mai 06
2007Je ne cacherai pas ma joie. Même si je ne partage pas toutes les idées du nouveau président (un peu trop étatiste et pas assez libéral à mon goût), je suis très heureux de constater que les Français ne se sont pas laissés étourdir par les grossières campagnes de haine et de peur, maladroitement orchestrées par la gauche.

C’est une large victoire pour le candidat de droite (53,3% selon les estimations), un score sans équivoque, un score qui le situe même parmi les présidents les mieux élus de la cinquième république.
Un score amplifié largement par un très haut taux de participation. Celle-ci s’élèverait à 86% (estimations), un des plus hauts taux de l’histoire.
Les Français ont donc été clairs et ce, dès le premier tour alors qu’ils avaient placés Nicolas Sarkozy en tête avec une belle avance (31% des voix alors qu’il y avait 12 candidats).
Pour la troisième fois consécutive, la droite remporte les élections présidentielles. La gauche subit donc une énième gifle, elle qui n’a pas gagnée depuis 1988 !
Bizarrerie d’ailleurs en ce qui concerne Ségolène Royal. Au Café Méliès, autant les sympathisants de gauche comme de droite étions étonnés de voir la candidate socialiste déployer un large sourire, alors qu’elle a mené sa campagne avec un visage fermé et une certaine froideur. Même lors de son discours suivant son accession au second tour, elle ne dégageait aucune émotion.
À entendre Dominique Strauss-Khan, Laurent Fabius et d’autres, la gauche doit se réformer… de biens belles paroles que nous avions déjà entendues après l’élimination de la gauche, au premier tour en 2002. Auront-ils compris le message cette fois ?
Bref… Je suis donc heureux de cette victoire, mais en sachant bien que Nicolas Sarkozy a fait aujourd’hui, le plus facile. Dès le 16 mai (date de son investiture), les Français attendront des actes, des faits.
Je lui souhaite donc de tout cœur : bon courage ! Je pense qu’il en aura besoin.