Sacré Antoine !

Filed Under (Culturel, France, Hommage) by Jean-Philippe on 23-09-2006

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« Une nuit, dans une boîte, on me pousse vers la table de Sartre. Je trouve un monsieur très gentil qui me dit une phrase insignifiante, et… je lui réponds en lui envoyant une paire de gifles »

Le flâneur de la rive gauche, Antoine Blondin en entrevue avec Pierre Assouline


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Viennoiseries

Filed Under (Culturel, Histoire) by Jean-Philippe on 12-09-2006

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1683 Sur la colline du Kahlenberg près de Vienne, les 140,000 soldats turcs du grand vizir, Kara Mustafa Pacha, sont vaincus par l’armée austro-allemande (100,000 hommes) commandée par le duc Charles V de Lorraine, et l’armée polonaise (30,000 hommes) du roi de Pologne Jean III Sobieski. Le sultan donne l’ordre de décapiter le vaincu. C’est la fin de l’expansion ottomane en Europe. En reconnaissance pour cette victoire, Innocent XI institue la fête du Saint Nom de Marie (elle ne figure plus aujourd’hui au calendrier romain).

Les boulangers viennois créent la brioche en forme de croissant pour commémorer l’évènement.


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Michel Audiard (1920-1985)

Filed Under (Culturel, France, Hommage) by Jean-Philippe on 28-07-2006

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Michel Audiard est né en 1920, à Paris. De père inconnu, l’enfant est élevé par les oncles et tantes de sa mère dans un appartement du XIVe arrondissement, quartier dont il hérite d’une certaine gouaille. Il développe rapidement de sérieuses prédispositions à la rédaction, décrochant son certificat d’études avec la mention “bien”, mais se décrit lui-même comme un élève turbulent n’écoutant jamais rien. Il se lance dans une carrière de journaliste, métier qu’il reprendra à la Libération.

Finalement, Michel Audiard découvre le milieu du cinéma presque par hasard : c’est en rentrant dans un journal spécialisé qu’il s’initie au septième art, aux dialogues de Prévert, au film Drôle de drame qui restera sa référence, au festival de Cannes.


Dans les années cinquante, Audiard se lance dans les dialogues de films. Il mène une coopération active avec le réalisateur Gilles Grangier (Le Rouge est mis, 125, rue Montmartre, Le Cave se rebiffe…) avant de littéralement exploser dans les années 60 avec le cinéma de Georges Lautner (Les Tontons flingueurs, Les Barbouzes, Ne nous fâchons pas…). Dès lors, il demande à ce que son nom soit écrit de la même taille que les stars du film sur les affiches. Il gagne beaucoup d’argent (au faîte de sa gloire, environ quatre cent mille francs pour un long métrage). Il en dépense beaucoup aussi, notamment dans les voitures et ses indispensables casquettes.

Au début des années cinquante, naît un courant, un mouvement de révolte contre les films à papa. Leur bastion, Les Cahiers du Cinéma, où Godard, Chabrol et Truffaut tirent à boulets rouges sur le cinéma populaire, dont la valeur cinématographique est, selon leur propos, inversement proportionnelle au nombre de spectateurs. C’est mathématique.

L’éternelle querelle entre le cinéma d’art et d’essai et le cinéma populaire est engagée. Les jeunes réalisateurs, en développant un cinéma plus personnel, voir élitiste, n’expriment que la révolte d’une jeunesse en mal d’idéaux et qui connaîtra son heure de gloire sur les pavés parisiens, un mois de mai 1968.

Audiard, issu de l’ancienne école, est l’une des têtes de turc de la Nouvelle Vague, qui voit en lui les restes d’un cinéma rance et réactionnaire. Relayé par des critiques comme Henry Chapier dans Combat, chaque film d’Audiard essuie un tir de barrage systèmatique. Jean-Louis Bory le traitant de “Marivaux de bistrot”, ce dont Audiard s’amusait : “D’abord, c’est moi qui ait commencé en le traitant de Goncourt F.F.I.. Ensuite j’adore Marivaux. Quand à l’association au bistrot, alors là, ça frise la flaterie”. Il monta néanmoins en première ligne avec l’aide de Jacques Lanzmann, dans les colonnes de Lui ainsi que dans son ouvrage Mon petit livre rouge paru en 1969.

Puis, le monde changea, les jeunes révoltés s’embourgeoisèrent. Les banderoles furent mises au placard et les critiques rebelles sur le petit écran. Bref, la terre tourna, la roue aussi. Elle tourna tellement que, lorsque les revues spécialisées se penchèrent sur le problème du scénario, tout le monde redécouvrit qu’Audiard disait des choses plus libres, plus lucides et plus interessantes qu’il n’y paraissait. Et le pestiféré de se retrouver interviewé par Les Cahiers du Cinéma et Cinématographe. Une reconnaissance tardive.

Audiard faisait partie des gens qui, pour parler littérature, n’ont pas besoin de s’allonger sur un divan. Un zinc de bistrot lui suffisait. De plus Audiard ne considéra jamais le cinéma comme un art essentiel, et c’est peut-être là qu’il se différenciait du sérieux de la Nouvelle Vague, mais comme un divertissement, voir un gagne-pain. Seul la littérature avait de prix à ses yeux. Et quand il dévoilait, durant deux cents pages, ses qualités d’écrivain, ces deux cents pages suffisaient à recevoir un prix.

Pour écrire, Michel Audiard se réfugie à l’hôtel de la Trémoille, près des Champs-Elysées. Il rédige à la main, enregistre sur un magnétophone et réécoute, jusqu’à trouver le ton parfait. Il lui arrive aussi de travailler dans les bars. En 1968, Audiard se lance dans la réalisation avec Il faut pas prendre les enfants du bon dieu pour des canards sauvages. Fort de ce succès, il réalise huit autres films jusqu’en 1974, puis revient à ses premières amours : le dialogue.


La vieillesse obsédait Audiard, le terrifiait même. Il avouait y penser sans arrêt, craignant qu’elle ne le surprenne un matin au reveil. Mais à la question “La mort vous fait-elle peur ?”, il y a longtemps qu’il répondait “plus maintenant”. Car lui, il était déjà mort une fois, avec son fils François en 1978. C’est avec ce drame qu’il perdit sa foi en Dieu. Un Dieu avec qui il avait prit l’habitude de négocier, de parlementer. André Pousse s’en souvient : “On avait fait un pacte avec Dieu, tous les trois, Dieu Michel et moi,qu’on ne pourrait pas. Et puis y’a eu une couille dans l’ordinateur puisque lui, il est parti”.

Il ne se remettra jamais de la disparition de son fils et perdra définitivement sa foi en Dieu. Dès lors, sa plume se fait plus incisive, plus acerbe, plus cynique, comme en témoigne les films Série Noire ou On ne meurt que deux fois.

Michel Audiard est mort dans la nuit du 27 au 28 juillet 1985, dans sa propriété de Dourdan à l’âge de 65 ans. Pour la première fois de sa carrière, il n’aura pas eu le dernier mot.

Quelques citations d’Audiard…

- Un secret consiste à ne le répéter qu’à une seule personne à la fois.

- Les cons ça ose tout. C’est même à ça qu’on les reconnaît.

- Il vaut mieux s’en aller la tête basse que les pieds devant.

- Quand les types de 130 kilos disent certaines choses, les types de 60 kilos les écoutent.

- Les Français m’agacent prodigieusement, mais comme je ne connais aucune langue étrangère, je suis bien obligé de parler avec eux.

- Un intellectuel assis va moins loin qu’un con qui marche.

- On ne peut pas essayer d’être amoureuse de Papa. Maman a déjà essayé.

- Pendant douze ans on a fait chambre commune mais rêve à part.

- La police, c’est comme la Sainte Vierge, si on la voit pas de temps en temps, le doute s’installe.

- Quand on mettra les cons sur orbite, t’as pas fini de tourner.

- Dans la guerre, il y a une chose attractive : c’est le défilé de la victoire. L’emmerdant c’est avant.

- Faut pas parler aux cons, ça les instruit.

- Deux milliards d’impôts ! J’appelle plus ça du budget, j’appelle ça de l’attaque à main armée !

- Une fille qui fait 95 de tour de poitrine et 32 de tour de tête ne peut pas vraiment être mauvaise. Elle peut seulement être légèrement sotte.

- Quand on parle pognon, à partir d’un certain chiffre, tout le monde écoute.

Sources :
- en particulier l’excellent site michelaudiard.com

- découvrez, ou redécouvrez, quelques-unes des célèbres citations de Michel Audiard : evene.fr

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Dégénération

Filed Under (Culturel, Québec, Vidéo) by Jean-Philippe on 16-06-2006

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Ton arrière grand-père, il a défriché la terre
Ton arrière grand-père, il a labouré la terre
Et pis ton grand-père a rentabilisé la terre
Pis ton père, il l’a vendu pour devenir fonctionnaire

Et pis toi, mon p’tit gars, tu l’sais pus c’que tu vas faire
Dans ton p’tit trois et demi bien trop cher, frette en hiver
Il te vient des envies de devenir propriétaire
Et tu rêves la nuit d’avoir ton petit lopin de terre

Ton arrière arrière grand-mère, elle a eu quatorze enfants
Ton arrière grand-mère en a eu quasiment autant
Et pis ta grand-mère en a eu trois c’tait suffisant

Et pis toi, ma p’tite fille, tu change de partenaire tout le temps
Quand tu fais des conneries, tu t’en sauves en avortant
Mais y’a des matins, tu te réveilles en pleurant
Quand tu rêves la nuit d’une grande table entourée d’enfants

Ton arrière arrière grand-père a vécu la grosse misère
Ton arrière Grand-père, il ramassait les cennes noires
Et pis ton père en a hérité, il l’a tout mis dans ses RÉERs

Et pis toi, p’tite jeunesse, tu dois ton cul au ministère
Pas moyen d’avoir un prêt dans une institution bancaire
Pour calmer tes envies de hold-uper la caissière
Tu lis des livres qui parlent de la simplicité volontaire

Tes arrières arrières grands-parents, ils savaient comment fêter
Tes arrières grands-parents ça swinguait fort dans les veillées
Pis tes grands parents ont connu l’époque yé-yé
Tes parents, c’tait les discos ; c’est là qu’ils se sont rencontrés

Et pis toi, mon ami, qu’est-ce que tu fais de ta soirée ?
Éteins donc ta tivi ; faut pas rester encabané
Heureusement que dans vie certaines choses refusent de changer
Enfile tes plus beaux habits car nous allons ce soir danser…

Mes Aïeux - Dégénérations

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Les malheurs (?) de Sophie

Filed Under (Actualité, Culturel, Humour) by Jean-Philippe on 24-05-2005

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Festival de Cannes, montée des célèbres marches… Sophie Marceau dévoile de sa personne sous l’œil de centaines de journalistes.


Accident ? Provocation ?… En tout cas on en parle encore beaucoup du sein de Sophie ! La preuve !

En tout cas, nous sommes très loin de ses discrets premiers pas médiatiques…

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