Obama réinvente l’histoire

Date 30 mai 2008

Mardi dernier, le candidat à l’investiture démocrate, se fend d’un discours patriotique à faire pleurer dans les chaumières. Ainsi, il évoque le passé glorieux de son oncle, combattant durant la seconde guerre mondiale en Europe.

De son discours, une phrase est particulièrement intéressante :

I had a uncle who was one of the, who was part of the first American troops to go into Auschwitz and liberate the concentration camps.

Ainsi, l’oncle de Obama, aurait participé à la libération du camp d’Auschwitz à la fin de la guerre. Le problème, c’est que le camp d’Auschwitz a été libéré par les troupes de l’Armée Rouge ! Méchant détail ! Alors soit son oncle était un Soviétique, soit Obama a de bonnes lacunes sur l’Histoire en général et sur celle de sa propre famille en particulier.

Du coup, alors qu’il voulait se faire mousser devant les médias, il se plante en beauté.

Amusant.

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Blague facile

Date 27 mai 2008

Mario Lemieux, le propriétaire des Penguins, songerait à changer la raison sociale de son club de hockey pour : “Les manchots de Pittsburgh”.

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Politically correctness

Date 19 mai 2008

Toujours suite aux “fuites” rapportées par le quotidien “The Gazette”, au sujet du rapport de la commission Bouchard-Taylor, le journal “La Presse” relate ce que serait l’une des volontés des deux clowns de cette commission :

Selon le journal anglophone montréalais, le rapport recommandera l’abandon de certaines expressions qu’il juge racistes ou réductrices, comme «communautés culturelles» ou «Québécois de souche». Gérard Bouchard et Charles Taylor vont suggérer de remplacer cette dernière expression par la formule «Québécois d’origine canadienne-francaise».

Le politiquement correct dans toute sa puanteur ! Bientôt, l’on devra s’excuser d’être francophone, blanc et, honte suprême, catholique. L’expression “Québécois d’origine canadienne-française” a d’ailleurs fait ironiser Pauline Marois, en la comparant à une célèbre réplique d’Elvis Gratton. Et là-dessus, je partage assez son avis :

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Rapport Bouchard-Taylor : raisonnables conclusions ?

Date 19 mai 2008

Samedi dernier, le quotidien montréalais “The Gazette”, publiait quelques bribes du rapport qui devrait être officiellement rendu public jeudi ou vendredi. Il est difficile de déterminer pour le moment si se sont, tout d’abord, des “fuites” volontairement provoquées afin de sonder l’opinion publique, ou encore, si les informations publiées par le quotidien anglophones sont représentatives de l’ensemble du rapport.

Néanmoins, ce qui en est ressorti a de quoi inquiéter.

Pour “The Gazette”, les commissaires Gérard Bouchard et Charles Taylor conviennent qu’il est temps pour les Québécois francophones d’être plus ouverts et de cesser de se sentir menacés par les nouveaux arrivants. On rêve, mais il y a pire…

Samedi, en forme de résumé du rapport, “The Gazette” titrait “Time for Quebecers to be more open“. Plus ouverts ? Est-ce cela que les deux clowns de la commission Bouchard-Taylor ont retenus ?

Je ne nie pas qu’il puisse toujours y avoir de la place à l’amélioration. Personne ne s’oppose à la vertu. Mais si l’on nous dit qu’il faut être plus ouverts, cela signifie d’abord que nous le sommes pas assez. L’on tente donc de trouver un manque d’ouverture à un peuple qui, depuis plusieurs décennies, accueille à bras-ouverts les immigrants et les communautés culturelles sans broncher. Un peuple qui protège le droit de ses minorités. Qui ne crée pas de ghettos (ou si peu). Qui préfère inclure ses immigrants que de créer des mosaïques culturelles comme l’on voit aux États-Unis ou dans le Canada anglais (comparez juste Montréal à Toronto pour vous en convaincre).

Que faut-il de plus pour être “more open” ? Que faut-il de plus, à part faire un peu plus d’efforts pour intégrer les médecins étrangers, par exemple ? … Que veulent ces clowns ? Que l’on voile nos femmes et que l’on bannisse le porc ? Que l’on porte tous des Kirpans et des turbans sur la tête ? Que l’on accepte que les femmes ne soient plus mélangées aux hommes dans les écoles et les piscines ?

C’est ça faire preuve de plus d’ouverture ? … Si l’on a des réserves sur certaines différences culturelles, en tant que blanc, francophone, et qui plus est catholique (que cela soit religieusement ou philosophiquement parlant), on devient des racistes ou aux prises à un manque d’ouverture d’esprit… PAR CONTRE, si l’on est d’une minorité culturelle, en particulier musulmane, d’avoir des réserves par-rapport aux traditions québécoises voire même aux lois du pays, n’est en rien un signe de repli ou de racisme. La réciproque n’est donc pas permise, selon les deux clowns de la commission.

On va sagement attendre la publication du rapport, mais quelque chose me dit que ça ne regarde pas bien du tout !

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Débat sur la duplication de contenu

Date 18 mai 2008

Être un blogueur, c’est d’abord et avant-tout, parcourir la toile et faire de l’Internet un véritable outil de travail. Notre créativité éditoriale, nos idées, nos opinions même, seront inspirées par nos découvertes et nos lectures du web. C’est un plaisir (en tout cas ça doit le rester), car un blogueur aime en général écrire et s’exprimer, mais aussi lire et découvrir son “environnement virtuel”.

Sur Facebook, il s’en passe des affaires. J’ai pu même y apercevoir un début de polémique, entre le blogue de l’AMM (Association Marketing de Montréal) et quelques-uns de ses propres collaborateurs.

Ne me sentant pas particulièrement concerné, j’ai passé mon tour, faute de temps ainsi que par manque de curiosité (oui, je l’avoue). Mais profitant d’un dimanche tranquille, regardant distraitement la Russie battre le Canada au championnat du monde, j’ai découvert le billet de Isabelle Lopez où elle explique les raisons de son départ du blogue de l’AMM.

Éveillant cette fois, ma curiosité jadis endormie, j’ai tiré un peu sur le fil des événements, afin de me faire une idée à propos de cette “chicane tragico-bloguesque”. Oh je vous assure, il n’y a rien de bien dramatique ici. Sauf que le fond de cette tragédie geek (c’est ma journée jeux de mots on dirait), mérite qu’on en discute.

D’un côté, on a un certain nombre de personnes qui s’offusquent qu’un auteur, puissent reproduire ses billets sur différents blogues auxquels il participe. D’un autre, nous avons des auteurs qui, si j’ai bien compris, ne voient pas où est le problème.

J’avoue que je suis surpris que ce débat prenne de telles proportions. De mon côté, un auteur n’est pas “juste” un auteur, il est aussi le propriétaire de son “Å“uvre”. Car à moins qu’il puisse y avoir un contrat légal signé, ou convenu, entre les parties, un blogue aussi contributif soit-il, ne se borne qu’à la diffusion des articles qu’on lui donne, surtout lorsque l’auteur y participe bénévolement.

Je trouve particulièrement ingrat de profiter des créations des auteurs, afin de contribuer au contenu de leur blogue, tout en leur reprochant de pouvoir disposer librement de leurs textes.

C’est vrai qu’à partir du moment où l’auteur et l’éditeur, sont d’accords pour que le contenu publié soit un contenu original, le problème se pose moins. Mais peut-on exiger une telle chose a posteriori ? Car, à moins que je me trompe, il ne me semble pas avoir trouvé la moindre règle à ce sujet sur le blogue de l’AMM.

Les responsabilités d’un auteur est à mettre en parallèle avec une certaine éthique (ou netiquette). Il ne doit pas s’attribuer des créations qui ne sont pas les siennes… entre-autres. Mais comme dans tout, ça prend des limites, car le droit du propriétaire du texte original, encore une fois à moins d’accord préalable, est un droit qui, en terme de propriété intellectuelle, se place en avant des autres. La propriété intellectuelle n’est pas un “gadget” ou un caprice, c’est un droit fondamental reconnu dans la majeure partie des pays. C’est une question de respect envers le créateur.

Et que serait un blogue collaboratif sans auteurs ? … Cela me fait penser à Youtube qui tire sa réussite du fait que des personnes envoient leurs vidéos sur le site. Ce qui permet, c’est vrai, l’accès à une bibliothèque incroyable de vidéos à tous les internautes… c’est du donnant-donnant. Car même si l’AMM ne tire pas de profits de son blogue, ce sont les textes des auteurs qui font la popularité du site, non ?

Quand je lis que le fait de reproduire ses propres billets, est un manque de respect envers le lecteur, j’avoue qu’il y en a  qui y vont assez fort en terme d’indignation.

Personnellement, lorsque je “tombe” sur un doublon, ben… je ne le lis pas et je passe à l’article suivant. Que cela soit sur mon lecteur de flux RSS ou dans mon navigateur, cette audacieuse manÅ“uvre doit me prendre quelques petites secondes. Je dois être un très curieux spécimen, puisque à aucun moment je me suis senti insulté ou irrespecté par l’auteur du dit article.

Par contre, en lisant certaines remarques, j’y est vu que quelques-uns se prenaient pas mal au sérieux. Comment ça ? Ne pas honorer le grand blogue de l’AMM de contenus exclusivement originaux ?!! C’est un crime de lèse-majesté ma parole ! Du coup, cela m’a pas mal moins donné envie de le lire, ce blogue.

Mais bon, comme je le disais, rien de bien dramatique. Ceci n’étant que mon opinion, originale celle-là !

  • À lire également, le billet de Stéph sur son techno-blogue, avec lequel je suis assez en accord.

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Montréal à… (re)découvrir

Date 18 mai 2008

Profitant de leur anniversaire d’arrivée au Québec, Isabelle et Christophe en ont profité pour réhabiller leur blogue. Si vous ne les connaissez pas encore, je vous invite grandement à leur rendre visite…

Depuis leur arrivée à Montréal, ils nous livrent leurs impressions sur leur société d’accueil, les bons comme les mauvais côtés. Découvrez également leur album de photos ainsi que leurs vidéos.

Bon anniversaire à vous deux et bravo pour la qualité de votre blogue !

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Jean-François Mercier à son meilleur

Date 17 mai 2008

Vous connaissez certainement son personnage du gars frustré, ainsi que sa sortie en règle contre les méthodes commerciales de “Bell Mobilité”, mais avez-vous vu son intervention au dernier Gala des Olivier ?

Jean-François Mercier m’a, pardonnez mon expression, laissé “sur le cul” lorsqu’il s’en est pris à l’industrie du disque. Prenant comme exemple Marie-Élaine Thibert qui a vendu quelques 400,000 albums, mais qui n’a pas assez d’argent pour s’acheter une maison !

Ceci est à mettre en parallèle avec la nouvelle tendance des artistes qui diffusent, par eux-mêmes, leur musique sur le net. La multiplication de ces exemples, semble démontrer que les artistes y trouvent bien des avantages.

Pour voir ou revoir l’intervention de Jean-François Mercier au Gala des Olivier, voici l’extrait :

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Les glaces du Groenland sont à leur plus haut niveau en 15 ans

Date 16 mai 2008

Vous le savez, même si je ne remets pas en cause le réchauffement climatique de ces dernières années, je suis par contre, très sceptique concernant les causes. L’histoire nous a ainsi montré que la Terre a connu de multiples bouleversements climatiques, que cela soit vers le chaud ou vers le froid.

Ainsi, l’Optimum climatique médiéval (période particulièrement chaude sur l’Atlantique nord au Moyen-Âge) a permis aux Vikings de s’installer au Groenland, d’avoir des vignes et même des figuiers dans le sud de l’Angleterre et de voir l’étendue de la forêt canadienne aller beaucoup plus au nord qu’elle ne l’est actuellement. Cet Optimum climatique fût aussi à l’origine d’un “âge d’or” en Europe, où il était beaucoup plus facile de faire pousser du blé et des fruits, et qui correspond à l’époque des constructions des grandes cathédrales.

Pourtant, alors qu’aux alentours de l’an 1000 il faisait plus chaud qu’aujourd’hui, il est difficile de mettre cela sur le dos du CO2 et de l’activité humaine. CO2 qui, pour simple rappel, représente 0,0375 % du volume de l’atmosphère… juste en passant. Je vous invite d’ailleurs à lire mon précédent texte, consacré au “mensonge climatique”.

Dans le même ordre d’idée, le quotidien groenlandais “Sermitsiaq”, annonce que la couche de glace entre le Canada et le Groenland n’a jamais atteint un niveau aussi élevé en quinze ans ! … Certes, cela ne signifie pas que nous sommes sortis de cette période de réchauffement. Mais c’est un fait qui montre bien que le catastrophisme des “réchauffistes” est nettement exagéré. L’Institut de météorologie du Danemark (auquel appartient le Groenland), est formel : “Satellite pictures show that the ice expansion has extended farther south this year. In fact, it’s a bit past the Nuuk area. We have to go back 15 years to find ice expansion so far south. On the eastern coast it hasn’t been colder than normal, but there has been a good amount of snow.”

Pour lire l’article en intégralité : Deep freeze in western Greenland

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Israël, l’autre réalité

Date 15 mai 2008

Parce que les médias ne relatent, par définition, que l’actualité de moment, on est souvent tenté de simplifier nos prises de position par-rapport à des images vieilles de 24 heures, tout au plus. Mais, comme toujours, l’actualité tire ses sources de l’histoire… et cette histoire est souvent omise. Israël n’est pas sans défaut… mais quel pays peut prétendre l’être ? Cependant, j’ai toujours refusé de croire qu’il y avait des bons et des méchant dans le conflit qui oppose Israël à ses voisins.

Les états arabes de la région, déploient beaucoup d’énergie à dénoncer le sort des Palestiniens en Israël, ce qui permet de détourner l’attention sur eux, la plupart des dictatures, dans lesquelles les peuples souffrent. Voici un texte paru cette semaine dans Le Devoir, qui fait un rappel de la réalité historique de la création d’Israël :

L’autre Nakba

Pierre Lévy, Professeur à l’Université d’Ottawa
Jean-Charles Chebat, Professeur à HEC-Montréal

Source : le Devoir du 13 mai 2008

Il est d’usage pour les rhéteurs de la cause palestinienne de parler de la Nakba, c’est-à-dire la «catastrophe» en arabe, soit, selon eux, la création d’Israël et l’exil des Palestiniens. Cet exil aurait été causé par les violences faites aux Palestiniens dans la guerre qui opposa cinq armées arabes à un embryon d’armée israélienne et qui finit par l’établissement de lignes de cessez-le-feu de Rhodes en 1949.

Premier point que nous voulons faire: cet exil fut largement causé par les dirigeants arabes eux-mêmes. Sûrs de leur victoire, les rois et dictateurs arabes, dont les armées étaient largement équipées, financées et entraînées par les Britanniques, pensaient ne faire qu’une bouchée de ces quelques milliers de Juifs, mal armés et mal entraînés. Quelque 600 000 Arabes ont quitté le territoire confié par la Société des Nations (SDN, ancêtre de l’ONU) aux Britanniques, la province ottomane de Palestine, par peur d’être perçus comme des traîtres par les frères de la Ligue arabe.

Le mensonge

Début 1949, Émile Ghoury, homme d’État libanais et dernier président chrétien de la Ligue arabe, écrivait dans son discours de démission qu’il refusait de continuer à vivre avec le mensonge selon lequel les Israéliens avaient chassé leurs concitoyens arabes. Ghoury disait que le temps était venu que les États frontaliers d’Israël assument la responsabilité d’avoir demandé que les Israéliens et les Arabes palestiniens quittent leurs domiciles pour des raisons militaires tactiques, afin de permettre aux armées arabes de faire pleuvoir la dévastation sur les seuls Juifs. La promesse était que les Arabes reviendraient «d’ici deux semaines après avoir mis les Juifs à la mer».

Cinquante ans plus tard, le 19 mars 2001, Fouad Abu Higla, éditorialiste régulier du quotidien de l’Autorité Palestinienne, Al Hayat Al Jadida, écrivait un article pour le Sommet arabe, critiquant les États arabes pour une série d’échecs. L’une d’entre elles était que les dirigeants arabes avaient forcé les Arabes du mandat britannique à quitter leurs terres en 1948.

La leçon ne semble pas avoir été apprise. Nasrallah, le leader du Hezbollah a fait, en août 2006, très exactement le même appel au départ: il exigeait que les Arabes vivant dans la région de Haïfa quittent d’urgence leurs domiciles plutôt que de subir les bombardements du Hezbollah.

Un élément mis de côté

Mais, en 1948, le scénario ne se déroula pas comme les dirigeants arabes l’avaient prévu. Tout d’abord, plusieurs milliers d’Arabes, chrétiens et musulmans, druzes et autres, refusèrent d’écouter ces voix étrangères: ils restèrent sur place. Eux et leurs descendants sont aujourd’hui un million deux cent mille citoyens de l’État d’Israël, soit près de 20 % de sa population. C’est le premier aspect de la «Nakba» que les rhéteurs supposés pro-palestiniens mettent systématiquement de côté dans leurs prétendues démonstrations.

Ensuite et surtout, contre toute attente, les Israéliens ont battu les cinq armées arabes. Un expert militaire français de l’époque, prédisait, sans que d’ailleurs cela émeuve concrètement aucun État de cette Europe où l’on venait de découvrir les camps d’extermination nazis, «les Juifs sont foutus».

Présence et culture

Il est un deuxième aspect tout aussi important: l’autre «Nakba», celle subie par les Juifs vivant dans les pays arabes. 900 000 Juifs vivaient après la Seconde Guerre mondiale dans les pays aujourd’hui membres de la Ligue arabe. De ces 900 000 Juifs il ne reste pratiquement rien, sinon quelques milliers, surtout au Maroc. Rien de leur présence physique, rien de leur culture: des synagogues dévastées, des cimetières en ruine. Leur longue et fertile histoire est entièrement passée sous silence par les manuels d’histoire officiels des pays arabes.

Les Juifs se sont établis dans ces pays des siècles avant l’invasion arabo-musulmane du VIIe et VIIIe siècle. Sur un plan ethnique, le Maghreb a été — faut-il le rappeler? — berbère (amazigh), punique, romain et même germain (vandale) avant d’être arabe. Sur un plan religieux, il a été animiste, polythéiste, juif et chrétien longtemps avant d’être musulman.

Le petit royaume judéo-berbère établi autour de Bougie (dans l’actuelle Algérie) résista 70 ans à l’invasion arabo-musulmane, en particulier sous la conduite d’une femme, la Kahena. Les Juifs avaient établi une communauté en Tunisie depuis sans doute des millénaires sur l’île de Djerba. Que dire de ceux d’Égypte, présents au moins depuis l’époque grecque? Et des Juifs de l’actuelle Irak, qui y furent transplantés après la destruction du premier Temple de Jérusalem, soit six siècles avant l’ère chrétienne et qui y vécurent jusqu’aux persécutions du Baas!

Pogroms

Les pogroms, en particulier ceux de 1945 à Constantine (Algérie) ou celui de Bagdad commis à l’instigation du Mufti de Jérusalem, Al-Husseini avec les encouragements de ses alliés nazis, ont fait prendre les menaces antisémites très sérieusement par les communautés juives. Ces pogroms se situent dans une tradition des pogroms antisémites (mais aussi antichrétiens) à travers l’Empire ottoman.

Les juifs qui ont quitté le monde arabe dans les années 1950-60 ont été pour la plupart obligés d’abandonner leurs biens avec l’active complicité des institutions judiciaires locales. Ils ont trouvé refuge principalement en Israël, mais aussi en France et au Canada. Ils ont pu retrouver là des occasions de développement et une vie normale, malgré une profonde déchirure personnelle et collective.

Aucun d’eux n’est aujourd’hui à la charge des programmes sociaux des Nations unies. Ils n’ont pas alimenté de partis totalitaires et ne commettent pas d’attentats suicide. C’est sans doute parce qu’ils ne se sont pas livrés à la politique du pire que l’expulsion et le dépouillement sans scrupules dont ils ont été victimes sont systématiquement oubliés.

Il y a aujourd’hui un million deux cent mille arabes (musulmans et chrétiens) sur la terre d’Israël, soit deux fois plus que le nombre de ceux qui en sont partis. En revanche, s’il faut le redire, il n’y a plus de Juifs dans les pays de la Ligue arabe. Il est grand temps que l’on rende justice à ces Juifs déracinés de leurs terres ancestrales. Qui le fera?

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Mac OS X comme scène d’un clip musical

Date 10 mai 2008

Placement média, utilisation dans des longs-métrages, publicités… il n’est pas rare de voir un Mac à la télévision ou au cinéma. L’objet est “branché”, il est même “cool”, la marque “iPod” est devenue, à l’instar du Walkman des années 80, le terme générique pour qualifier un baladeur MP3… mais rare est de voir le système d’exploitation du Mac servir de toile de fond à un artiste.

Dennis Liu, réalisateur de publicités et de vidéo-clips, nous livre une création pour le moins originale. En n’utilisant que son Mac et les logiciels qu’il contient, il a réalisé un vidéo-clip pour le groupe The Bird and The Bee intitulé “Again & Again”.

Le site Tuaw.com met en doute le caractère officiel du clip, mais vu que son auteur est un professionnel dans le domaine et la qualité de la réalisation, je trouverais ça curieux qu’il puisse l’avoir créé “juste pour le fun”. Mais admirez plutôt :

Source : Tuaw.com

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