sept 23
2006Pierre Tessier, un blogueur Québécois, donne son avis sur la grosse affaire de la semaine :
« Arrêtons de blâmer les Jan Wong et autres éditorialistes-provocateurs. Et pourquoi pas tous ces autres gens du domaine public, communicateurs, artistes qui font partie de notre paysage pour qu’on les regarde, qu’on les écoute ou qu’on les lise.
Comprenons une fois pour toutes que leur raison d’être est justement de vendre du journal et de la cote d’écoute. Une bonne façon de faire cela est certes d’attirer l’attention. Et faire de la provoc’ est certainement un moyen sûr, en particulier si on froisse des sensibilités ethniques, religieuses ou sexuelles.
Ces gens-là, on les paie pour ça. On les lit et les écoute. On les valorise à dire des niaiseries.
Ne soyons pas surpris quand une niaiserie est un peu plus niaiseuse que les autres.
Surtout si elle soulève une belle tornade de publicité. »
Voir sur son blog : pierretessier.com
Je partage assez son point de vue… On le sait, la provocation est un gagne-pain pour bien du monde. La seule différence, c’est qu’ils sont d’habitude clairement identifiés : Gilles Proulx, Jean-François (Jeff) Fillion, le “Doc” Mailloux…
Dans le cas de Jan Wong, même si elle est peu connue au Québec (jusqu’à maintenant), nous n’avions pas l’habitude de classer le Globe and Mail dans la catégorie des médias polémistes. Comme quoi tout change.
Comme je l’ai dit à l’antenne de Fréquence Caribou vendredi, toute opinion peut être exprimée, selon moi en tous cas. Là où le bas blesse, c’est dans l’attitude désinvolte du Globe and Mail, qui, sans le dire franchement, cautionne les âneries de Jan Wong. Là c’est plus grave.
Maintenant, même s’il fallait donner notre point de vue, cette affaire prend une ampleur qui dépasse le raisonnable. Jan Wong ne mérite pas une telle publicité.