Barack Obama : menteur compulsif ?

Filed Under (Géopolitique, Politique) by Jean-Philippe on 19-07-2008

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Obama et son entourage, ne ménagent pas d’efforts lorsqu’il s’agit de protéger cette image “lisse” et “parfaite” du candidat à la maison blanche. On le porte déjà comme une icône, comme un sauveur… Tout est pensé et fait pour que le candidat démocrate soit à l’image de ce qu’attend l’opinion.

Malgré tout, plus la campagne avance, plus cette image pré-fabriquée a tendance à se fissurer. Même le très démocrate New-York Times parle des “deux Obama”: “Docteur Barack”, plein d’idéaux et “Fast Eddie Obama, ce politicien inflexible de Chicago qui ne tient pas ses promesses et qui ferait n’importe quoi pour récolter des voix”.

Au sujet de l’Irak, voici une vidéo qui, bien que proposée par l’équipe de John McCain, reste très révélatrice des mensonges et des changements d’opinions d’oncle O’. Un peu comme j’ai pu le lire sur un blogue : “Obama est vraiment le candidat du changement : il change d’opinion toutes les semaines !”

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Comme c’est étrange…

Filed Under (Actualité, Canada, Désinformation, Géopolitique, Médias) by Jean-Philippe on 08-07-2008

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Quelques 550 tonnes d’uranium concentré, sont arrivés hier au port de Montréal. Cet uranium sera destiné à alimenter les centrales nucléaires ontariennes après traitement par la société Cameco, qui a pris possession de ce stock pour plusieurs millions de dollars.

C’est une transaction on ne peut plus courante, lorsqu’un pays dispose d’un programme nucléaire civil. L’uranium ne poussant pas sur les arbres.

Là où cela devient très étrange, c’est que cet uranium provient d’Irak. Plus exactement du stock du programme nucléaire irakien de Saddam Hussein.

Vous ne trouvez pas ça étrange vous ?… Allons ! Réfléchissez !

Parce qu’en tant que personne bien informée, j’ai bien lu ma propagande… heu… mes journaux d’information, tels que La Presse, Libération, Le Monde, nommez-les ! Et qu’ils m’ont toujours bien dit que les États-Unis (ces sales vilains pas beaux), avaient inventé de toutes pièces, la fameuse argumentation des “armes de destruction massives”. Il y a même eu des livres là-dessus : “les armes de destruction massives n’ont jamais existé, c’est une invention du Pentagone afin de fournir un prétexte à Washington d’envahir l’Irak”.

D’accord, mais alors, comment se fait-il que 550 tonnes d’uranium arrivent à Montréal depuis l’Irak ? Parce qu’entre-nous, avec 550 tonnes d’uranium et une technologie suffisamment avancée, tu peux en faire des ogives nucléaires !

Certes, l’Irak en avait encore pour quelques années avant de maîtriser la technologie. Mais ça ne vous aurez pas dérangé vous, d’attendre qu’ils soient bien prêts eux-autres ? Déjà que le brave Saddam, ce pauvre martyr, avait fait gazer environ 400,000 Kurdes lorsqu’il était au pouvoir (c’est un peu plus que la population d’une ville comme Laval au grand complet), preuve, s’il en est, que le pauvre petit Saddam aimait déjà s’amuser avec son petit nécessaire de chimiste… qu’aurait-il fait avec des engins nucléaires, aussi peu avancés technologiquement soient-ils ? Vous pensez quoi ? Que le jour où il aurait atteint son but, c’est-à-dire de concevoir un arme nucléaire, il se serait dit : “ok ! C’est beau ! On arrête ça là et on va jouer aux dés !”. Vous auriez fait le pari ?

Car outre le fait d’avoir tué 400,000 Kurdes, Saddam a aussi plongé son pays dans dix années de guerre contre son voisin, envahit le Koweït en 1991, envoyé des missiles sur Israël… franchement, je ne vois pas ce que les États-Unis avaient à lui reprocher à ce petit gars là !

En attendant, le Canada réceptionne les reliques des armes de destruction massives irakiennes qui n’ont jamais existées.

Pour en savoir plus :

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Obama et l’Irak

Filed Under (Actualité, Géopolitique, Politique) by Jean-Philippe on 17-06-2008

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Les bénis oui-oui du candidat démocrate étasunien nous le disent à tue-tête : oncle O’ va mettre fin à l’opération militaire en Irak et faire revenir les “boys” au bercail. Ad-nauseam, les admirateurs de Barak Obama nous promettent que la politique étasunienne en Irak sera bien différente de celle de George W. Bush. Et pourtant… savent-ils vraiment ce que compte faire Obama s’il remportait l’élection en novembre prochain ?

Vous voulez le savoir ? Suffit de l’écouter :

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Obama réinvente l’histoire

Filed Under (Actualité, Géopolitique, Histoire, Insolite) by Jean-Philippe on 30-05-2008

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Mardi dernier, le candidat à l’investiture démocrate, se fend d’un discours patriotique à faire pleurer dans les chaumières. Ainsi, il évoque le passé glorieux de son oncle, combattant durant la seconde guerre mondiale en Europe.

De son discours, une phrase est particulièrement intéressante :

I had a uncle who was one of the, who was part of the first American troops to go into Auschwitz and liberate the concentration camps.

Ainsi, l’oncle de Obama, aurait participé à la libération du camp d’Auschwitz à la fin de la guerre. Le problème, c’est que le camp d’Auschwitz a été libéré par les troupes de l’Armée Rouge ! Méchant détail ! Alors soit son oncle était un Soviétique, soit Obama a de bonnes lacunes sur l’Histoire en général et sur celle de sa propre famille en particulier.

Du coup, alors qu’il voulait se faire mousser devant les médias, il se plante en beauté.

Amusant.

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Israël, l’autre réalité

Filed Under (Actualité, Géopolitique, Histoire) by Jean-Philippe on 15-05-2008

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Parce que les médias ne relatent, par définition, que l’actualité de moment, on est souvent tenté de simplifier nos prises de position par-rapport à des images vieilles de 24 heures, tout au plus. Mais, comme toujours, l’actualité tire ses sources de l’histoire… et cette histoire est souvent omise. Israël n’est pas sans défaut… mais quel pays peut prétendre l’être ? Cependant, j’ai toujours refusé de croire qu’il y avait des bons et des méchant dans le conflit qui oppose Israël à ses voisins.

Les états arabes de la région, déploient beaucoup d’énergie à dénoncer le sort des Palestiniens en Israël, ce qui permet de détourner l’attention sur eux, la plupart des dictatures, dans lesquelles les peuples souffrent. Voici un texte paru cette semaine dans Le Devoir, qui fait un rappel de la réalité historique de la création d’Israël :

L’autre Nakba

Pierre Lévy, Professeur à l’Université d’Ottawa
Jean-Charles Chebat, Professeur à HEC-Montréal

Source : le Devoir du 13 mai 2008

Il est d’usage pour les rhéteurs de la cause palestinienne de parler de la Nakba, c’est-à-dire la «catastrophe» en arabe, soit, selon eux, la création d’Israël et l’exil des Palestiniens. Cet exil aurait été causé par les violences faites aux Palestiniens dans la guerre qui opposa cinq armées arabes à un embryon d’armée israélienne et qui finit par l’établissement de lignes de cessez-le-feu de Rhodes en 1949.

Premier point que nous voulons faire: cet exil fut largement causé par les dirigeants arabes eux-mêmes. Sûrs de leur victoire, les rois et dictateurs arabes, dont les armées étaient largement équipées, financées et entraînées par les Britanniques, pensaient ne faire qu’une bouchée de ces quelques milliers de Juifs, mal armés et mal entraînés. Quelque 600 000 Arabes ont quitté le territoire confié par la Société des Nations (SDN, ancêtre de l’ONU) aux Britanniques, la province ottomane de Palestine, par peur d’être perçus comme des traîtres par les frères de la Ligue arabe.

Le mensonge

Début 1949, Émile Ghoury, homme d’État libanais et dernier président chrétien de la Ligue arabe, écrivait dans son discours de démission qu’il refusait de continuer à vivre avec le mensonge selon lequel les Israéliens avaient chassé leurs concitoyens arabes. Ghoury disait que le temps était venu que les États frontaliers d’Israël assument la responsabilité d’avoir demandé que les Israéliens et les Arabes palestiniens quittent leurs domiciles pour des raisons militaires tactiques, afin de permettre aux armées arabes de faire pleuvoir la dévastation sur les seuls Juifs. La promesse était que les Arabes reviendraient «d’ici deux semaines après avoir mis les Juifs à la mer».

Cinquante ans plus tard, le 19 mars 2001, Fouad Abu Higla, éditorialiste régulier du quotidien de l’Autorité Palestinienne, Al Hayat Al Jadida, écrivait un article pour le Sommet arabe, critiquant les États arabes pour une série d’échecs. L’une d’entre elles était que les dirigeants arabes avaient forcé les Arabes du mandat britannique à quitter leurs terres en 1948.

La leçon ne semble pas avoir été apprise. Nasrallah, le leader du Hezbollah a fait, en août 2006, très exactement le même appel au départ: il exigeait que les Arabes vivant dans la région de Haïfa quittent d’urgence leurs domiciles plutôt que de subir les bombardements du Hezbollah.

Un élément mis de côté

Mais, en 1948, le scénario ne se déroula pas comme les dirigeants arabes l’avaient prévu. Tout d’abord, plusieurs milliers d’Arabes, chrétiens et musulmans, druzes et autres, refusèrent d’écouter ces voix étrangères: ils restèrent sur place. Eux et leurs descendants sont aujourd’hui un million deux cent mille citoyens de l’État d’Israël, soit près de 20 % de sa population. C’est le premier aspect de la «Nakba» que les rhéteurs supposés pro-palestiniens mettent systématiquement de côté dans leurs prétendues démonstrations.

Ensuite et surtout, contre toute attente, les Israéliens ont battu les cinq armées arabes. Un expert militaire français de l’époque, prédisait, sans que d’ailleurs cela émeuve concrètement aucun État de cette Europe où l’on venait de découvrir les camps d’extermination nazis, «les Juifs sont foutus».

Présence et culture

Il est un deuxième aspect tout aussi important: l’autre «Nakba», celle subie par les Juifs vivant dans les pays arabes. 900 000 Juifs vivaient après la Seconde Guerre mondiale dans les pays aujourd’hui membres de la Ligue arabe. De ces 900 000 Juifs il ne reste pratiquement rien, sinon quelques milliers, surtout au Maroc. Rien de leur présence physique, rien de leur culture: des synagogues dévastées, des cimetières en ruine. Leur longue et fertile histoire est entièrement passée sous silence par les manuels d’histoire officiels des pays arabes.

Les Juifs se sont établis dans ces pays des siècles avant l’invasion arabo-musulmane du VIIe et VIIIe siècle. Sur un plan ethnique, le Maghreb a été — faut-il le rappeler? — berbère (amazigh), punique, romain et même germain (vandale) avant d’être arabe. Sur un plan religieux, il a été animiste, polythéiste, juif et chrétien longtemps avant d’être musulman.

Le petit royaume judéo-berbère établi autour de Bougie (dans l’actuelle Algérie) résista 70 ans à l’invasion arabo-musulmane, en particulier sous la conduite d’une femme, la Kahena. Les Juifs avaient établi une communauté en Tunisie depuis sans doute des millénaires sur l’île de Djerba. Que dire de ceux d’Égypte, présents au moins depuis l’époque grecque? Et des Juifs de l’actuelle Irak, qui y furent transplantés après la destruction du premier Temple de Jérusalem, soit six siècles avant l’ère chrétienne et qui y vécurent jusqu’aux persécutions du Baas!

Pogroms

Les pogroms, en particulier ceux de 1945 à Constantine (Algérie) ou celui de Bagdad commis à l’instigation du Mufti de Jérusalem, Al-Husseini avec les encouragements de ses alliés nazis, ont fait prendre les menaces antisémites très sérieusement par les communautés juives. Ces pogroms se situent dans une tradition des pogroms antisémites (mais aussi antichrétiens) à travers l’Empire ottoman.

Les juifs qui ont quitté le monde arabe dans les années 1950-60 ont été pour la plupart obligés d’abandonner leurs biens avec l’active complicité des institutions judiciaires locales. Ils ont trouvé refuge principalement en Israël, mais aussi en France et au Canada. Ils ont pu retrouver là des occasions de développement et une vie normale, malgré une profonde déchirure personnelle et collective.

Aucun d’eux n’est aujourd’hui à la charge des programmes sociaux des Nations unies. Ils n’ont pas alimenté de partis totalitaires et ne commettent pas d’attentats suicide. C’est sans doute parce qu’ils ne se sont pas livrés à la politique du pire que l’expulsion et le dépouillement sans scrupules dont ils ont été victimes sont systématiquement oubliés.

Il y a aujourd’hui un million deux cent mille arabes (musulmans et chrétiens) sur la terre d’Israël, soit deux fois plus que le nombre de ceux qui en sont partis. En revanche, s’il faut le redire, il n’y a plus de Juifs dans les pays de la Ligue arabe. Il est grand temps que l’on rende justice à ces Juifs déracinés de leurs terres ancestrales. Qui le fera?

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