L’Inquisition façon Dion et Duceppe

Filed Under (Canada, Humeur, Politique) by Jean-Philippe on 08-05-2008

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Nous en avons entendu parler toute la journée, le ministre des affaires étrangères du Canada, Maxime Bernier, a été le compagnon d’une dénommée Julie Couillard, elle-même ayant partagé sa vie, il y a quelques années, avec des membres de gang de motards criminalisés.

C’est alors qu’en dignes représentants de la petite Inquisition d’opérette, le duo Stéphane Dion et Gilles Duceppe, nous ont offert un spectacle désolant à la chambre des communes aujourd’hui.

Un duo d’Inquisiteurs, un duo d’hypocrites également. Ainsi, cela faisait des mois que le Bloc Québécois avait eu connaissance des relations, pour le moins spéciales, de l’ancienne compagne du ministre Bernier sans jamais poser la moindre question. Alors, si comme le dit le PLC et le Bloc, il s’agissait tellement d’une question de “sécurité nationale”, comment se fait-il que l’opposition soit restée muette tout ce temps ?

Méchante coïncidence également, que la nouvelle soit parue après l’élimination du Canadien de Montréal, alors que les médias n’avaient plus grand chose à se mettre sous la dent et que le public allait donc être très réceptif à ce genre de nouvelle. Nouvelle qui a été sans aucun doute coulée par l’opposition, pourquoi donc avoir tant attendu si ce n’était pas juste pour se faire du capital politique sur le dos de cette pauvre fille.

Parce que l’important là-dedans, c’est que Julie Couillard n’a AUCUN passé criminel. Que Julie Couillard s’est trouvée dans l’entourage des Hells dans les années 90 et surtout, il n’existe pas le moindre début de commencement de preuve, comme quoi Julie Couillard aurait mis en péril la sécurité du Canada, ou aurait transmis des informations sensibles à un tiers !

Quand je pense que les Duceppe et Dion sont les premiers à s’indigner des exagérations de notre voisin du sud, lorsqu’il s’agit de la vie privée des personnalités publiques. Qu’ils s’offusquent que le passé ou les relations d’individus soient étalé au grand jour… les voilà agir à visage découvert ! Voilà les petits redresseurs de moralité, les pathétiques inquisiteurs en cravate, voilà où on en est rendu : s’en prendre à quelqu’un, par l’intermédiaire d’une ancienne relation, alors que cette dernière n’a, jusqu’à preuve du contraire, absolument rien à se reprocher.

C’est sûr que Maxime Bernier est un clown et qu’à la place d’Harper, je l’aurais renvoyé à ses études, mais certainement pas à cause de son ex-blonde… plutôt à cause de ses maudites gaffes et de son incompétence à diriger un ministère aussi important

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14 milliards de dollars, émoi, émoi, émoi…

Filed Under (Actualité, Canada, Politique, Québec) by Jean-Philippe on 29-09-2007

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Cette semaine, le premier ministre du Canada a tenu à annoncer lui-même la bonne nouvelle : le gouvernement fédéral a accumulé quelque 14 milliards de dollars d’excédent budgétaire. Cette nouvelle n’est pas une surprise en soi. Cela fait désormais une décennie que le Canada recueille plus d’argent, qu’il n’en dépense. Ce qui est un fait unique parmi les pays occidentaux.

Solde financier G7

Depuis dix ans, le Canada réduit sa dette publique (entre autres) et du même coup les intérêts de la dette. Stephen Harper a d’ailleurs profité de cette annonce, pour nous dire que ces 14 milliards de dollars, iront directement au remboursement de la dette, ce qui permettra au Canada d’économiser 700 millions de dollars par année. En somme, 700 millions qui ne seront plus jetés par les fenêtres, mais qui resteront à la disposition d’Ottawa. Pour information, en dix ans, la dette publique du Canada a été réduite de près de 100 milliards de dollars !

Je suis personnellement un farouche partisan de la réduction de la dette. La dette publique sera toujours un boulet pour notre économie. Les intérêts que nous versons, nous, contribuables, est de l’argent perdu. De l’argent dont nous aurions bien besoin pour améliorer le sort du Canada et de nos provinces. Au lieu de cela, les intérêts que nous payons vont directement dans les caisses de banques japonaises, britanniques ou allemandes, en pure perte, en tout cas, pour nous.

Ramenons cela à un budget familial. Rembourser un crédit permettra à une famille de moins payer d’intérêts et donc, lui permettra de consacrer plus d’argent à d’autres fins. Cela est un gage de bonne gestion, cela va de soi.

Que faire de cet excédent budgétaire ?

La question qu’il faut néanmoins se poser est la suivante : est-ce véritablement une bonne idée que de consacrer l’ensemble de cet excédent au paiement de la dette ? C’est une question légitime, je pense, si elle est posée sans arrières pensées partisanes ou démagogiques comme le font les trois partis d’opposition à la chambre des communes (Bloc, Parti Libéral et NPD).

Depuis les dernières élections complémentaires, les trois partis d’opposition, en particulier le Bloc et le Parti libéral en perte de vitesse au Québec, se croient obligés de montrer les dents, afin de se fabriquer une nouvelle virginité au sein de l’opinion publique.

Personnellement, bien que me situant sans ambiguïté à droite, je pense qu’une partie de cet excédent budgétaire devrait aller à l’amélioration de quelques « bobos » dont nous connaissons tous l’existence.

Je salue la nouvelle. Je suis heureux que cet argent servira à payer la dette (que nous devrons payer de toute manière). Mais à la place de Stephen Harper, j’aurai consacré trois ou quatre milliards de cet excédent, à l’amélioration des infrastructures du pays, ainsi qu’à l’amélioration du système de santé. Une petite aide aux provinces n’aurait pas fait de mal et aurait été très populaire au sein de l’opinion publique.

Un pays bien géré est une très bonne nouvelle. Mais un pays bien géré et disposant d’infrastructures solides et modernes, c’est encore mieux !

Une petite aide, en forme de coup de pouce, aux municipalités par exemple, qu’elles réclament depuis des années, aurait été très profitable. Un autre coup de pouce, donné aux provinces, afin d’améliorer le réseau routier n’aurait pas été du luxe. Et les dix milliards restants, consacrés à la dette, aurait permis tout de même de réduire la dette de façon bien confortable.

Gilles Duceppe

Évidemment, pour le Bloc Québécois qui se cherche une utilité depuis la dégringolade du Parti libéral au Québec. Trop souvent montré du doigt comme étant devenu un allié objectif des conservateurs à Ottawa, pense qu’il peut inverser la tendance en redevenant l’éternel agité de la chambre des communes.

Attention, je ne suis pas en train de dire que le Bloc n’a pas d’utilité à Ottawa. Au contraire ! Le Bloc a souvent permis de défendre les intérêts du Québec, malmené par la traîtrise des libéraux, en particulier sous les règnes de Trudeau et de Chrétien. Mais plutôt que d’être une opposition constructive, comme elle l’a été depuis l’arrivée des conservateurs, le Bloc joue aux caniches enragés depuis les derniers résultats électoraux et les récents sondages. Est-ce une bonne façon de faire de la politique ? Je ne le pense pas !

Un vent de panique dans les rangs de l’opposition.

Là, on sent que le PLC et le BQ tentent de provoquer la chute du gouvernement, afin d’aller en élection au plus vite. Le PLC étant trop pressé de se débarrasser de Stéphane Dion après une nouvelle défaite électorale, et le Bloc, inquiet de voir son électorat en région passer du côté des conservateurs.

De mon côté, je salue tout de même le courage de Stephen Harper. En effet, étant donné les signes de plus en plus insistants, d’une élection prochaine, il aurait été très tentant pour Ottawa d’annoncer une baisse d’impôts à la faveur de cet excédent budgétaire. Le genre de nouvelle qui permet de grimper de quelques points dans les sondages. Là-dessus, je le trouve très responsable. Imaginez s’il l’avait fait ! Les partis d’opposition auraient criés à la démagogie, tout en nous parlant de la dette que nous nous devons de rembourser.

Oui, cela sent les élections. Mais cela semble un peu plus venir d’un vent de panique, parcourant les bancs de l’opposition, que d’une réelle réflexion politique. De plus, personne n’ignore l’état des caisses du Bloc et du PLC, réduites au minimum, alors que les conservateurs sont, d’ores et déjà, prêts à affronter une nouvelle joute électorale. Est-ce donc une tentative de baroud d’honneur ? Un moyen d’attirer les adhérents en lançant un signe du genre : « Oui, oui, nous existons ! » ?

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