Hommage à un génie de l’écriture !

Filed Under (Culturel, France, Hommage) by Jean-Philippe on 28-09-2006

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Lancé sur les routes de la banlieue parisienne au volant de son Aston-Martin, l’écrivain Roger Nimier se tua peu avant d’atteindre ses 37 ans. C’était le 28 septembre 1962, près de Garches.

Roger Nimier (de son vrai nom Roger de la Perrière) est, avec Antoine Blondin, l’écrivain qui m’influença le plus. Il m’ouvrit tout un espace de réflexion, voire même une certaine philosophie de vie, dont je ne soupçonnais pas vraiment l’existence.


Roger Nimier, Antoine Blondin, Michel Audiard, et bien d’autres encore, furent à l’origine du réveil de ma conscience d’anarchiste de droite.

Après de études brillantes (il fut lauréat du concours général de philosophie), il s’engage en 1945 au 2e régiment de hussards. Il est publié pour la première fois en 1948, avec les Épées ; deux années plus tard, ce sont le Hussard bleu, Perfide et le Grand d’Espagne.

La gauche littéraire qualifia la bande à Nimier d’un terme qui restera : les Hussards (inspiré de son deuxième ouvrage). Loin de se sentir insultés, ils reprirent à leur compte l’expression. Avec Blondin et Nimier, Marcel Aymé, Jean Giono, Louis-Ferdinand Céline, Blaise Cendars, Jacques Laurent et Paul Léautaud grossirent les rangs.

De leur lutte contre l’autoritarisme littéraire influencé par Sartre, se créa les fameuses éditions de la Table Ronde (toujours en activité). La Table Ronde fût la première a éditer des auteurs “bannis” par les intellectuels de gauche de l’après-guerre.

Nimier, véritable dandy de la littérature des années 50, apportera un vent de fraîcheur et d’anticonformisme dans une France sclérosé par le communisme et le gaullisme. Et même s’il disparu trop jeune, Nimier laissera quelques excellents ouvrages derrière lui, ainsi que des centaines d’articles et de critiques artistiques.

Roger Nimier participa également à l’écriture du scénario de l’extraordinaire film de Louis Malle : “Ascenseur pour l’échafaud”. Son nom est également associé à un prix littéraire français depuis 1963.

Son complice de toujours, Antoine Blondin, lui fit découvrir deux nobles sports : le cyclisme et le rugby, ainsi que de nombreux bars parisiens. Antoine fût inconsolable lors de la disparition de son ami et lui consacrera un livre émouvant et drôle, “Monsieur Jadis ou l’école du soir.”

[...]« il fallait toujours laisser les bornes derrière soi - non pas pour mesurer le chemin parcouru, mais pour imaginer celui qu’on aurait pu suivre. » (in Histoire d’un amour)


Pour découvrir Roger Nimier :

- Les Épées, roman, Gallimard, 30 août 1948, 213 pages.

- Perfide, roman, Gallimard, février 1950, 221 pages.

- Le Grand d’Espagne, La Table ronde, 24 mars 1950, 240 pages.

- Le Hussard bleu, roman, Gallimard, 28 septembre 1950, 334 pages.

- Amour et Néant, Gallimard coll. Les Essais, XLIX, 31 août 1951, 194 pages.
- Les Enfants tristes, roman, Gallimard, 2 novembre 1951, 331 pages.

- Histoire d’un amour, roman, Gallimard, octobre 1953, 277 pages.

- D’Artagnan amoureux ou Cinq ans avant, Gallimard, hors série, 26 octobre 1962, 283 pages.

- Journées de lectures, préface de Marcel Jouhandeau, Gallimard, février 1965, 274 pages.
- L’Étrangère, préface de Paul Morand, Gallimard, 28 mars 1968, 219 pages.

- L’Élève d’Aristote, éd. établie, introduite et annotée par Marc Dambre, Gallimard, 15 décembre 1981, 285 pages.

- Variétés, L’air du temps (1945-1962), Arléa, 1999, textes choisis par Marc Dambre, 275 pages.

Ainsi que :

- “Au galop des Hussards”, de Fallois, écrit par Christian Millau, 1999, 379 pages.

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Filed Under (Culturel, France, Hommage) by Jean-Philippe on 23-09-2006

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« Une nuit, dans une boîte, on me pousse vers la table de Sartre. Je trouve un monsieur très gentil qui me dit une phrase insignifiante, et… je lui réponds en lui envoyant une paire de gifles »

Le flâneur de la rive gauche, Antoine Blondin en entrevue avec Pierre Assouline


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Il y a 24 ans, un espoir disparaissait

Filed Under (Géopolitique, Histoire, Hommage) by Jean-Philippe on 14-09-2006

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Bashir Gemayel né le 10 novembre 1947 et mort assassiné le 14 septembre 1982. Bashir Gemayel naît dans une importante famille maronite. Il fonde la milice des Forces libanaises en 1978, regroupant presque toutes les milices chrétiennes de Beyrouth-Est et du mont Liban au moment des massacres des populations chrétiennes dans des villages du sud-liban (Damour, Jieh…).

Voulant séparer le problème libanais du conflit israélo-palestinien, Bashir Gemayel finit par déranger la politique mise en œuvre par toutes les puissances régionales et internationales, qui pensaient trouver une solution au conflit israélo-palestinien à travers le Liban.

Il sera assassiné sur ordre du régime syrien de Hafez el-Assad trois semaines après son élection à la présidence de la république libanaise, le 14 septembre 1982.


« Nous ne devons compter que sur nous-mêmes… nous n’avons de complexes envers personne… nous savons ce que nous voulons, et nous sommes les seuls à le savoir… Nous n’acceptons des leçons de personne. Qu’ils viennent prendre de nous des leçons de courage ».

Bachir Gemayel

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Cinq ans après…

Filed Under (Géopolitique, Hommage) by Jean-Philippe on 11-09-2006

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Tout comme nos parents se souviennent où ils étaient et ce qu’ils faisaient le 21 juillet 1969, nous nous souviendrons également tous de ce jour du 11 septembre 2001 où l’Occident trembla de tout son être, sous chacun des impacts des avions de ligne projetés sur les deux tours du World Trade Center à New-York et sur l’édifice du Pentagone à Washington.

Depuis, la sauvagerie islamique n’a pas baissé les bras, bien au contraire ! Madrid, Londres, Bali, Moscou, l’Égypte… les cibles sont très nombreuses, les victimes de la barbarie également.

Nous le savons, même s’il est parfois difficile de se l’avouer, il s’agit d’une guerre contre l’Occident et rien d’autre. Depuis maintenant des années, des groupes fanatiques se sont rassemblés autour d’Al-Quaïda, véritable organisation du crime international, qui agit telle une mafia tentaculaire en Occident.

Nous parlons ici des pires fanatiques qui puissent exister. D’une organisation largement soutenue par les Talibans, ces mêmes Talibans qui lapident les femmes qui ne respectent pas la Charria, qui enterrent vivant leurs opposants, qui égorgent ceux qui osent donner un enseignement aux femmes… bref, la pire des racailles que le monde aie porté.

Ils ont juré la mort de l’Occident et de nos fragiles démocraties. Et nous, bien naïfs que nous sommes, nous ouvrons en grand les portes à la cinquième colonne islamique au nom de la liberté, cette même liberté que ces sadiques bafouent à chacune de leur respiration.


À nous de ne pas oublier…

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Le lion du Panshir

Filed Under (Géopolitique, Histoire, Hommage) by Jean-Philippe on 09-09-2006

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Il y a cinq ans, jour pour jour, Ahmed Chah Massoud, plus connu sous le nom du commandant Massoud, mourait dans un attentat orchestré par Al-Quaïda.

Le commandant Massoud, c’est l’un des derniers “héros de guerre” moderne. Un homme guidé par un tempérament de feu, qui tena tête durant dix longues années à la première puissance militaire de l’époque : l’Armée Rouge.

Durant dix ans, Massoud échappa aux 250,000 soldats soviétiques déployés en Afghanistan et parvint même à contrôler une partie du pays à la tête de l’Alliance du Nord.

Le commandant Massoud était un stratège hors pair, un homme brillant qui fût assez habile, en tant que chef rebelle, pour négocier une trêve directement avec le chef du KGB Youri Andropov.


Massoud était un musulman très croyant, mais a toujours lutté contre les extrémistes politiques et religieux. Il avait d’ailleurs repris les armes contre les Talibans, lorsque ceux-ci sont arrivés au pouvoir.

À plusieurs reprises, le commandant Massoud tenta d’attirer l’attention de l’Occident sur le cas d’Oussama ben Laden… mais peu prirent conscience du danger qu’il pouvait représenter.

Curieusement d’ailleurs, Massoud fût assassiné à peine deux jours avant les attentats du 11 septembre 2001. Il est très clair que les deux opérations étaient orchestrées et qu’il devait avoir pris connaissance de certaines informations.

L’absence de Massoud pèse beaucoup sur les événements actuels en Afghanistan. Il était fédérateur, même s’il avait aussi des ennemis. Il était le dernier rempart modéré face au fascisme islamique en Afghanistan… sans lui, les forces de la paix occidentales sont bien démunis.

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