Fini de niaiser !

Filed Under (Politique, Québec) by Jean-Philippe on 23-05-2007

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Cédant aux pressions de l’ADQ, le gouvernement Charest décide de mettre ses culottes et lance un ultimatum, visant à un règlement du conflit de travail à la STM, sous 48 heures.

Le syndicat du personnel d’entretien de la STM va peut-être finir par se rendre compte qu’ils sont allés beaucoup trop loin.

Alors qu’aucun de leurs acquis n’était menacé, qu’aucune baisse de salaire n’était à prévoir, ni réduction d’effectif, le syndicat a décidé de se mettre en grève mardi dernier. Paralysant une partie de l’activité montréalaise.

Certes, les services essentiels sont maintenus (6h à 9h, 15h30 à 18h30, 23h à 01h), mais l’on sent bien que personne ne comprend les raisons de cette grève.


On le sait tous bien, la situation de la STM n’est pas réjouissante. Un déficit de 22 millions de dollars, des rames de métro devenues obsolètes qui tombent en panne de plus en plus souvent, un achalandage qui ne décolle pas comme il le faudrait… par contre, des employés d’entretien qui gagnent en moyenne 50,000$, avec un niveau de secondaire 5, avec la sécurité de l’emploi, des fonds de pension très généreux. À voir juste les conditions accordées aux employés d’entretien, on pourrait croire qu’ils travaillent dans une entreprise ultra-profitable, avec des carnets de commandes remplis pour les dix prochaines années ! Mais non… il s’agit juste d’une société publique, qui paye des employés avec l’argent des clients du réseau de transport et des contribuables Québécois.

Je pends le métro… J’ai toujours pris le transport en commun. Que cela soit à Lille, Paris, ou Montréal depuis plus de cinq ans. Je vois les gens qui le prennent le matin avec moi… La première rame de 5h30 est remplie d’ouvriers, de petits employés qui s’en vont à l’usine, ou sur les chantiers. Certains n’ont même pas de quoi se payer un sac à lunch et transportent leur bouffe dans un sac d’épicerie.

Tous ne sont pas à plaindre (comme je ne suis pas à plaindre), mais avouez que la majorité des clients des transports ne sont pas les mieux nantis.

Alors avec un trou de 22 millions, si la STM plie et accède aux demandes injustifiées de ce syndicat d’irresponsables, où croyez-vous que la STM ira chercher l’argent ? … Dans les poches des clients bien-sûr !

Déjà que le service mérite d’être grandement amélioré. Déjà que la STM prévoit changer 300 et quelques voitures de métro (investissement plus que nécessaire, croyez-moi !). Déjà que la ville de Montréal souhaite promouvoir le transport collectif… Voilà que ces petits écœurants décident de plomber le navire encore un peu plus !

Pas d’augmentations de salaire l’année prochaine, puis une augmentation de 2% chaque année par la suite. Voilà ce que proposait la STM… Qu’est-ce qu’il y a d’inacceptable là-dedans ? Qu’est-ce qui justifie l’application de la grève ?

La grève, c’est une situation de crise. L’ultime moyen légal afin de résoudre une situation grave de conflit entre employés et employeurs… À aucun moment, le syndicat des employés d’entretien n’a pu justifier leur sortie. Bien incapable de répondre aux interrogations des médias et de la population face à cet abus de pouvoir caractérisé.

Mais c’est terminé ! La récréation est finie ! … Le syndicat semble avoir oublié que le 26 mars, 65% des Québécois ont voté pour des partis s’opposant au laisser-aller social-démocrate et que l’opposition officielle est décidée de mettre fin aux prises d’otages des syndicats.

Lundi, si rien est fait, une loi spéciale sera votée pour contraindre les preneurs d’otages à reprendre le travail. Je dis bravo !

Bravo ! Mais profitons-en pour revoir l’ensemble du problème et, pourquoi pas, faire comme en Suède en procédant à un appel d’offres pour le transport collectif. Cela permettra de faire des économies et d’améliorer le service.

Au travail !

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