Le retour du Battlestar Galactica !

Filed Under (Carnet de bord) by Jean-Philippe on 20-02-2006

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Il est temps pour moi de vous faire part d’un véritable coup de cœur ! Un coup de cœur télévisuel une fois n’est pas coutume. Un coup de cœur pour une production admirable, tant au niveau visuel qu’au niveau scénaristique. Voici donc la nouvelle génération de la série épique “Battlestar Galactica” !

Les lecteurs de ma génération doivent se rappeler vaguement de ce nom. Peut-être que si j’évoque quelques personnages comme le commandant Adama, le lieutenant Apollo ou encore le pilote de Viper “Starbuck”, vous allez vous remémorer des souvenirs un peu plus précis.

La genèse de la télé-série

En 1978, la première version de “Battlestar Galactica” fit son apparition sur les écrans cathodiques. Crée par Glen A. Larson, la série trouvera un financement colossal pour l’époque, en grande partie grâce au succès de Star-Wars. Même si son créateur refusera toujours d’être comparé à la série de George Lucas, les comparaisons étaient tout de même évidentes.



Les acteurs de la série originale

Battlestar Galactica version 1978, se composa de 24 épisodes et fût vite arrêtée à cause de contraintes devenues trop lourdes : un épisode pouvait coûter de un à deux millions de dollars, et il fallait parfois consacrer 18 heures de tournage par jour ! Pour l’époque, et malgré son succès, la production préférera jeter l’éponge.

Malgré son unique saison, Battlestar Galactica restera dans les mémoires comme l’un des “space-opera” les plus réussit, même encore aujourd’hui…

Une suite décevante

En 1980, une tentative de dix nouveaux épisodes restera sans suite. Cette version n’arrivait pas à la cheville de la première saison et il faudra attendre encore un quart de siècle avant de voir naître un véritable successeur à cette épopée galactique !

Depuis le 11 février, la chaîne Z-Télé diffuse la troisième génération de “Battlestar Galactica”.

Une nouvelle version supérieure à l’originale

Cette nouvelle version passe pour être supérieure à l’originale. Évidemment, les techniques utilisées sont bien différentes : les images de synthèses ont remplacé les maquettes, le scénario est bien ficelé, les histoires sont mêmes plus variées, plus réalistes… même s’il reste un certain côté “kitsch” qui rend la télé-série très attachante.

D’ailleurs, cette version remporte un très large succès depuis le début de sa diffusion aux États-Unis.

La grande réussite vient aussi du fait que les scénaristes ont repris quelques éléments de la série originale, mais en ont aussi modifiés certains. D’ailleurs, c’est le moment de vous parler de l’histoire de “Battlestar Galactica”.

L’histoire…

L’humanité est originaire d’une planète nommée Kobol. Suite à un événement a priori dramatique, douze vaisseaux humains ont quitté Kobol afin de s’établir sur douze planètes qui deviendront autant de “colonies”. Un treizième vaisseau, qui semblerait vouloir suivre un destin différent en coupant les liens avec les douze autres, parti pour une planète dénommée “Terre”. Ne sachant pas où elle se situe exactement, l’existence de la Terre et de cette treizième colonie, se transformera en véritable mythe au fil du temps (la fuite de Kobol remonte à plus de 2000 ans).

Sur les douze autres colonies humaines, l’évolution et l’histoire suit son chemin. Les humains mettent au point des robots, appelés des “Cylons”, très évolués et efficaces. Mais, comme on peut l’imaginer, les robots se rebellèrent contre leurs créateurs une première fois (référence à la série originale), avant qu’une paix soit signée avec les humains.



Edward J. Olmos, fabuleux dans le rôle d’Adama

Là, l’histoire de la nouvelle série commence… Les Cylons déclenchent une nouvelle attaque contre les humains et les douze colonies. Cette fois, les colonies sont anéanties très rapidement. À ce moment, un vaisseau de guerre désuet, le Battlestar Galactica, rassemble tous les vaisseaux de transport civils, les cargos et les ravitailleurs encore épargnés pour fuir la zone de combat.

Les pertes sont énormes et il ne reste qu’un peu moins de 50,000 survivants, répartis sur une centaine de vaisseaux. Le Galactica est le seul vaisseau de guerre qui fut épargné grâce à son ancienne technologie, permettant de le mettre à l’écart des virus informatiques cylons qui s’étaient propagés dans les réseaux de défense coloniaux.

Sous l’impulsion d’une secrétaire coloniale à l’éducation, nommée présidente suite à l’attaque, la centaine de vaisseau pris la forme d’un gigantesque convoi dont le but est de préserver l’espèce humaine. Rapidement, les survivants s’accrochent à leurs croyances et se mettent à la recherche de cette treizième colonie installée sur une planète qui porte le nom de “Terre”.

Battlestar Galactica : une réalisation très soignée

La force de cette série repose sur un certain réalisme, ce qui nous permet de facilement s’identifier aux personnages. Bien-sûr, comme dans toutes productions de science-fiction, les invraisemblances sont présentes, mais cela ne gâche en rien la grande qualité de la télé-série.

Les bruits de combats spatiaux sont atténués, cela est toujours l’une des principales critiques en ce qui concerne les films de ce genre (dans l’espace, il n’y a aucun bruit, faute d’atmosphère), les images de synthèses sont époustouflantes, la réalisation est géniale et les acteurs de bon calibre.

Starbuck est devenu une femme (en 1978, le rôle était joué par Dirk Benedict, “Futé” dans l’Agence tous risques), le commandant Adama est joué magnifiquement par Edward James Olmos (le lieutenant Castilo dans Miami-Vice), Galus Baltar, l’imminence scientifique de la colonie humaine, a un rôle ambigu proche de la folie… Il faut dire que Baltar a sa part de responsabilité dans l’attaque des Cylons et fera tout pour que cela demeure secret.



Apollo et Starbuck, nouvelle génération

Les vaisseaux sont aussi très réalistes. Ils sont équipés de turbines, l’on distingue la chaleur dissipée par leurs réacteurs et ils utilisent de petits propulseurs pour certaines manœuvres. Les personnages vont aux toilettes, on les voit aussi se nourrir et leur fatigue est très bien reproduite sur leurs visages dans le premier épisode, alors que les Cylons les pourchassent sans répit, les obligeant à rester éveillés. Bref, ce sont peut-être des détails, mais cela apporte une tonalité des plus réalistes.

Autre chose importante, contrairement à Star-Trek (que je n’aime pas) et à bien des séries du genre, les humains ne rencontrent pas d’autres civilisations toutes les semaines en visitant des planètes, ni des extraterrestres maîtrisants parfaitement la langue anglaise ! Dans Battlestar Galactica, les humains fuient les Cylons et ça s’arrête là !

Pour finir, j’invite vraiment tous les adeptes du genre à suivre cette télé-série vraiment fantastique et, comme moi, vous allez devenir des accrocs !

Pour en savoir plus :

- “Battlestar Galactica” est diffusé au Québec sur Z-Télé les jeudis à 21h (heure de l’est), avec des reprises les dimanches, lundis et mardis.

- Le très bon site francophone BSG online

La bande annonce :

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