Philippe Tesson ou le journalisme éclairé

Date 21 avril 2007

J’ai, dans mon Panthéon personnel, quelques idoles, quelques icônes qui ont, sans le moindre doute, influencé ma vie, mon esprit et mes idées. Parmi eux, Philippe Tesson est bien haut dans la liste.

Avec l’écrivain Roger Nimier, Philippe Tesson est un des personnages qui m’a donné le goût d’écrire et de lire.

Philippe Tesson, un des derniers grands journalistes français, a été rédacteur en chef, patron de presse même, lorsqu’il était à la tête du (très) regretté “Quotidien de Paris”.

Je me souviens comme si c’était hier, de l’effervescence qui me gagnait, chaque matin, lorsque le facteur déposait la parution du jour du Quotidien. Le “Quotidien de Paris”, journal indépendant, vestige d’une époque où la presse française était très riche et diversifiée, bien avant que la presse se copient les uns et les autres, en reprenant les mêmes nouvelles, leur apportant un traitement souvent identique.

Depuis, les grands groupes de médias se sont emparés des gros titres de la presse, transformant cette richesse culturelle et intellectuelle, en vitrine mercantile et sans saveur.


Malgré la disparition du “Quotidien de Paris”, Philippe Tesson continue de sévir dans les médias, pour notre plus grand bonheur. L’esprit vif, malgré son âge, sa culture générale inégalable, et son franc-parler détonne avec l’environnement médiatique et politique actuel.

C’est presque par-hasard que j’ai trouvé cette fabuleuse citation de Philippe Tesson, au sujet du débat présidentiel français (un délice) :

“Moi je suis journaliste donc je me mets à part. Mais je me mets à la place d’un honnête électeur moyen. Moi je ne suis pas honnête, je suis journaliste ; je ne suis pas moyen, je suis vieux (…) Il aimait mieux le premier (Sarkozy), il entend le deuxième.

Là dessus arrive sur le terrain de course François Bayrou dont la fonction ontologique, historique et politique est l’indécision. (…) C’est pour cela qu’il monte : plus il y aura d’indécis plus il y aura d’électeurs.

Mais les choses vont se normaliser. J’espère !

J’espère que Sarkozy va revenir a de meilleurs sentiments dans sa définition entre la société et l’état et que Ségolène Royal va rentrer dans les écuries du parti socialiste où l’attendent les palefreniers historiques.”

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2 commentaires to “Philippe Tesson ou le journalisme éclairé”

  1. Mathieu said:

    Je ne le connais pas aussi bien que toi ce Tesson, mais pour ce que j’entends de sa bouche dans les débats d’Europe 1 : son indéfectible adhérence à toute la politique de Sarkosy avec en plus sa préciosité et sa suffisance vis à vis de ses interlocuteurs. Eh ben, mon impression c’est que c’est surtout un sale con réac.

  2. Benoît Marielle said:

    Mathieu,
    Avant d’utiliser des termes dont tu ignores totalement le sens, sinon de l’avoir entendu dans les médias, tu devrais parfaire ton éducation politique et littéraire ! “Réac”, c’est un peu comme le “fasciste”, un terme qui est galvaudé et qui finit par ne plus rien dire.

    D’autre part, apprends aussi à écrire le nom des personnes que tu n’apprécies pas, ça aiderait dans ta déjà pauvre crédibilité.

    Philippe Tesson est un grand journaliste, respecté même par la gauche. Il n’y a que les médiocres comme toi qui arrivent à le critiquer alors qu’ils ne n’ont pas fait le dixième de ce qu’il a réalisé dans sa vie.

    Retourne à tes études petit. Ensuite, tu pourras revenir t’exprimer (peut-être) avec les grands.

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