Fier Viking !

Filed Under (Histoire) by Jean-Philippe on 08-12-2006

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Le peuple Viking reste souvent méconnu de nos contemporains. La légende prend plus souvent le pas sur la réalité des événements. C’est normal tant les Vikings ont marqués leur époque.

Dans l’imaginaire populaire, le guerrier Viking est un barbare, assoiffé de sang, ne connaissant pas la peur et fier navigateur. Dans ce même imaginaire, le Viking est un grand gaillard portant le fameux casque à cornes, image représentée encore aujourd’hui jusque sur le logo de l’équipe de football de la NFL.


En fait, même si l’on peut difficilement nier les pillages multiples des Vikings, il faut aussi rétablir quelques vérités. Tout d’abord, le peuple Viking n’a jamais formé de nation, mais plutôt des “clans” qui se faisait même parfois la guerre entre-eux. Ainsi, l’on peu distinguer les Vikings Suédois qui sont surtout allés vers la Russie, les Vikings Danois et Norvégiens qui sont allés vers l’Europe occidentale et… l’Amérique.

Au-delà du côté “barbare”, les Vikings étaient de bons commerçants. Ils ont d’ailleurs construit la richesse de la ville de Kiev (en Ukraine actuelle), et ont permis l’unification de la Russie (d’ailleurs le terme “Russe” en finnois signifie “Suédois”).

Après, il est vrai, de multiples “raids” sur l’actuelle Normandie, sur Paris, sur la Flandre… les Vikings ont apporté la stabilité dans les zones occupées. Rollon, le premier “Jarl” de Normandie, permis même le retour de la vie monastique dans le duché.

Les Vikings sont de grand conquérants. Compte tenu de l’époque (avant l’an 1000), de la petitesse du peuple, il est surprenant de constater l’étendue des territoires conquis. Imaginez : la Russie occidentale, une partie de l’Ouest de la France, l’Irlande, l’Islande, le Groenland, l’Italie, la Sicile, Constantinople, l’Angleterre… Terre-Neuve et peut-être le Labrador, sans oublier les Croisades auxquels les Normands ont apporté une part active.

Les Normands furent les premiers et les seuls étrangers à avoir envahis l’Angleterre. D’ailleurs, la langue anglaise telle qu’on la connaît, fût considérablement influencée par le vocabulaire français (à 60%) et scandinave, suite à l’occupation Normande du royaume d’Angleterre.


Il faut aussi souligner leur grande capacité d’adaptation et même d’assimilation. Rapidement, les peuples Vikings se sont installés et se sont vite convertis au sédentarisme, tout en devenant une partie intégrante du peuple qu’il avait envahit.

Pour ce qui est du “fameux” casque Viking, il s’agit d’une légende qui ne repose sur aucune réalité. Le casque Normand, comme l’atteste, entre-autre, la tapisserie de Bayeux, est un casque dépourvu de cornes, mais étant assez caractéristique cependant à cause de la tige métallique qui protégeait le nez.


Je suis assez fier d’être un descendant du peuple de Rollon et de Guillaume le Conquérant. Je regrette tout de même que l’identité Normande ne soit pas aussi affirmée que l’identité celte de nos voisins Bretons. Les Vikings seraient-ils devenus trop sages, trop rapidement ?

L’identité Normande repose aussi sur son unité ! La Normandie est “une”, elle est unique !

Liens :

- Pour l’unité normande : le Mouvement Normand

- La page Wikipédia sur les Vikings

- Un autre descendant de Vikings : l’Antre de Kanwulf

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La petite histoire de la croix du Mont-Royal

Filed Under (Culturel, Histoire, Québec) by Jean-Philippe on 04-11-2006

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Érigée en 1924 à la suite d’une collecte de fonds organisée par la Société Saint Jean Baptiste, la Croix du Mont-Royal commémore le geste de Paul Chomedey, sieur de Maisonneuve, d’avoir planté une croix en bois à cet endroit en 1643 afin de remercier Dieu d’avoir épargné Ville-Marie des inondations.

Composée de pièces métalliques, cette structure, qui a été complétée en septembre 1924, mesure 102 pieds de hauteur et 30 d’envergure. Le financement de ces travaux a été en parti recueilli par souscription populaire, c’est-à-dire la vente de timbres commémoratifs de la Croix du Mont-Royal par quelque 85 000 écoliers.


La Ville de Montréal a toujours assuré l’entretien de la croix bien que la Société Saint-Jean Baptiste en soit demeurée propriétaire jusqu’en juin 2004. Depuis cette date, la croix a officiellement été cédée à la Ville par donation.

L’éclairage de la Croix
Lors de sa première illumination en 1924, 240 ampoules de 50 watts ont été nécessaires pour éclairer la croix, c’est-à-dire 120 ampoules sur chaque face. Cependant, en 1959, un autre système d’électrification est mis en place nécessitant alors 249 ampoules incandescentes (une de moins sur un côté, à cause d’une échelle). En effet, jusqu’à cette époque, les changements d’ampoule s’effectuaient à la main.

Une trentaine d’années plus tard, c’est-à-dire depuis le début des années 1990, l’illumination de la croix est réalisée grâce à un système de fibres optiques : 32 projecteurs dirigent de la lumière vers des centaines de fibres optiques qui convergent à leur tour vers une sorte de demi-sphère reproduisant l’illusion de l’ampoule (156 de ces demi-sphères sont utilisées).

Les changements de couleur, utilisés lors d’événements marquants, sont ainsi obtenus par la mise en place de filtres de couleur (bleu, rouge et pourpre) devant chacun des 32 projecteurs. Jusqu’à présent, cette intervention nécessite toujours l’aide d’un technicien qui doit monter dans la croix pour placer les filtres.

Source : lemontroyal.ac.ca

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Un drame éducatif

Filed Under (Histoire, Politique, Québec) by Jean-Philippe on 20-09-2006

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Il fallut s’acharner, durant les premières années qui suivirent 1760, contre l’impossibilité même de s’instruire : sur une terre ravagée par la guerre, les Canadiens français étaient, pour la plupart, devenus de pauvres gueux, complètement ruinés ; comment faire vivre, désormais, ces quarante-quatre petites écoles qui, tant bien que mal, pourvoyaient naguère aux besoins de cent douze paroisses ?

Les congrégations religieuses dissoutes ou paralysées, leurs biens souvent confisqués ; le collège de Québec devenu caserne ; un douloureux fléchissement dans le recrutement du clergé local, puisque trente ans après la conquête, pour une population qui avait doublé, il n’y aura pas plus de prêtres qu’en 1760 ; plus aucuns livres scolaires ; nos Sulpiciens contraints à employer des manuels manuscrits ; les élèves des Ursulines de Trois-Rivières obligées de défiler, chacune quelques minutes, devant le lutrin sur lequel reposait une vieille grammaire en lambeaux, la seule qu’on eût, et apprenant là leur leçon, avec défense de tourner elles-mêmes les pages déjà si usées ; l’Angleterre s’opposant à ce que Québec, Montréal et Trois-Rivières fissent venir de France, en 1770, six professeurs « capables d’enseigner les hautes sciences » ; et les illettrés, enfin, se multipliant à un tel point qu’en 1827, dans les sphères anglaises on décorera nos Canadiens, par dérision, du nom de chevaliers de la Croix, parce qu’au bas d’une pétition de 87,000 noms, 78,000 d’entre eux signeront d’une croix.

Voilà l’état de déchéance auquel l’éloignement de nos fleurs de lis avait réduit la culture canadienne. “Que ces gens-là apprennent l’anglais”, disait, en 1784, le Très Révérend Charles Inglis, évêque anglican (p. 230-231).

Histoire du Canada Français, Lionel Groulx, 1969.


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Il y a 24 ans, un espoir disparaissait

Filed Under (Géopolitique, Histoire, Hommage) by Jean-Philippe on 14-09-2006

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Bashir Gemayel né le 10 novembre 1947 et mort assassiné le 14 septembre 1982. Bashir Gemayel naît dans une importante famille maronite. Il fonde la milice des Forces libanaises en 1978, regroupant presque toutes les milices chrétiennes de Beyrouth-Est et du mont Liban au moment des massacres des populations chrétiennes dans des villages du sud-liban (Damour, Jieh…).

Voulant séparer le problème libanais du conflit israélo-palestinien, Bashir Gemayel finit par déranger la politique mise en œuvre par toutes les puissances régionales et internationales, qui pensaient trouver une solution au conflit israélo-palestinien à travers le Liban.

Il sera assassiné sur ordre du régime syrien de Hafez el-Assad trois semaines après son élection à la présidence de la république libanaise, le 14 septembre 1982.


« Nous ne devons compter que sur nous-mêmes… nous n’avons de complexes envers personne… nous savons ce que nous voulons, et nous sommes les seuls à le savoir… Nous n’acceptons des leçons de personne. Qu’ils viennent prendre de nous des leçons de courage ».

Bachir Gemayel

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Viennoiseries

Filed Under (Culturel, Histoire) by Jean-Philippe on 12-09-2006

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1683 Sur la colline du Kahlenberg près de Vienne, les 140,000 soldats turcs du grand vizir, Kara Mustafa Pacha, sont vaincus par l’armée austro-allemande (100,000 hommes) commandée par le duc Charles V de Lorraine, et l’armée polonaise (30,000 hommes) du roi de Pologne Jean III Sobieski. Le sultan donne l’ordre de décapiter le vaincu. C’est la fin de l’expansion ottomane en Europe. En reconnaissance pour cette victoire, Innocent XI institue la fête du Saint Nom de Marie (elle ne figure plus aujourd’hui au calendrier romain).

Les boulangers viennois créent la brioche en forme de croissant pour commémorer l’évènement.


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