Les basses besognes de la Syrie et du Hezbollah

Filed Under (Géopolitique) by Jean-Philippe on 24-11-2006

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Pour ceux qui n’auraient pas suivit les épisodes précédents, je parle ici du Liban. Un pays magnifique, véritable perle de l’Orient sur les rivages de la Méditerranée, pays multiculturel, multi-religieux, qui est passé par quinze années de conflit né de frictions entre ces différentes communautés.

Ajoutons à cela un pays voisin totalitariste, la Syrie, qui rêve depuis toujours d’annexer le Liban, mais qui se heurte à chaque tentative à l’opposition de la population libanaise.

Sachant que les manœuvres d’invasion syriennes ne fonctionnent pas, la Syrie mise sur la déstabilisation du pays par l’intérieur pour arriver à ses fins. Ainsi, depuis 1982, le Hezbollah est devenu le principal allié de Damas et reçoit des quantités énormes d’armes et d’argent.

De là, le Hezbollah a pris le contrôle de la quasi-totalité du sud-Liban, chassant tout ce qui n’était pas Chiite. Ainsi, des milliers de Libanais ont été contraint de s’en aller vers le nord du pays, certains sont partis à l’étranger, laissant les fascistes du Hezbollah faire ce qu’il voulait dans une région où même l’armée libanaise ne pouvait pas aller !

Mais cela ne suffisait pas. Après la fin de la guerre, Rafiq Hariri devient le nouveau premier ministre du Liban et entreprend un énorme travail de reconstruction du pays. Tout cela semble porter fruit. La paix s’installe malgré l’occupation syrienne, et même les touristes commencent à revenir au Liban.

Et c’est bien ça le problème : ça fonctionne trop bien pour le Hezbollah et la Syrie. Surtout que Rafiq Hariri est ouvertement anti-syrien. Le 14 février 2005, Hariri est sauvagement assassiné par les services secrets syriens, avec l’appui du Hezbollah.

Manque de chance pour eux, Rafiq Hariri était un espoir pour des millions de Libanais et son assassina fût un déclencheur de la “Révolution du cèdre”. Des millions de Libanais défilèrent dans les rues de Beyrouth afin de demander le départ des syriens. Le 26 avril 2005, les soldats de Damas quittèrent le Liban sous la pression populaire, mais aussi des urnes ! Ainsi, la coalition anti-syrienne obtena plus de 56% des suffrages.

Malheureusement, le départ des syriens n’arrangea pas la situation du pays. Les pro-syriens souhaitant plus que jamais déstabiliser le Liban, des attentats à répétition secouent le quartier chrétien de Beyrouth.

Dans le sud, le Hezbollah se sent puissant et intouchable. L’aide syrienne s’intensifiant, les actions des fascistes chiites sont tout-azimuth et se dirigent également contre Israël. La suite on la connaît.

Mais après le départ de la Syrie, avec l’arrivée de l’armée libanaise dans le sud du Liban, avec le déclenchement d’une enquête officielle sur l’assassina de Rafiq Hariri, le Hezbollah se sent de plus en plus isolé sur la scène politique libanaise. De plus, les chefs du Hezbollah craignent que le résultat de cette enquête, arrive aux mêmes conclusions que celle dirigée par les Nations Unies : l’assassina de Rafiq Hariri a été organisé par la Syrie avec l’appui du Hezbollah.

C’est donc la grosse panique. Le Hezbollah retire ses ministres du gouvernement libanais, souhaitant ainsi faire tomber le premier ministre et provoquer de nouvelles élections, empêchant ainsi le déclenchement de l’enquête sur l’assassinat de l’ancien premier ministre.

Mais rien n’y fait. Le gouvernement reste en place, soutenu par la communauté internationale et, en particulier, la France qui craint une prise de contrôle des pro-syriens.

Rien ne va plus. Les Syriens paniquent et organisent l’assassinat de Pierre Amine Gemayel, le fils de Amine Gemayel (ancien président du Liban). Pierre Amine Gemayel est l’étoile montante des anti-syriens, ministre de l’Industrie… il est aussi le neveu du regretté Bachir Gemayel, élu président du Liban en 1982, mais lâchement assassiné avant même de pouvoir exercer sa fonction.


Les pro-syriens voyaient en Pierre Amine Gemayel une menace sérieuse et visent toujours le même but : rendre le pays tellement instable qu’il sera plus facile aux syriens d’en prendre le contrôle total.

Ces dernières années, c’est la cinquième personnalité anti-syrienne qui est assassinée au Liban ! Marwan Hamadi, Rafic Hariri, Samir Kassir, May Chidiac - qui en a réchappé - Gebrane Tueni et le 21 novembre 2006, Pierre Amine Gemayel !

La majorité anti-syrienne du parlement et du gouvernement libanais s’attendait à ce genre de réaction. Cela faisait quelques semaines que des informations circulaient comme quoi les pro-syriens s’apprêtaient à des actions violentes.

Pierre Amine Gemayel, malgré tout, aimait circuler sans escorte, ils conduisait même parfois lui-même sa voiture non-blindée, quand on sait que dans nos pays stables nos ministres circulent presque toujours en véhicules blindés et avec des gardes du corps !

Je souhaite exprimer ici mes plus sincères condoléances à la famille Gemayel, mais aussi au peuple Libanais qui doit composer une nouvelle fois avec la violence.

Pierre Amine Gemayel, paix à ton âme.

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9 novembre 1989

Filed Under (Actualité, Géopolitique, Politique) by Jean-Philippe on 09-11-2006

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Il y a dix-sept ans, un pan du communisme s’effondrait…


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Il y a 24 ans, un espoir disparaissait

Filed Under (Géopolitique, Histoire, Hommage) by Jean-Philippe on 14-09-2006

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Bashir Gemayel né le 10 novembre 1947 et mort assassiné le 14 septembre 1982. Bashir Gemayel naît dans une importante famille maronite. Il fonde la milice des Forces libanaises en 1978, regroupant presque toutes les milices chrétiennes de Beyrouth-Est et du mont Liban au moment des massacres des populations chrétiennes dans des villages du sud-liban (Damour, Jieh…).

Voulant séparer le problème libanais du conflit israélo-palestinien, Bashir Gemayel finit par déranger la politique mise en œuvre par toutes les puissances régionales et internationales, qui pensaient trouver une solution au conflit israélo-palestinien à travers le Liban.

Il sera assassiné sur ordre du régime syrien de Hafez el-Assad trois semaines après son élection à la présidence de la république libanaise, le 14 septembre 1982.


« Nous ne devons compter que sur nous-mêmes… nous n’avons de complexes envers personne… nous savons ce que nous voulons, et nous sommes les seuls à le savoir… Nous n’acceptons des leçons de personne. Qu’ils viennent prendre de nous des leçons de courage ».

Bachir Gemayel

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Cinq ans après…

Filed Under (Géopolitique, Hommage) by Jean-Philippe on 11-09-2006

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Tout comme nos parents se souviennent où ils étaient et ce qu’ils faisaient le 21 juillet 1969, nous nous souviendrons également tous de ce jour du 11 septembre 2001 où l’Occident trembla de tout son être, sous chacun des impacts des avions de ligne projetés sur les deux tours du World Trade Center à New-York et sur l’édifice du Pentagone à Washington.

Depuis, la sauvagerie islamique n’a pas baissé les bras, bien au contraire ! Madrid, Londres, Bali, Moscou, l’Égypte… les cibles sont très nombreuses, les victimes de la barbarie également.

Nous le savons, même s’il est parfois difficile de se l’avouer, il s’agit d’une guerre contre l’Occident et rien d’autre. Depuis maintenant des années, des groupes fanatiques se sont rassemblés autour d’Al-Quaïda, véritable organisation du crime international, qui agit telle une mafia tentaculaire en Occident.

Nous parlons ici des pires fanatiques qui puissent exister. D’une organisation largement soutenue par les Talibans, ces mêmes Talibans qui lapident les femmes qui ne respectent pas la Charria, qui enterrent vivant leurs opposants, qui égorgent ceux qui osent donner un enseignement aux femmes… bref, la pire des racailles que le monde aie porté.

Ils ont juré la mort de l’Occident et de nos fragiles démocraties. Et nous, bien naïfs que nous sommes, nous ouvrons en grand les portes à la cinquième colonne islamique au nom de la liberté, cette même liberté que ces sadiques bafouent à chacune de leur respiration.


À nous de ne pas oublier…

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Le lion du Panshir

Filed Under (Géopolitique, Histoire, Hommage) by Jean-Philippe on 09-09-2006

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Il y a cinq ans, jour pour jour, Ahmed Chah Massoud, plus connu sous le nom du commandant Massoud, mourait dans un attentat orchestré par Al-Quaïda.

Le commandant Massoud, c’est l’un des derniers “héros de guerre” moderne. Un homme guidé par un tempérament de feu, qui tena tête durant dix longues années à la première puissance militaire de l’époque : l’Armée Rouge.

Durant dix ans, Massoud échappa aux 250,000 soldats soviétiques déployés en Afghanistan et parvint même à contrôler une partie du pays à la tête de l’Alliance du Nord.

Le commandant Massoud était un stratège hors pair, un homme brillant qui fût assez habile, en tant que chef rebelle, pour négocier une trêve directement avec le chef du KGB Youri Andropov.


Massoud était un musulman très croyant, mais a toujours lutté contre les extrémistes politiques et religieux. Il avait d’ailleurs repris les armes contre les Talibans, lorsque ceux-ci sont arrivés au pouvoir.

À plusieurs reprises, le commandant Massoud tenta d’attirer l’attention de l’Occident sur le cas d’Oussama ben Laden… mais peu prirent conscience du danger qu’il pouvait représenter.

Curieusement d’ailleurs, Massoud fût assassiné à peine deux jours avant les attentats du 11 septembre 2001. Il est très clair que les deux opérations étaient orchestrées et qu’il devait avoir pris connaissance de certaines informations.

L’absence de Massoud pèse beaucoup sur les événements actuels en Afghanistan. Il était fédérateur, même s’il avait aussi des ennemis. Il était le dernier rempart modéré face au fascisme islamique en Afghanistan… sans lui, les forces de la paix occidentales sont bien démunis.

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