascendant et d’un prestige indubitables dans les médias, les colonies dites artistiques, les cénacles universitaires et chez les soi-disant experts de toutes les sociétés démocratiques de la Planète. Cette idéologie confond le progrès et le Progressisme (c’est-à-dire l’interventionnisme étatique), l’égalité et l’Égalitarisme (c’est-à-dire le nivellement par le bas), la paix et le Pacifisme (c’est-à-dire la capitulation devant un ennemi déclaré). Elle promeut le relativisme culturel et moral (toutes les cultures, toutes les valeurs se valent), l’écologisme fiscal et réglementaire à tendance totalitaire et elle trouve des excuses à tous les bataillons terroristes du monde sous prétexte, n’est-ce pas, “qu’il faut les comprendre, ils sont pauvres!”.

Vous comprendrez qu’avec l’arrivée de Barack Hussein Obama dans la course présidentielle américaine, toute la gauche occidentale dans tous ces avatars est tombée en pâmoison devant ce que le monde occidental craint. “D’origine musulmane, élevé en musulman, écrit Michel Gurfinkiel, Obama professe aujourd’hui, en théorie, le christianisme. Mais, en fait, il a adhéré pendant 20 ans, jusqu’à ces derniers jours, à une Église noire, dont l’enseignement, théologie mise à part, rejoint étrangement celui de l’islam radical. L’homme qui a été constamment son maître spirituel pendant cette longue période et qui a célébré son mariage, le révérend Jeremiah Wright affirme, par exemple, notamment que l’Amérique blanche, c’est Satan, qu’Israël ne vaut pas mieux et que les attentats du 11 septembre constituent dans une large mesure une punition.” Vingt ans de lessivage de cerveau, ça doit bien laisser quelques traces! Pour tout vous dire, je préfère un vieux héros de guerre (John McCain) à un jeune sénateur inexpérimenté qui a mariné trop longtemps dans un bouillon raciste, gauchiste et antisémite.

Complaisance

L’idolâtrie dont il est l’objet a atteint des sommets lors de sa tournée mondiale qui l’a mené de l’Irak à l’Europe en passant par Israël. La couverture médiatique fut d’une scandaleuse complaisance. Obama n’a pourtant fait que rabâcher son baratin habituel, aussi vide que flou, sur “l’Espoir et le Changement”. Et il a quand même suscité une exaltation ridicule au sein de la Gauche caviar quand il a eu recours, à Berlin, au cliché archi usé “des murs entre les peuples qu’il faut abattre!” Ainsi, la vieille métaphore du “Mur de l’intolérance” (l’intolérance en question étant bien sûr l’apanage de l’Occident) a dû provoquer un fou rire inextinguible chez les “tolérants” terroristes du Hamas et du Hezbollah de même que chez les si accommodants despotes de Damas et de Téhéran.

Pourtant, malgré que les médias accordent à Obama presque 100% du temps de “forte écoute”, et malgré la posture flagorneuse des commentateurs patentés, le candidat démocrate à la Maison Blanche ne parvient quand même pas à se distancer vraiment de John McCain. Pourquoi? Parce que si “l’on enlève les téléprompteurs, les oreillettes, le discours des speechwriters, la prestance de gravure de mode teintée d’un zeste de trucs de prêcheurs et d’hypnose collective, écrit Guy Millière, il reste le contenu du programme, et celui-ci est d’un vide consternant et d’une vacuité socialiste qui trahit le manque d’imagination et l’illusion qu’avec des recettes moisies, on peut inventer un avenir tout neuf”.

Et le vide, provoquant un appel d’air, voilà que bouge Obama, telle une girouette. Une journée, l’Iran est une menace ; le lendemain, il convient de négocier avec les Mollahs sans condition préalable. Il a même réussi sur l’Irak à défendre deux positions contradictoires dans une seule journée. Il a d’abord affirmé que ça va mieux en Irak et qu’il faut y demeurer jusqu’à la victoire et, plus tard, le même jour, il a prétendu que c’est le chaos et qu’il faut déguerpir. Concernant Israël, il a subitement abandonné ses positions propalestiniennes (qui étaient les siennes depuis des années) pour accorder son plein soutien à l’État Hébreu. N’hésitons pas à virevolter, n’est-ce pas, si c’est pour conserver l’appui de l’électorat juif américain. Bref, des convictions à géométrie variable!

Je ne pense pas que Barack Obama deviendra Président des États-Unis. Les Américains ont déjà commis, en 1976, une grave erreur en élisant Jimmy Carter, sans doute l’un de leurs pires Présidents, qui continue, encore aujourd’hui, de copiner avec les islamo-fascistes. Ça me surprendrait qu’ils récidivent en choisissant Obama. L’Occident a besoin d’un Président américain ayant une compréhension lucide des enjeux qui se trouvent au centre de la Quatrième Guerre mondiale et capable de rejeter ce que le Président Bush a appelé dans son discours de Tel Aviv le 15 mai dernier, “les fausses satisfactions de l’apaisement”. Et, à mon sens, seul John McCain remplit ces conditions.

[Mise à jour : 24 août 2008] - En lisant l’excellent blogue de Joseph Facal (que l’on ne pourra pas taxer de réactionnaire), j’ai pu lire un billet qui va dans le même sens que l’article de Jacques Brassard, du moins, au niveau de la sur-médiatisation du pseudo “phénomène” Obama.

Extrait :

Il n’y a pas que l’amour qui rend aveugle. L’idéologie également.

Une certaine gauche québécoise, celle qu’on dit caviar et branchée, est si totalement gaga devant Barack Obama que cela en devient franchement comique.

Un ami a récemment attiré mon attention sur quelque chose qui m’avait complètement échappé.

Une journaliste québécoise très en vue nous expliquait, il y a peu, pourquoi elle ne se pouvait plus devant le candidat démocrate.

Elle écrivait : «Je ne parle pas seulement de sa couleur, mais de sa culture, de son érudition, de son expérience de la misère humaine comme des différences culturelles et religieuses, de ses voyages en Europe et en Afrique, de son enfance à Hawaii, mais aussi à Jakarta, en Indonésie. À lui seul, Obama a vécu plus de vies que tous les présidents américains réunis.»

Pour écrire une connerie aussi monumentale que la dernière phrase, il faut s’imaginer que la politique américaine commence avec, disons, Jimmy Carter.

Lire la suite du billet de Joseph Facal.

La “journaliste québécoise très en vue” dont il parle, n’est nulle autre que cette chère Nathalie Petrowski, qui semble avoir fumé généreusement tout ce qui pouvait pousser dans son jardin, avant d’écrire son article. Je partage l’avis de Joseph Facal, il s’agit d’une connerie monumentale, surtout venant d’une journaliste de renom.

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Arrivée de la flamme olympique à Beijing

Filed Under (Actualité, Humeur) by Jean-Philippe on 14-08-2008

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… oh ! … Je suis navré. Je me rends compte qu’il y a eu un mélange dans mes images d’archives. Quel dommage ! Mais bon, ce sont des Jeux Olympiques, il y a bien une flamme… je pense que l’on peut difficilement trouver mieux.

L’auteur se défend, par avance, d’avoir voulu faire preuve de cynisme dans ce billet.

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Événements de Montréal-Nord : des précisions s’imposent !

Filed Under (Actualité, Humeur, Québec) by Jean-Philippe on 12-08-2008

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Alors que l’enquête criminelle, portant sur la mort tragique de Freddy Villanueva débute, émerge dans les médias un curieux sentiment anti-policier. Les jeunes du quartier, interpellant les pouvoirs publics, en utilisant des arguments qui ne sont pas toujours très justes, entretenant ainsi la confusion dans l’esprit de la population.

Ainsi, à entendre certaines personnes, les deux policiers qui sont intervenus samedi, ont fait preuve de “profilage racial”, en intervenant auprès de jeunes qui ne faisait que “jouer dans un parc”. Dit de la sorte, on se demande en effet pourquoi la police a décidé d’intervenir et d’importuner de “braves jeunes”, qui ne faisaient que jouer paisiblement aux dés.

Dany Villanueva : un jeune pas si paisible que ça

Or, la réalité des choses est un peu différente.

Dany Villanueva, le frère de la victime, a un important dossier criminel. Déjà condamné pour vol qualifié en 2006, il a récidivé et a été formellement accusé de vol, avec usage d’arme à feu au mois de juin. Parmi les conditions de sa remise en liberté, Dany Villanueva ne devait pas rentrer en contact avec des criminels ou des membres de gangs de rue, sans oublier qu’il ne devait pas se trouver à certains endroits, comme le parc dans lequel il se trouvait.

Il n’est pas nécessaire d’être un fin limier, pour savoir ce qui a pu motiver la tentative d’interpellation de l’individu. S’il y a un fait sur lequel les témoignages semblent concorder, c’est que les policiers avait bien désigné Dany Villanueva afin qu’il vienne à leur rencontre. Il ne semble donc pas qu’ils s’en soient pris aux autres individus présents. Se trouvant face à une personne, manifestement en infraction avec une ordonnance de la cour pour bris de condition, l’intervention des policiers était donc justifiée.

Je ne défends pas ici nécessairement la police. La mort de Freddy Villanueva est tout à fait regrettable. L’enquête nous dira si l’usage de l’arme de service était motivée, ou s’il y a eu faute de la part des policiers. Je ne porte pas d’appréciation sur les faits, car je n’étais pas présent, mais je voulais apporter un éclairage un peu différent concernant ce jeune, soit-disant injustement agressé par la police, alors qu’il s’agit d’un criminel notoire.

Un criminel remis en liberté

Par contre, la question que je me pose : c’est pourquoi que dans nos molles démocraties, des individus reconnus coupables de vol avec usage d’arme à feu, traînent encore dans nos rues ? Dany Villanueva a été condamné, accusé en tant que récidiviste, ayant donc déjà fait preuve de violence, devait se trouver en prison et nulle part ailleurs. Car si la justice avait été vraiment efficace, Dany Villanueva n’aurait pas été libéré et son frère serait toujours en vie… peut-être en train de jouer aux dés avec ses chums.

La police elle, a ensuite le mauvais rôle de tenter de faire respecter des ordonnances de libération conditionnelle, imposées par des juges laxistes. Le véritable responsable de l’éventuelle bavure policière, ne serait-il pas le juge qui a permis la libération de Dany Villanueva ?

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Impression de fin du monde à Toronto

Filed Under (Actualité, Canada) by Jean-Philippe on 10-08-2008

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Une vision d’apocalypse, secoue le secteur nord-est de la ville de Toronto, depuis la nuit dernière. Ce sont pas moins de 12,000 résidents de ce quartier, qui ont été contraints d’évacuer leur résidence, suite à de multiples explosions survenues dans un dépôt de propane de la ville-reine. Un périmètre de sécurité a été établi sur une distance de 1.6 kilomètres.

Les autorités dénombrent, pour le moment, un décès chez les pompiers et des blessés mineurs. En voyant les images et les vidéos de l’événement, je reste étonné de constater qu’il puisse y avoir aussi peu de victimes, comparé à la violence des explosions. Tant mieux dirons-nous, mais il est clair que les dégâts seront très importants, les déflagrations ayant endommagé de nombreux bâtiments aux alentours.

Voici une première vidéo, tournée relativement près des lieux, au moment même d’une explosion majeure. Je vous préviens, les images sont très saisissantes !

Source : YouTube

Afin de vous rendre compte de l’ampleur de l’événement, voici une vidéo tournée à plusieurs kilomètres du dépôt, depuis le balcon d’un immeuble. Cette vidéo à une durée de six minutes approximativement, mais je vous invite à vous rendre à 1′50”… Vous pourrez alors constater que le titre de ce billet n’est absolument pas exagéré.

Via : Dominic Arpin

Pour en savoir plus sur l’événement :

Crédit pour la photographie : scott3eh via Flikr

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Alexandre Soljenitsyne : disparition d’un héros

Filed Under (Actualité, Histoire, Hommage) by Jean-Philippe on 04-08-2008

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L’écrivain russe et prix Nobel de littérature, Alexandre Soljenitsyne, est décédé dans la nuit de samedi à dimanche, à Moscou. La maladie, mais également l’âge (il avait 89 ans), ont eu raison de cette icône de la résistance et de la dissidence.

Car c’est un véritable symbole qui vient de disparaître. Un symbole de courage et de détermination, un symbole très fort au sein de ma famille de pensée, nous, les “anti-communistes primaires”. Nous, qui étions parfois ridiculisés avant la chute du mur de Berlin, car notre lutte contre le “communisme et le socialisme triomphant”, allait “à l’encontre de la roue de l’Histoire”. Je n’invente rien, même si certains ont la mémoire parfois dramatiquement “sélective” !

Alexandre Soljenitsyne, lui, en plein règne de Staline, n’hésite pas à dénoncer la souffrance qu’impose le régime aux Russes. Cela lui vaudra une condamnation pour traîtrise et sera envoyé dans un “Goulag” durant huit ans, avant d’être contraint à l’exil au Kazakhstan. Malgré une courte “réhabilitation”, l’auteur est interdit de publication dans son pays et doit contourner la censure pour faire paraître ses livres en Occident. Malgré tout, il refuse de quitter l’Union soviétique, ce considérant comme beaucoup plus utile dans des murs, qu’à l’extérieur.

En 1970, il reçoit le prix Nobel de littérature qu’il ne pourra recevoir que quatre ans plus tard. À l’époque, les “progressistes” de tous poils, comparent ses écrits à de l’affabulation, en bons négationnistes qu’ils étaient.

C’est en 1973 que paraît en langue russe, à Paris, l’une de ses œuvres majeures, “L’archipel du Goulag”, dans laquelle il décrit de l’intérieur, les camps de concentration du régime communiste. Ce manuscrit, écrit entre 1958 et 1967, alors qu’il était surveillé par le KGB, qu’une partie de ses archives avait été confisquée, est tout un symbole à lui seul.

L’histoire du manuscrit de “L’archipel du Goulag” est digne d’un roman d’espionnage. Durant sa rédaction, il écrivait sur de petits morceaux de papier qu’il dissimulait chez des amis, tandis qu’il était parvenu à envoyer une copie en Occident. Malheureusement, une des personnes qui cachait le manuscrit est passé aux aveux, torturée par le KGB et fût contrainte de se pendre, ce qui décida Soljenitsyne à publier son livre.

En 1974, le pouvoir communiste expulse l’écrivain et lui retire sa citoyenneté soviétique. Après la Suisse et les États-Unis, Alexandre Soljenitsyne poursuit sa lutte contre le communisme, mais n’est également pas toujours tendre avec les travers de l’Occident. Il dénonce ainsi la perte des valeurs et la société très matérialiste qui est en train de se construire au mépris des repères fondamentaux.

(…) la médiocrité triomphe sous le masque des limitations démocratiques.(…) Il est aisé en tout lieu de saper le pouvoir administratif, et il a en fait été considérablement amoindri dans tous les pays occidentaux. La défense des droits individuels a pris de telles proportions que la société en tant que telle est désormais sans défense contre les initiatives de quelques-uns. Il est temps, à l’Ouest, de défendre non pas tant les droits de l’homme que ses devoirs.

Ce n’est qu’en 1993 que Soljenitsyne peut retourner dans son pays natal et reprendre sa citoyenneté russe. À partir de 1998, il se fît un peu plus rare sur la scène médiatique, alors que la maladie commençait déjà à le rattraper.

Alexandre Soljenitsyne devra rester un exemple pour nous tous. Un exemple de détermination et d’abnégation.

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