Dans la vie de Stéphane…

Filed Under (Canada, Humeur, Humour) by Jean-Philippe on 04-03-2008

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Les jours pairs, il veut aller en élection. Les jours impairs, il décide de ne pas renverser le gouvernement, parce-que “les-Canadiens-ne-veulent-pas-aller-en-élection”.

Les sondages sont bons, Harper devient le gros méchant auquel il faut s’attaquer. Les sondages sont mauvais ? C’est sans aucun doute parce-que “les-Canadiens-ne-veulent-pas-aller-en-élection”.

Le budget va être déposé, le petit Stéphane est prêt à faire tomber le gouvernement… mais rendu au Rubicond, il s’aperçoit que ses troupes ne le suivent pas… sans doute parce-que “les-Canadiens-ne-veulent-pas-aller-en-élection”.

Pauvre Stéphane…

Dion - Brunet

Évidemment, tout ressemblance avec un personnage existant, ou ayant existé, ne pourrait être que fortuite.

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Le refus d’intégration… en France

Filed Under (France, Humeur, Politique) by Jean-Philippe on 01-03-2008

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Je suis assez régulièrement les interventions du philosophe français Alain Finkielkraut. Un penseur brillant, qui n’a pas peur de prendre à rebrousse-poil les défenseurs de la pensée unique et du politiquement correct.

Il n’est pas le seul à dénoncer cette façon que certains “biens-pensants”, ont d’imposer une obligation de repentance à l’Occident. En effet, si des immigrants ne s’intègrent pas, ne réussissent pas, c’est PARCE QUE le pays ne fait pas les efforts qu’il faut. C’est PARCE QUE, le pays n’accueille pas de la bonne façon ses immigrants. C’est UNIQUEMENT de la faute du pays d’accueil.

Dans le discours pseudo-progressiste, pseudo-humaniste d’une certaine gaugauche française, le mal ne peut venir que de nous-même.

Mais voilà. JE suis, moi aussi, un immigrant. Et même si je sais bien que je ne pourrais pas me comparer à un immigrant maghrébin, par exemple, il reste que si mon immigration avait échoué ici, si je n’étais pas parvenu à trouver un emploi ici, serais-je venu à la conclusion qu’il fallait que je brûle la voiture de mon voisin, que je saccage le bus qui passe dans mon quartier pour changer mon sort et rejeter la faute de ma non-intégration sur cette société d’accueil qui semble me rejeter ?

Comme le dit Finkielkraut, ce ne sont pas LES immigrants, ce ne sont pas LES musulmans, mais plutôt DES immigrants qui ne veulent pas qu’on leur apprenne la vérité historique de la condition de leurs semblables, ou de leurs ancêtres, ce qu’ils veulent, c’est une revanche sur l’Occident. Malgré les milliards qui ont été déversés depuis 25 ans dans les banlieues françaises, que cela soit par la gauche ou par la droite, ces gens-là ne veulent pas des valeurs de l’Occident.

Comment se fait-il que des immigrants des banlieues font l’effort de s’en sortir et, réussissent même à s’en sortir, alors que d’autres vont détruire ce que la république leur apporte en aide : écoles, gymnases, bus, commerces subventionnés ?

Je vous invite à écouter attentivement les propos de Alain Finkielkraut. Pour ma part, il résume très bien ce que je pense du malaise français.

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Une question d’attitude

Filed Under (Actualité, Humeur, Québec) by Jean-Philippe on 10-12-2007

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C’est au tour du journal La Presse, d’évoquer le problème d’intégration des Français, dans la Belle Province. Sous la plûme de Isabelle Hachey, l’on retrouve les traditionnels questionnements et doutes de certains immigrants

Français moyen

Des immigrants Français, en six ans, j’en ai vu, j’en ai rencontré… lors des réunions d’immigrer.com, durant les tournages de l’émission “Le Nouveau Monde”, à la job, etc. J’ai pu voir qu’il y avait des catégories, pas forcément très définies (et c’est tant mieux), mais bien réelles de Français. D’ailleurs, j’ai assez vite fait le ménage dans mes connaissances à mesure que je découvrais l’état d’esprit de certains… n’ayant pas la patience de Mère Thérésa pour remettre quelques illuminés dans le droit chemin.

Avant d’immigrer, je lisais beaucoup les ouvrages de Michel Déon, un écrivain extraordinaire, qui a beaucoup voyagé et qui s’est installé en Grèce, puis en Irlande. Mais quel est le rapport me diriez-vous ?

Et bien j’avais retenu cette phrase de Déon : «Pour bien aimer un pays il faut le manger, le boire et l’entendre chanter» … En lisant cette phrase, avant même d’immigrer, je me disais qu’elle symbolisait toute l’intégration et que je me devais de ne jamais l’oublier pour réussir à aimer le Québec.

Certes, je l’aimais déjà le Québec, mais l’on sait jamais comment l’on va réagir devant l’adversité. Aurais-je autant aimé le Québec si je n’avais pas trouvé d’emploi ? Aurais-je aimé le Québec si je m’étais senti exclu ? Des questions auxquelles je ne pourrais jamais répondre. Par contre, je me suis toujours dit que si j’apprenais à manger québécois, à boire québécois, à entendre chanter québécois, cela ne pourra que m’aider à me sentir ici chez moi, tout en apprenant de ma patrie d’adoption et en ayant conscience de ce qui s’est passé avant mon arrivée.

Or, certains Français ne veulent pas “manger”, “boire” et “entendre chanter” le Québec. Ils ne veulent pas parce qu’ils prennent de haut cette culture. Parce qu’ils se sentiraient régresser s’ils adoptaient les mœurs et les coutumes du pays. Et ne me dites pas que cela n’est pas vrai, j’en ai rencontré pas mal de ce genre d’individus. Ils nous parlent de l’accent québécois, en le trouvant “marrant”, mais que jamais ils ne laisseraient leurs enfants l’adopter… un peu comme les Parisiens snobinards qui regardent de haut le patois Cht’i, ou l’accent marseillais. Ces mêmes petits tarés, qui se permettent de sous-titrer un paysan picard, au journal télévisé d’un réseau publique (véridique).

Je parle de l’accent, je pourrais parler du monde du travail, où le “tout frais débarqué” va s’exclamer devant son patron que sa méthode de travail est incorrecte, que lui “sait” comment s’y prendre, parce qu’il sort de telle ou telle école parisienne.
Franchement, ça vous intéresserait, vous, de côtoyer ce genre de trou d’cul ? … Moi, même cinq minutes, c’est au-dessus de mes forces.

Et l’on revient encore et toujours aux mêmes constatations : tout le monde n’est pas fait pour immigrer. Chaque immigrant, et quelque soit le pays dans lequel il s’installe, connaît son lot de problèmes. Car nos sociétés de confort, la facilité des moyens de communication, nous font oublier que le déracinement n’est jamais facile pour un individu, ce n’est pas quelque chose de naturel ou d’évident.

Mais c’est d’abord et avant tout, une question d’attitude !!!

Les quelques frustrés qui polluent l’Internet de leurs délires d’inadaptés sociaux, disent régulièrement qu’ils passent pour des maudits français… Évidemment ! Ils tiennent à garder les Québécois à distance en créant, eux-mêmes, une frontière avec leurs interlocuteurs. Eux-mêmes parlent de “eux” (les Québécois), et de “nous” (les Français)…

En plus de six ans, personnellement, je ne me suis jamais fait traiter de maudit français. Et pourtant, maintenant que je pense bien connaître le Québec, je ne me retiens pas pour dire ce que j’aime pas ici… pour dénoncer la sociale-démocratie, la culture du déficit, etc. Mais, la grosse différence, c’est que mes phrases comportent toujours le fameux “nous”… je m’inclus dans cette société, non pas parce que j’aimerais en faire partie, mais parce que j’en fais partie ! Je vis ici, je paye mes impôts ici, je travaille ici… et que même s’il y a des problèmes que je dénonce, jamais je prendrais les Québécois pour des crétins, car cela serait comme m’en prendre à moi-même et que le mieux et encore d’essayer d’améliorer les choses, modestement, à mon niveau.

Lorsque vous lisez les inepties de ces quelques Français, avez-vous vraiment l’impression qu’ils font des efforts pour faire partie de cette société ? … Des efforts tangibles et durables j’entends, pas des affaires du genre : “j’ai essayé au début, mais après trois mois j’ai laissé tomber”.

Et c’est dans l’attitude face à l’adversité que mes fameuses “catégories de Français” ressortent.

Il y en a qui vont facilement baisser les bras. Et c’est vrai que loin de sa famille, de ses anciens amis, ce n’est pas facile, mais cela aurait été pareil dans un autre pays… Oui, l’immigration n’est pas facile. Mais certains, au lieu de montrer de la persévérance, du “chien”, du courage quoi… vont se laisser glisser tranquillement… Et, à force de chercher un salut, vont parfois tomber sur le site immigrer-contact (et autres déversoirs de haine) et vont se rendre compte qu’ils ne sont pas seuls à vivre difficilement une immigration. La bonne affaire ! On le sait que ce n’est pas facile !

… et là, ils retrouvent des discours de haine, d’auto-exclusion et cela les rassurent. Ben oui ! … Ils découvrent qu’ils n’ont pas à se remettre en question !… Ils découvrent que tout est de la faute de la DGQ, des Québécois… bref, des “autres”. Eux, ils sont Français, donc ils sont “au-dessus” de la masse.

Un grand ouf de soulagement pour ces quelques égarés et la spirale de la descente aux enfers commence… Ils se crinquent ensemble, tellement heureux de voir qu’ils ne sont pas seuls.

D’autres, la majorité en fait, ont bien conscience des difficultés de l’immigration et vont se retrousser les manches, même s’ils vont chercher de l’aide autour d’eux, aupès d’autres immigrants, auprès des services gouvernementaux… Cette démarche positive sera très souvent salutaire et leur désir d’intégration fera le reste.

Ben oui ! L’immigration n’est pas facile et des Français s’attendent à ce que cela soit des vacances juste parce que les Québécois sont chaleureux, et qu’ils parlent la même langue ! Ainsi, ils omettent les 250 ans d’histoire distincte, l’environnement nord-américain, le giron canadien… des détails vous pensez ?

Cela prend du temps pour s’intégrer et c’est vrai que cela prend des efforts… mais bien honnêtement, depuis quelques temps maintenant, je me sens avant tout Québécois… Québécois d’origine française, Québécois qui ne le sera JAMAIS à 100%, mais Québécois quand même. C’est ce que je ressens au fond de moi et je sais bien que je vais rencontrer des Québécois qui ne le verront pas forcément de cette manière, c’est normal… mais quelle importance ? L’importance c’est ce que je sens, ce que je pense, ce que je vis et non pas se qu’en disent les autres.

Oui, tout s’est bien passé pour moi… J’ai été chanceux ?… Pas sûr. Disons que je voulais ardemment faire partie de cette société et que j’ai toujours eu une attitude positive, même face à l’adversité. C’est ma personnalité… peut-être fais-je partie de ces individus qui sont fais pour l’immigration. Peut-être… seul l’avenir le dira. Parait-il qu’un immigrant connaît une “crise” vers les 10/12 ans de présence à l’étranger.

Mouais… mais pour moi l’étranger, c’est dès que je quitte le Québec !

Pour lire les articles de la Presse :

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La preuve par l’image

Filed Under (Humeur, Humour, Intégrisme, Québec) by Jean-Philippe on 01-12-2007

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Cette semaine, l’humoriste Martin Matte, dévoilait son nouveau DVD intitulé : “Comment devenir excellent en 14 étapes faciles”. Contrairement à ce que l’on pourrait penser de prime abord, ce DVD ne contient pas son dernier spectacle “Condamné à l’excellence”, qui remporte déjà un éclatant succès auprès du public. Il s’agit plutôt d’un documentaire sans prétention, détaillant les différentes étapes dans l’élaboration d’un spectacle.

L’on peut voir ainsi Martin Matte, allumer sa caméra en mars 2006, au début de l’écriture des textes, jusqu’à la “première médiatique”, en passant par les séances de “rodage” devant public, dans des bars et des salles en région. Il y a quelques drôleries, quelques délires, on en apprend aussi beaucoup sur son travail…

Maintenant, après avoir vu son DVD, je m’interroge sur sa pertinence. Non pas que cela soit inintéressant. Mais cela laisse sur ma faim… on ne voit que deux ou trois extraits de sketchs, très courts, l’élaboration des décors, le travail en amont, mais je trouve qu’un tel documentaire aurait fait un excellent “bonus” à la suite d’un DVD de spectacle, quitte à attendre un ou deux ans avant sa sortie (Martin Matte est “booké” au moins jusqu’en 2009 !).

Mais, quitte à vous surprendre, ce n’est pas là l’objet principal de mon message ! … Non !

En fait, c’est en voyant la pochette du DVD, puis les introductions aux 14 étapes de l’excellence présentes sur le disque, que j’ai réalisé à quel point il y avait certaines choses qui ne tournaient pas rond sur cette planète… Non pas que je l’ignorais avant cela, mais il s’agit d’une nouvelle preuve à apporter lorsque l’on parle de religion, de tolérance…

Comment devenir excellent

Sur la pochette, vous pouvez voir Martin Matte, tel Jésus Christ, avec le Sacré Cœur. Cela fait partie du personnage et il faut le connaître pour savoir qu’il n’y a rien de forcément irrespectueux ou même provocateur là-dedans. C’est un humoriste qui ne sacre même pas en public, même si il a un petit côté baveux sur les bords.

Ce qui est rendu tellement habituel, qu’on ne s’en rend même plus compte, c’est l’absence de réaction. Qui s’est senti choqué ou outré d’une telle représentation ? Personne ! Pourtant, Martin Matte pastiche le Fils de Dieu… Et ? … Rien ! Il ne se passe rien ! Pas de polémique, pas de réaction incendiaire dans la presse, pas de manifestation devant les locaux des productions “Encore”, pas de Fatwa lancées contre l’humoriste…

Imaginons la même chose avec un autre prophète bien connu… Ou plutôt non ! Pas besoin d’imaginer puisque cela s’est déjà produit, il y a quelques temps, alors que des caricatures avaient été publiées dans un journal danois. Églises incendiées, représentants de l’Église catholique tués, manifestations de haine pure, incident diplomatique, condamnation à mort lancée contre les caricaturistes… et j’en passe. Pourtant, la preuve a été faite que bien des manifestants vomissant leur haine dans certains pays musulmans n’avaient jamais vu une seule de ces caricatures. Mais que voulez-vous, il n’est pas permis de s’en prendre à une religion de “paix et d’amour”. Il n’est pas permis de critiquer moindrement une religion de “tolérance”.

La religion force le respect. Je suis d’accord avec ça. Mais il y a tout de même des limites à la bêtise ! Le monde évolue, le monde progresse, se modernise, la liberté d’expression est une valeur fondamentale, mais comment évoluer, comme s’améliorer si l’on ne laisse pas la place à l’auto-critique ou à la critique ? Si l’on se considère parfait, si l’on considère sa religion parfaite, comment oser parler ensuite de tolérance puisque la tolérance, par définition, est quelque chose que l’on supporte même si l’on s’y oppose. La définition du dictionnaire est encore plus explicite : “Écart admis par rapport à une norme. Supporter avec indulgence”.

Un catholique, très croyant, va ainsi “tolérer” la façon dont Martin Matte s’appropriera une icône religieuse. Non pas parce que cela lui fait particulièrement plaisir, mais parce qu’il a une ouverture d’esprit suffisante pour accepter la caricature.

En cette période où l’on entend plus parler de la commission Bouchard-Taylor que de l’augmentation du prix du pétrole, il est bon de faire passer le message à certains immigrants, à une minorité fondamentaliste, que l’esprit critique, la caricature et, surtout, la liberté d’expression ne peut être négociable ici, au Québec. Le problème, c’est qu’on en est loin ! Imaginez une seule minute que Martin Matte aie choisit de caricaturer une autre religion, un autre prophète… je pense qu’on en aurait entendu parler, et pas à peu près !

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Une épaisseur de vulgarité

Filed Under (Humeur) by Jean-Philippe on 16-11-2007

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Occupation double

“Je sais bien que l’amant passionné du beau style s’expose à la haine des multitudes ; mais aucun respect humain, aucune fausse pudeur, aucune coalition, aucun suffrage universel ne me contraindront à parler le patois incomparable de ce siècle, ni à confondre l’encre avec la vertu.

Ce monde a acquis une épaisseur de vulgarité qui donne au mépris de l’homme spirituel la violence d’une passion.”

Charles Baudelaire, préface aux “Fleurs du mal”

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Scène fédérale : coups de bluff à répétition

Filed Under (Canada, Humeur, Politique) by Jean-Philippe on 13-10-2007

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Bien forcée de montrer les dents suite aux décevants résultats électoraux, l’opposition libérale et bloquiste, fait dans le genre théâtral depuis quelques jours… sans succès.

Stéphane Dion, comme une poule sans tête. 

Stéphane Dion, tout d’abord, ne sachant plus quoi faire pour sauver sa peau, tente de s’inventer un nouveau personnage, qui lui donnerait plus de crédibilité auprès de l’opinion publique. Sauf que dans son cas, ce genre de changement s’apparente plus à une épreuve digne d’un épisode de “Extreme Makeover”. Quoi qu’il fasse, il gardera cette image de technocrate mormon, de “clown-triste” de la politique canadienne, et même lorsqu’il se force à faire plaisir aux Québécois, ça sonne faux ! Pire, même si cela pouvait être sincère (on jase là, je sais bien que cela reste de la science-fiction), cela resterait peu crédible. Il est comme ça, c’est exactement comme Paul Martin, qui avait l’air de toujours mentir à chaque fois qu’il ouvrait la bouche. C’était sa personnalité, sa façon de s’exprimer, il n’y pouvait pas grand chose.

Mais là, le chef libéral est au bord de l’abysse. Il a perdu Outremont, lors des dernières élections complémentaires, une circonscription pourtant libérale depuis des lustres, un “château-fort” aux dires de certains. Sa cote de popularité reste médiocre, c’est le mot, alors qu’un parti d’opposition comme le sien devrait capitaliser sur les faux-pas du gouvernement, qui plus est minoritaire ! Mais non. Stéphane Dion, quoiqu’il fasse, quoiqu’il dise, ne passe pas. Il ne passe pas au Québec et l’on sait bien pourquoi, il ne passe même pas dans le reste du Canada, alors que son image de jésuite du fédéralisme “canadian” n’a jamais été remis en cause. Il reste maladroit, aussi chaleureux qu’un gros tas de sloche sur le bord de la rue Sainte-Catherine, emprisonné dans son costume d’intello-chiant, imbu de lui-même, qui serait encore capable d’endormir un public sous extasy !

Stéphane Dion

Rendu là, il cherche des “trucs”. On sent qu’il gigote l’animal, un peu comme une mouche à moitié assommée sur le rebord d’une fenêtre. Il sait qu’il n’en a plus pour longtemps, il sent que le coup ultime va être porté, mais il y croit ! Ou il fait tout pour y croire.

Et ce n’est pas comme si son parti allait bien. Ce n’est pas comme s’il y avait un espoir de salut dans son propre camp. Car il ne faudrait pas que les “prétendants” au trône libéral, commencent à se “péter les bretelles” en attendant la chute de leur chef, eux comme Dion, n’ont pas plus les faveurs des Canadiens.

Mais Stéphane Dion grogne. Il s’en prenait, voici quelques jours, au gouvernement Harper, y allant de ses “exigences” dans la perspective du discours du trône, persuadé qu’en étant plus vindicatif et mordant, il allait combler le peu d’écart qui persistait entre le parti libéral et le parti conservateur. Peu s’en fût ! C’est même le contraire qui est en train de se produire. Même si ce n’est qu’un sondage, le dernier “Ipsos-Reid”, donne un écart de douze points entre les deux formations, pronostiquant même la possibilité d’un gouvernement majoritaire conservateur, avec des intentions de vote à 40% !

Pire encore, en tout cas de mon point de vue, près de sept Canadiens sur dix pensent que le pays “va dans la bonne direction” et près de la moitié des électeurs pensent que Harper mériterait d’être réélu, ce qui donne une marge de progression plus étendue pour les conservateurs. Pour ce qui est du Québec, le parti libéral reste très bas dans les intentions de vote à 18%. 27% pour les conservateurs, égalant leur score des élections générales. Pas si pire pour un parti qui était censé déplaire aux Québécois, suite à ses positions anti-Kyoto et à sa politique d’intervention en Afghanistan. Qu’est-ce que cela serait, s’il n’y avait pas eu ces deux points litigieux, d’au moins aux yeux des observateurs politiques ?

Pour le Bloc, c’est moins facile sans les libéraux au pouvoir. 

Du côté du Bloc Québécois, la situation est meilleure, mais pas forcément réjouissante. Là, je vous dirais même que Gilles Duceppe, sombre dans les basses stratégies démagogiques. Ça paraît tellement que lui non plus, ne parvient pas à redorer son blason auprès de l’électorat. L’appui au Bloc stagne à 33%, ce qui est bien, mais tout de même loin des objectifs.

Stratégies démagogues, dans le sens qu’après avoir permis au gouvernement de rester en place par trois fois, je le répète : trois fois, Gilles Duceppe s’emporte et rejette tout ce qu’à pu faire le gouvernement Harper ! Ça aussi ça sonne faux ! Ce qu’il a soutenu par trois fois deviendrait ainsi inacceptable ? Ne serait-il pas guidé par les résultats du Bloc, par les sondages et surtout, par la grogne de certains militants bloquistes ? C’est tout de même curieux, mais l’attitude du Bloc a totalement changée suite à une réunion de ses membres. Du jour au lendemain, le Bloc était passé d’un mode “consensuel”, à un mode “bête et méchant”.

Tant les libéraux que le Bloc, étaient, il y a encore quelques jours, bien motivés à faire tomber le gouvernement, persuadés qu’il s’agissait de la meilleure stratégie, non pas pour le Québec et le Canada, mais pour relever leurs partis respectifs, afin de retrouver les succès d’antan. Ça, c’était il y a quelques semaines.

Harper : une stratégie qui semble payante. 

Aujourd’hui, la situation à changé. Autant les libéraux que le bloc (mais surtout les libéraux), s’aperçoivent amèrement, que leurs petites gesticulations électoralistes ne prennent pas. Il faut dire que Stephen Harper, sans être un grand stratège politique, a manœuvré de manière très brillante, pour confronter la rébellionïte bloco-libérale, les mettants en face de leurs propres contradictions, tout en neutralisant leurs attaques.

Fini donc les petits faux-semblants qui consistaient à maintenir, par la peau des fesses, le gouvernement, tout en dénonçant la politique de celui-ci à chaque occasion. Fini le petit cirque parlementaire, destiné à bien faire paraître l’opposition, alors qu’elle était la seule responsable des politiques qu’elle dénonçaient. Et là, il se trouve que l’appui aux conservateurs atteint des sommets et que les Canadiens semblent satisfaits de la manière dont le pays est géré… bref, il ne pouvait pas y avoir meilleure façon de fermer le clapet des opposants de salons, des agitateurs du dimanche, bien incapables de capitaliser sur leurs propositions, leurs vertus, mais misant plutôt sur les faux-pas du gouvernement pour en tirer profit. Encore une fois, comme on le voit trop souvent, l’on préfère gagner par défaut que de gagner parce qu’on est les meilleurs.

Ne vous méprenez pas. Même si je suis de droite (je dis cela pour ceux qui me découvrent), je suis souverainiste et pas un inconditionnel de Stephen Harper. Il y a des choses que j’apprécie chez lui, c’est incontestable, d’autres qui me plaisent un peu moins, mais il faut dire que les alternatives font “dur” depuis quelques temps. Duceppe n’est plus le même depuis son aller-retour Ottawa-Québec, Stéphane Dion… ben… c’est Stéphane Dion, il n’y a pas grand chose à dire de plus, il est son principal handicap, mais ne s’en rend toujours pas compte.

Jack Layton

Quand à Jack Layton, même en costume-cravate, avec un sourire d’annonce de pâte-à-dent, ça reste un marxiste. Ce n’est pas parce qu’on rajoute un peu de jaune au rouge, que l’on devient pour autant acceptable.

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Vidéotron : des tonnes de conneries !

Filed Under (Humeur) by Jean-Philippe on 22-08-2007

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La nouvelle s’est déjà diffusée très largement sur le net. Christophe, de “Montréal à moi” s’en est d’ailleurs ému plus tôt cette semaine : le fournisseur d’accès Vidéotron, filiale du groupe Québecor, a décidé d’instaurer un plafond de téléchargement à ses clients qui n’en disposaient pas auparavant.

Vidéotron logo

L’un des forfaits de Vidéotron, pompeusement intitulé “Internet haute-vitesse extrême”, prévoyait un accès et un téléchargement illimité sur le réseau, pour un prix tout de même prohibitif de 64.90$ par mois ! Malgré le tarif, de nombreux clients ont été attirés par cet offre, alors que l’offre ADSL de Bell Sympatico disposait d’un plafond de téléchargement.

Voici que Vidéotron, dans un courrier daté du 14 août, prévient ses clients qu’à compter du 1er octobre, un plafond de 100 Go (amont et aval) sera mis en place pour les clients “haute-vitesse extrême” !

Après avoir invité ses clients à se servir autant qu’ils le veulent, Vidéotron décide donc de changer les règles en cours de route. Une peu comme l’a affirmé Paul Arcand à son émission de ce matin (entrevue plus bas), c’est un peu si un “Buffet à volonté” annonçait à ses clients déjà dans son restaurant que son “Buffet à volonté” n’en était plus un ! Curieuse façon de traiter sa clientèle !

Je vous propose donc l’entrevue de Paul Arcand avec Isabelle Dessureault, représentante de Vidéotron.


Paul Arcand interroge Isabelle Dessureault (22 août 2007)
Vous conviendrez avec moi que Mme Dessureault s’est grandement défilé et qu’elle s’est contenté de bien réciter son texte, son argumentaire, bien appris avant l’entrevue “les abonnés qui dépassent cette limite ne sont pas nombreux…”, “100 Go représentent 70 films…”. Mais comme l’a bien dit Paul Arcand, c’est d’abord, et avant-tout, une question de principe. On attire pas le monde avec quelque chose, pour la leur retirer ensuite ! C’est vraiment n’importe quoi !

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