Jour du Souvenir

Filed Under (Canada, France, Histoire, Hommage) by Jean-Philippe on 11-11-2008

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Parce que notre liberté a été gagnée par des hommes et des femmes, qui l’ont payé de leur sang. Parce qu’il y a 90 ans, des jeunes qui sortaient à peine de leur enfance, Canadiens, Étasuniens, Britanniques… ont parcouru parfois des milliers de kilomètres, pour venir se battre dans un pays qu’ils ne connaissaient pas. Parce que dans la Somme, dans le Pas-de-Calais, des milliers de croix blanches, témoignent encore de l’effroyable combat qu’ont mené les soldats canadiens pour défendre la France et son peuple.

Parce qu’il y a 64 ans, des Canadiens, des Étasuniens, des Britanniques… sont morts sur ma terre de Normandie, afin de défendre notre liberté une seconde fois. Pour tout cela, je me souviens et je me souviendrais toujours…

Le 3 mai 1915, le lieutenant-colonel John McCrae, médecin du Corps de santé royal de l’armée canadienne, fût le témoin de la terrible bataille d’Ypres. C’est suite à son horrible expérience, qu’il écrivit le poème “In Flanders Fields”. C’est ce poème qui inspirera la symbolique du coquelicot (poppy en anglais).

Les coquelicots fleurissaient dans les pires champs de bataille de la Somme et des Flandres, et leur couleur rouge est un symbole approprié pour le bain de sang de la guerre de tranchées. C’est une Française, Madame E. Guérin, qui proposa au maréchal britannique Douglas Haig, que les femmes et les enfants des régions dévastées de France produisent des coquelicots afin de recueillir des fonds pour venir en aide aux “gueules cassées”. En novembre 1921, les premiers coquelicots furent distribués. La tradition se poursuit depuis.

In Flanders fields the poppies blow
Between the crosses, row on row,
That mark our place; and in the sky
The larks, still bravely singing, fly
Scarce heard amid the guns below.

We are the Dead. Short days ago
We lived, felt dawn, saw sunset glow,
Loved, and were loved, and now we lie
In Flanders fields.

Take up our quarrel with the foe:
To you from failing hands we throw
The torch; be yours to hold it high.
If ye break faith with us who die
We shall not sleep, though poppies grow
In Flanders fields.

- John McCrae

Traduction officielle du gouvernement canadien en langue française :

Au champ d’honneur, les coquelicots
Sont parsemés de lot en lot
Auprès des croix; et dans l’espace
Les alouettes devenues lasses
Mêlent leurs chants au sifflement
Des obusiers.

Nous sommes morts,
Nous qui songions la veille encor
À nos parents, à nos amis,
C’est nous qui reposons ici,
Au champ d’honneur.

À vous jeunes désabusés,
À vous de porter l’oriflamme
Et de garder au fond de l’âme
Le goût de vivre en liberté.
Acceptez le défi, sinon
Les coquelicots se faneront
Au champ d’honneur.

- Traduction : Major Jean Pariseau, historien.

Ce poème est un véritable symbole, surtout dans le Canada anglais, mais pas seulement… Le poème, dans sa version originale anglaise, a même inspiré la devise du club de hockey du Canadien de Montréal : “Nos bras meurtris vous tendent le flambeau, à vous maintenant de le porter bien haut.” (”To you from failing hands we throw/The torch; be yours to hold it high”).

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Alexandre Soljenitsyne : disparition d’un héros

Filed Under (Actualité, Histoire, Hommage) by Jean-Philippe on 04-08-2008

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L’écrivain russe et prix Nobel de littérature, Alexandre Soljenitsyne, est décédé dans la nuit de samedi à dimanche, à Moscou. La maladie, mais également l’âge (il avait 89 ans), ont eu raison de cette icône de la résistance et de la dissidence.

Car c’est un véritable symbole qui vient de disparaître. Un symbole de courage et de détermination, un symbole très fort au sein de ma famille de pensée, nous, les “anti-communistes primaires”. Nous, qui étions parfois ridiculisés avant la chute du mur de Berlin, car notre lutte contre le “communisme et le socialisme triomphant”, allait “à l’encontre de la roue de l’Histoire”. Je n’invente rien, même si certains ont la mémoire parfois dramatiquement “sélective” !

Alexandre Soljenitsyne, lui, en plein règne de Staline, n’hésite pas à dénoncer la souffrance qu’impose le régime aux Russes. Cela lui vaudra une condamnation pour traîtrise et sera envoyé dans un “Goulag” durant huit ans, avant d’être contraint à l’exil au Kazakhstan. Malgré une courte “réhabilitation”, l’auteur est interdit de publication dans son pays et doit contourner la censure pour faire paraître ses livres en Occident. Malgré tout, il refuse de quitter l’Union soviétique, ce considérant comme beaucoup plus utile dans des murs, qu’à l’extérieur.

En 1970, il reçoit le prix Nobel de littérature qu’il ne pourra recevoir que quatre ans plus tard. À l’époque, les “progressistes” de tous poils, comparent ses écrits à de l’affabulation, en bons négationnistes qu’ils étaient.

C’est en 1973 que paraît en langue russe, à Paris, l’une de ses œuvres majeures, “L’archipel du Goulag”, dans laquelle il décrit de l’intérieur, les camps de concentration du régime communiste. Ce manuscrit, écrit entre 1958 et 1967, alors qu’il était surveillé par le KGB, qu’une partie de ses archives avait été confisquée, est tout un symbole à lui seul.

L’histoire du manuscrit de “L’archipel du Goulag” est digne d’un roman d’espionnage. Durant sa rédaction, il écrivait sur de petits morceaux de papier qu’il dissimulait chez des amis, tandis qu’il était parvenu à envoyer une copie en Occident. Malheureusement, une des personnes qui cachait le manuscrit est passé aux aveux, torturée par le KGB et fût contrainte de se pendre, ce qui décida Soljenitsyne à publier son livre.

En 1974, le pouvoir communiste expulse l’écrivain et lui retire sa citoyenneté soviétique. Après la Suisse et les États-Unis, Alexandre Soljenitsyne poursuit sa lutte contre le communisme, mais n’est également pas toujours tendre avec les travers de l’Occident. Il dénonce ainsi la perte des valeurs et la société très matérialiste qui est en train de se construire au mépris des repères fondamentaux.

(…) la médiocrité triomphe sous le masque des limitations démocratiques.(…) Il est aisé en tout lieu de saper le pouvoir administratif, et il a en fait été considérablement amoindri dans tous les pays occidentaux. La défense des droits individuels a pris de telles proportions que la société en tant que telle est désormais sans défense contre les initiatives de quelques-uns. Il est temps, à l’Ouest, de défendre non pas tant les droits de l’homme que ses devoirs.

Ce n’est qu’en 1993 que Soljenitsyne peut retourner dans son pays natal et reprendre sa citoyenneté russe. À partir de 1998, il se fît un peu plus rare sur la scène médiatique, alors que la maladie commençait déjà à le rattraper.

Alexandre Soljenitsyne devra rester un exemple pour nous tous. Un exemple de détermination et d’abnégation.

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Trois graphistes britanniques débarquent à Omaha

Filed Under (France, Histoire, Technologies) by Jean-Philippe on 24-06-2008

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Plages de Normandie, 6 juin 1944. Alors que l’opération du débarquement a commencé dès l’aube, l’état-major allié s’interroge rapidement sur la réussite de l’opération. Sur l’une des plages normandes, du nom de code “Omaha”, c’est l’hécatombe. Les soldats étasuniens sont cloués sur-place, sous le feu des Allemands, dont les forces ont été sous-estimées par les renseignements alliés. Les pertes sont très élevées, les parachutages n’ont pas été effectués aux bons endroits, le bombardement de l’artillerie n’a pas été assez efficace, bref rien ne va.

C’est au prix de près d’un millier de morts et de deux-mille blessés et disparus, que les troupes étasuniennes finirent par s’emparer de la plage. Au total, 34,000 soldats et 2,800 véhicules débarquent à Omaha-Beach.

Omaha-Beach fût la plage qui comptera le plus de pertes, ce qui lui valu le surnom de “Bloody Omaha”.

Afin de commémorer cet épisode épique de la libération de l’Europe par les alliés, trois graphistes britanniques ont réalisé un court-métrage assez prodigieux afin d’illustrer un épisode de l’émission de la BBC “Timewatch”. Avec l’aide d’une seule caméra, de quelques logiciels d’effets spéciaux, d’un écran vert, d’uniformes d’époque et de leur seules trois personnes comme acteurs, ils ont reconstitué une partie du débarquement à Omaha… je vous laisse regarder, c’est vraiment très bon !

Pour en savoir plus :

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Obama réinvente l’histoire

Filed Under (Actualité, Géopolitique, Histoire, Insolite) by Jean-Philippe on 30-05-2008

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Mardi dernier, le candidat à l’investiture démocrate, se fend d’un discours patriotique à faire pleurer dans les chaumières. Ainsi, il évoque le passé glorieux de son oncle, combattant durant la seconde guerre mondiale en Europe.

De son discours, une phrase est particulièrement intéressante :

I had a uncle who was one of the, who was part of the first American troops to go into Auschwitz and liberate the concentration camps.

Ainsi, l’oncle de Obama, aurait participé à la libération du camp d’Auschwitz à la fin de la guerre. Le problème, c’est que le camp d’Auschwitz a été libéré par les troupes de l’Armée Rouge ! Méchant détail ! Alors soit son oncle était un Soviétique, soit Obama a de bonnes lacunes sur l’Histoire en général et sur celle de sa propre famille en particulier.

Du coup, alors qu’il voulait se faire mousser devant les médias, il se plante en beauté.

Amusant.

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Israël, l’autre réalité

Filed Under (Actualité, Géopolitique, Histoire) by Jean-Philippe on 15-05-2008

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Parce que les médias ne relatent, par définition, que l’actualité de moment, on est souvent tenté de simplifier nos prises de position par-rapport à des images vieilles de 24 heures, tout au plus. Mais, comme toujours, l’actualité tire ses sources de l’histoire… et cette histoire est souvent omise. Israël n’est pas sans défaut… mais quel pays peut prétendre l’être ? Cependant, j’ai toujours refusé de croire qu’il y avait des bons et des méchant dans le conflit qui oppose Israël à ses voisins.

Les états arabes de la région, déploient beaucoup d’énergie à dénoncer le sort des Palestiniens en Israël, ce qui permet de détourner l’attention sur eux, la plupart des dictatures, dans lesquelles les peuples souffrent. Voici un texte paru cette semaine dans Le Devoir, qui fait un rappel de la réalité historique de la création d’Israël :

L’autre Nakba

Pierre Lévy, Professeur à l’Université d’Ottawa
Jean-Charles Chebat, Professeur à HEC-Montréal

Source : le Devoir du 13 mai 2008

Il est d’usage pour les rhéteurs de la cause palestinienne de parler de la Nakba, c’est-à-dire la «catastrophe» en arabe, soit, selon eux, la création d’Israël et l’exil des Palestiniens. Cet exil aurait été causé par les violences faites aux Palestiniens dans la guerre qui opposa cinq armées arabes à un embryon d’armée israélienne et qui finit par l’établissement de lignes de cessez-le-feu de Rhodes en 1949.

Premier point que nous voulons faire: cet exil fut largement causé par les dirigeants arabes eux-mêmes. Sûrs de leur victoire, les rois et dictateurs arabes, dont les armées étaient largement équipées, financées et entraînées par les Britanniques, pensaient ne faire qu’une bouchée de ces quelques milliers de Juifs, mal armés et mal entraînés. Quelque 600 000 Arabes ont quitté le territoire confié par la Société des Nations (SDN, ancêtre de l’ONU) aux Britanniques, la province ottomane de Palestine, par peur d’être perçus comme des traîtres par les frères de la Ligue arabe.

Le mensonge

Début 1949, Émile Ghoury, homme d’État libanais et dernier président chrétien de la Ligue arabe, écrivait dans son discours de démission qu’il refusait de continuer à vivre avec le mensonge selon lequel les Israéliens avaient chassé leurs concitoyens arabes. Ghoury disait que le temps était venu que les États frontaliers d’Israël assument la responsabilité d’avoir demandé que les Israéliens et les Arabes palestiniens quittent leurs domiciles pour des raisons militaires tactiques, afin de permettre aux armées arabes de faire pleuvoir la dévastation sur les seuls Juifs. La promesse était que les Arabes reviendraient «d’ici deux semaines après avoir mis les Juifs à la mer».

Cinquante ans plus tard, le 19 mars 2001, Fouad Abu Higla, éditorialiste régulier du quotidien de l’Autorité Palestinienne, Al Hayat Al Jadida, écrivait un article pour le Sommet arabe, critiquant les États arabes pour une série d’échecs. L’une d’entre elles était que les dirigeants arabes avaient forcé les Arabes du mandat britannique à quitter leurs terres en 1948.

La leçon ne semble pas avoir été apprise. Nasrallah, le leader du Hezbollah a fait, en août 2006, très exactement le même appel au départ: il exigeait que les Arabes vivant dans la région de Haïfa quittent d’urgence leurs domiciles plutôt que de subir les bombardements du Hezbollah.

Un élément mis de côté

Mais, en 1948, le scénario ne se déroula pas comme les dirigeants arabes l’avaient prévu. Tout d’abord, plusieurs milliers d’Arabes, chrétiens et musulmans, druzes et autres, refusèrent d’écouter ces voix étrangères: ils restèrent sur place. Eux et leurs descendants sont aujourd’hui un million deux cent mille citoyens de l’État d’Israël, soit près de 20 % de sa population. C’est le premier aspect de la «Nakba» que les rhéteurs supposés pro-palestiniens mettent systématiquement de côté dans leurs prétendues démonstrations.

Ensuite et surtout, contre toute attente, les Israéliens ont battu les cinq armées arabes. Un expert militaire français de l’époque, prédisait, sans que d’ailleurs cela émeuve concrètement aucun État de cette Europe où l’on venait de découvrir les camps d’extermination nazis, «les Juifs sont foutus».

Présence et culture

Il est un deuxième aspect tout aussi important: l’autre «Nakba», celle subie par les Juifs vivant dans les pays arabes. 900 000 Juifs vivaient après la Seconde Guerre mondiale dans les pays aujourd’hui membres de la Ligue arabe. De ces 900 000 Juifs il ne reste pratiquement rien, sinon quelques milliers, surtout au Maroc. Rien de leur présence physique, rien de leur culture: des synagogues dévastées, des cimetières en ruine. Leur longue et fertile histoire est entièrement passée sous silence par les manuels d’histoire officiels des pays arabes.

Les Juifs se sont établis dans ces pays des siècles avant l’invasion arabo-musulmane du VIIe et VIIIe siècle. Sur un plan ethnique, le Maghreb a été — faut-il le rappeler? — berbère (amazigh), punique, romain et même germain (vandale) avant d’être arabe. Sur un plan religieux, il a été animiste, polythéiste, juif et chrétien longtemps avant d’être musulman.

Le petit royaume judéo-berbère établi autour de Bougie (dans l’actuelle Algérie) résista 70 ans à l’invasion arabo-musulmane, en particulier sous la conduite d’une femme, la Kahena. Les Juifs avaient établi une communauté en Tunisie depuis sans doute des millénaires sur l’île de Djerba. Que dire de ceux d’Égypte, présents au moins depuis l’époque grecque? Et des Juifs de l’actuelle Irak, qui y furent transplantés après la destruction du premier Temple de Jérusalem, soit six siècles avant l’ère chrétienne et qui y vécurent jusqu’aux persécutions du Baas!

Pogroms

Les pogroms, en particulier ceux de 1945 à Constantine (Algérie) ou celui de Bagdad commis à l’instigation du Mufti de Jérusalem, Al-Husseini avec les encouragements de ses alliés nazis, ont fait prendre les menaces antisémites très sérieusement par les communautés juives. Ces pogroms se situent dans une tradition des pogroms antisémites (mais aussi antichrétiens) à travers l’Empire ottoman.

Les juifs qui ont quitté le monde arabe dans les années 1950-60 ont été pour la plupart obligés d’abandonner leurs biens avec l’active complicité des institutions judiciaires locales. Ils ont trouvé refuge principalement en Israël, mais aussi en France et au Canada. Ils ont pu retrouver là des occasions de développement et une vie normale, malgré une profonde déchirure personnelle et collective.

Aucun d’eux n’est aujourd’hui à la charge des programmes sociaux des Nations unies. Ils n’ont pas alimenté de partis totalitaires et ne commettent pas d’attentats suicide. C’est sans doute parce qu’ils ne se sont pas livrés à la politique du pire que l’expulsion et le dépouillement sans scrupules dont ils ont été victimes sont systématiquement oubliés.

Il y a aujourd’hui un million deux cent mille arabes (musulmans et chrétiens) sur la terre d’Israël, soit deux fois plus que le nombre de ceux qui en sont partis. En revanche, s’il faut le redire, il n’y a plus de Juifs dans les pays de la Ligue arabe. Il est grand temps que l’on rende justice à ces Juifs déracinés de leurs terres ancestrales. Qui le fera?

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La Charte de la langue française a trente ans

Filed Under (Histoire, Québec) by Jean-Philippe on 26-08-2007

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Plus connue sous l’appellation de “Loi 101″, la Charte de la langue française fût adoptée le 26 août 1977 par le gouvernement de René Lévesque. Le préambule de la Charte dispose que l’Assemblée nationale est « résolue à faire du français la langue de l’état et de la loi aussi bien que la langue normale et habituelle du travail, de l’enseignement, des communications, du commerce et des affaires ».

Le préambule stipule aussi que l’Assemblée nationale entend poursuivre cet objectif « dans un esprit de justice et d’ouverture, dans le respect des institutions de la communauté québécoise d’expression anglaise et celui des minorités ethniques, dont elle reconnaît l’apport précieux au développement du Québec ».

Il faut bien comprendre le contexte dans lequel cette loi fût votée. Il y a trente ans, Montréal n’avait rien à voir avec aujourd’hui. L’anglais y était omniprésent, que cela soit sur les devantures de magasins, l’affichage, mais aussi au sein des entreprises même si une majorité de francophones s’y trouvait ! Ainsi, les mémos et autres notes de services étaient, plus souvent qu’autrement, rédigées en langue anglaise. Je vous parle de Montréal, mais la situation était identique dans l’Outaouais francophone (Gatineau, Hull) et en Estrie.

Bref, Montréal n’était pas une véritable ville francophone comme aujourd’hui. Le poids du français se faisant moindre au Québec, menacé de toute part dans cet océan de 300 millions d’anglophones, il devenait urgent d’agir… et ce fût la Loi 101.

Aujourd’hui, bien que la Loi 101 fût malmenée, elle fait l’unanimité à l’Assemblée nationale. Aussi bien les souverainistes que les fédéralistes soutiennent le principe de cette Charte. Ainsi, il y a encore quelques jours, c’est l’ensemble des trois partis présents à l’Assemblée, qui ont soutenu le recours du gouvernement contre les récentes attaques envers la Loi 101.

Pour terminer, je vous propose cette vidéo diffusée il y a cinq ans par le gouvernement du Québec, afin de célébrer les vingt-cinq ans de la Loi 101. Un très bel hommage à cette Charte.

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Fier Viking !

Filed Under (Histoire) by Jean-Philippe on 08-12-2006

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Le peuple Viking reste souvent méconnu de nos contemporains. La légende prend plus souvent le pas sur la réalité des événements. C’est normal tant les Vikings ont marqués leur époque.

Dans l’imaginaire populaire, le guerrier Viking est un barbare, assoiffé de sang, ne connaissant pas la peur et fier navigateur. Dans ce même imaginaire, le Viking est un grand gaillard portant le fameux casque à cornes, image représentée encore aujourd’hui jusque sur le logo de l’équipe de football de la NFL.


En fait, même si l’on peut difficilement nier les pillages multiples des Vikings, il faut aussi rétablir quelques vérités. Tout d’abord, le peuple Viking n’a jamais formé de nation, mais plutôt des “clans” qui se faisait même parfois la guerre entre-eux. Ainsi, l’on peu distinguer les Vikings Suédois qui sont surtout allés vers la Russie, les Vikings Danois et Norvégiens qui sont allés vers l’Europe occidentale et… l’Amérique.

Au-delà du côté “barbare”, les Vikings étaient de bons commerçants. Ils ont d’ailleurs construit la richesse de la ville de Kiev (en Ukraine actuelle), et ont permis l’unification de la Russie (d’ailleurs le terme “Russe” en finnois signifie “Suédois”).

Après, il est vrai, de multiples “raids” sur l’actuelle Normandie, sur Paris, sur la Flandre… les Vikings ont apporté la stabilité dans les zones occupées. Rollon, le premier “Jarl” de Normandie, permis même le retour de la vie monastique dans le duché.

Les Vikings sont de grand conquérants. Compte tenu de l’époque (avant l’an 1000), de la petitesse du peuple, il est surprenant de constater l’étendue des territoires conquis. Imaginez : la Russie occidentale, une partie de l’Ouest de la France, l’Irlande, l’Islande, le Groenland, l’Italie, la Sicile, Constantinople, l’Angleterre… Terre-Neuve et peut-être le Labrador, sans oublier les Croisades auxquels les Normands ont apporté une part active.

Les Normands furent les premiers et les seuls étrangers à avoir envahis l’Angleterre. D’ailleurs, la langue anglaise telle qu’on la connaît, fût considérablement influencée par le vocabulaire français (à 60%) et scandinave, suite à l’occupation Normande du royaume d’Angleterre.


Il faut aussi souligner leur grande capacité d’adaptation et même d’assimilation. Rapidement, les peuples Vikings se sont installés et se sont vite convertis au sédentarisme, tout en devenant une partie intégrante du peuple qu’il avait envahit.

Pour ce qui est du “fameux” casque Viking, il s’agit d’une légende qui ne repose sur aucune réalité. Le casque Normand, comme l’atteste, entre-autre, la tapisserie de Bayeux, est un casque dépourvu de cornes, mais étant assez caractéristique cependant à cause de la tige métallique qui protégeait le nez.


Je suis assez fier d’être un descendant du peuple de Rollon et de Guillaume le Conquérant. Je regrette tout de même que l’identité Normande ne soit pas aussi affirmée que l’identité celte de nos voisins Bretons. Les Vikings seraient-ils devenus trop sages, trop rapidement ?

L’identité Normande repose aussi sur son unité ! La Normandie est “une”, elle est unique !

Liens :

- Pour l’unité normande : le Mouvement Normand

- La page Wikipédia sur les Vikings

- Un autre descendant de Vikings : l’Antre de Kanwulf

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