mai 01
2007On mesure souvent l’aura d’une personnalité politique, à la diversité des gens qui le soutiennent. Et il faut bien dire qu’à droite, les soutiens du monde de la culture étaient souvent limités.
Évidemment, après Lyne Renaud, l’incontournable Johnny Hallyday ont été des soutiens inconditionnels pour Jacques Chirac. On nous les sortaient à chaque campagne, sans surprise, afin d’attirer l’électorat. Mais bon… il faut bien admettre que tout ceci était bien illusoire.
Aujourd’hui, par curiosité, je suis allé sur le site de Nicolas Sarkozy en me demandant sur quels genres de soutiens il allait pouvoir compter. Et ce fût une grande surprise ! Ce gars-là arrive à faire converger vers lui, un flot incroyable de monde… et surtout des gens que je n’aurais jamais pu imaginer.
Mais plus que tout, il arrive même à obtenir le soutien de personnalités qui se classent (classaient ?), ouvertement à gauche depuis bien longtemps comme Enrico Macias, qui avait soutenu Mitterrand et d’autres socialistes en son temps, Henry Salvador, mais aussi Jean-Marie Bigard qui n’en manquait pas une pour s’en prendre à la droite il n’y a pas si longtemps.
Qui voit-on encore ? Arthur, l’animateur de télévision, Alain Prost, des joueurs de soccer, de rugby, Doc Gynéco (j’avoue que je n’en reviens toujours pas), Philippe Bouvard, Charlotte Rampling (il faut dire que son ex-mari, Jean-Michel Jarre, a toujours été chiraquien), Véronique Genest, Jean Reno, Christian Clavier…
De mémoire, je ne pense pas qu’un candidat de droite, a su rassembler autant de gens du monde de la culture et des médias autour de lui. Un milieu, souvent considéré à gauche. Sa change, d’habitude c’était l’inverse.
Cela prouve aussi et surtout, que toute cette campagne antidémocratique de salissage et d’insulte ne tient pas la route deux secondes. D’ailleurs, Dominic Farougia y fait allusion à la fin de cette petite vidéo, que je ne pouvais m’empêcher de vous montrer :
Les soutiens de Nicolas Sarkozy
Il est finit le temps, semble t-il, où les artistes boudaient la droite au nom d’une je ne sais quelle idée de “gôche culturelle”.
Je suis donc impressionné et heureux de voir que certaines choses changent en France… parfois !