Population mondiale

Filed Under (Histoire, Insolite) by Jean-Philippe on 21-07-2006


  • 261 personnes naissent chaque minute (4,35 par seconde).
  • En l’an 1000 : 310 millions d’habitants sur Terre.
  • En l’an 1900 : 1.6 milliard d’habitants sur Terre.
  • En l’an 2006 : 6.5 milliards d’habitants sur Terre.
  • En l’an 2050 : 9 milliards d’habitants sur Terre.
  • 106 milliards de personnes sont déjà nées sur Terre.

Ça permet de relativiser pas mal !

Pour avoir une idée de la densité mondiale de la population (en 1994), cliquez ici

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Un 14 juillet

Filed Under (France, Histoire, Politique) by Jean-Philippe on 14-07-2006

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“En 93, on fit les frais d’un Roi.
Proprement, il fut sacrifié en place de Grève. Au tranchant de son cou, jaillit une sensation nouvelle : l’Égalité.
Tout le monde en voulut, ce fut une rage. L’Homicide est une fonction quotidienne des peuples, mais, en France tout au moins, le Régicide pouvait passer pour neuf. On osa. Personne ne voulait le dire, mais la Bête était chez nous, aux pieds des Tribunaux, dans les draperies de la guillotine, gueule ouverte. Il fallut bien l’occuper.
La Bête voulut savoir combien le Roi vaut de nobles. On trouva que la Bête avait du génie.
Et ce fut dans la boucherie une surenchère formidable. On tua d’abord au nom de la Raison, pour des principes encore à définir. Les meilleurs usèrent beaucoup de talent pour unir le meurtre à la justice. On y parvint mal. On n’y parvint pas. Mais qu’importait-il au fond ? La foule voulait détruire et cela suffisait. Comme l’amoureux caresse d’abord la chair qu’il convoite et pense à demeurer longtemps à ces aveux, puis malgré lui, se hâte… ainsi l’Europe voulait noyer dans une horrible débauche les siècles qui l’avaient élevée.”

(Louis-Ferdinand Céline, in “Semmelweis”)

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Le règlement 17

Filed Under (Canada, Histoire, Politique) by Jean-Philippe on 14-06-2006

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Dans les annales de l’Ontario francophone, l’année 1916 demeure sans doute la plus turbulente. On assiste à des manifestations monstre contre le Règlement 17 que le gouvernement de l’Ontario a imposé pour limiter l’enseignement en français aux deux premières années d’école primaire et pour limiter l’enseignement du français à une heure par jour.

Le Règlement 17 est une circulaire promulguée par le ministère de l’Instruction publique en 1912. Son application n’a pas été rigoureuse au début, mais les inspecteurs se montrent plus vigilants à partir de l’année scolaire 1915-1916.

La résistance au Règlement 17 est incarnée par deux institutrices de l’école Guigues, à Ottawa. Béatrice et Diane Desloges refusent de se soumettre aux diktats des autorités scolaires, même au risque de perdre leur salaire et leur brevet d’enseignement.

Quand le gouvernement ordonne la fermeture de l’école Guigues, les Franco-Ontariens répliquent en livrant une lutte sans merci. Des femmes prennent d’assaut cette école et, armées de longues épingles à chapeaux, font reculer tout inspecteur ou policier qui s’approche pour imposer l’unilinguisme anglais. Cet épisode de la revendication des droits à l’éducation en français est connu sous le nom de la Bataille des épingles à chapeaux

Le 3 février 1916, la résistance prend un autre tournant : 122 enseignantes font la grève et forcent la fermeture de 17 écoles. Le 11 février 1916, plusieurs centaines d’écoliers manifestent dans les rues de la capitale canadienne. Durant cette crise, pas moins de 200 écoles refuseront de se soumettre à la loi et seront ainsi privées de subsides gouvernementaux. On ouvrira des « écoles libres », dites de la résistance, on contestera le Règlement 17 en cour, on fera appel à Rome. Ce sera une bataille acharnée pendant 10 ans.

Le Règlement 17 sera finalement relégué aux oubliettes en 1927 et disparaîtra officiellement des statuts de la province en 1944.

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Il y a 10 ans, Patrick Roy quittait le CH…

Filed Under (Histoire, Hockey) by Jean-Philippe on 02-12-2005

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Pour ceux qui ne connaissent pas Patrick Roy, ce texte n’aura pas grand intérêt… et même si cette nouvelle sportive ne changera pas le monde, elle provoqua à l’époque un certain émoi dans l’ensemble du Québec.

Patrick Roy est, sans grand doute, le plus grand gardien de but de toute l’histoire du hockey moderne. Il est le gardien avec le plus grand nombre de victoires (551), avec le plus de parties jouées (1029), avec le plus de victoires en séries éliminatoires (151)… il a également été le plus jeune joueur à recevoir le trophée Conn Smythe (il avait 20 ans).

C’est en 1984, que le numéro 33 réalise son rêve, en étant repêché par le Canadien de Montréal, l’équipe la plus prestigieuse de la LNH.

S’en suit une carrière incomparable. Patrick Roy étonne tout le monde par son intensité, son talent et permettra au Canadien de rester parmi les grandes équipes de la ligue nationale, en gagnant deux coupes Stanley en 1986 et en 1993.

Même si l’équipe de 1993 n’a plus grand chose à voir avec celles de la glorieuse période du CH, Patrick Roy permet à l’équipe de remporter des victoires importantes… surtout en séries éliminatoires. À l’époque, Jacques Demers est l’entraîneur-chef du CH, laissant le talent et le caractère bouillonnant de Patrick Roy s’exprimer à fond.

Mais en octobre 1995, le dernier entraîneur-chef du Canadien à remporter la Coupe Stanley, Jacques Demers, est congédié… Remplacé par Mario Tremblay, qui n’a jamais entraîné une seule équipe de toute sa vie, mais qui avait le mérite d’avoir le “CH” sur le cœur.

Avec Mario Tremblay, tout change… L’homme veut de la discipline et montre un caractère au moins aussi bouillonnant que celui de Patrick Roy qui, à l’époque, est le vrai leader dans la chambre des joueurs. Le duo fonctionne bien dans un premier temps, mais tout cela finit par faire des étincelles.

Coup de théâtre le 2 décembre 1995. Lors d’un match contre les Red-Wings de Détroit, le Canadien se fait lessiver… rien ne fonctionne, même pas Patrick Roy !

Mais l’on sent que l’action ne se passe plus sur la glace… Patrick Roy lance des regards vers le banc des joueurs et vers Mario Tremblay en deuxième période. Il est clair que Patrick Roy demande d’être remplacé… Mario Tremblay le laisse se faire humilier en espérant lui donner une bonne leçon.

Patrick Roy ne le prend pas et lorsqu’il est enfin remplacé, il y aura un face-à-face devenu célèbre entre le gardien étoile et son entraîneur. Quelques enjambées vers le directeur-gérant du Canadien, on suppose que c’est à ce moment-là que Patrick Roy a annoncé qu’il souhaitait être échangé dans une autre équipe.

Quatre jours plus tard, le Canadien de Montréal annonçait le départ de Patrick Roy pour le club des Avalanches du Colorado (l’ancienne équipe des Nordiques de Québec). Avec les Avalanches, Patrick Roy remportera deux autres coupes Stanley en 1996 et en 2001. Les deux seules coupes Stanley de l’équipe.

Avec l’échange de Patrick Roy, ce fût le début des années noires du Canadien… aucune coupe Stanley depuis 1993 (le CH détient le record absolu de victoires), certaines années le Canadien ne participera même pas aux séries et fût même la dernière équipe dans l’Est à deux reprises ! Bref, rien de va pour le Canadien dans la fin des années 90.

Depuis l’arrivée d’André Savard, puis de Bob Gainey… l’équipe se reconstruit. Le recrutement se fait plus efficacement et le Canadien redevient, petit à petit, une équipe de premier plan.

Patrick Roy a laissé une marque dans l’histoire du CH, pas seulement lors de la journée du 2 décembre 1995, mais par son talent et par toutes ses victoires. Il serait normal que son chandail soit enfin retiré par l’organisation de l’équipe montréalaise.

Patrick Roy est l’entraîneur, propriétaire et directeur-gérant des Remparts de Québec depuis 2005.

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