Ton univers impitoyable

Filed Under (Hockey) by Jean-Philippe on 03-10-2006

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“Le trio à Théo” est maintenant totalement démantelé. Certes, ce n’est certainement pas la seule explication à l’échange du numéro 71, mais je pense sérieusement que Mike Ribeiro était le dernier perturbateur dont la nouvelle équipe n’avait définitivement pas besoin.


Remise en contexte

L’an passé, les débuts du Canadien sont étincelants. L’équipe se permettant même de trôner au sommet de l’association de l’Est puis, ensuite, de chauffer les Sénateurs d’Ottawa. Ça se passe bien… sur la glace.

Dans la chambre des joueurs, un clan de fortes têtes prend de plus en plus d’espace. Il s’agit de Dagenais et de Ribeiro, de très grands chums, rejoins par Théodore, le gardien préféré de tous les partisans. Jusqu’au mois de novembre 2005, personne ne s’inquiétait de ce trio de joyeux fêtards.

Par contre, l’on pouvait déjà noter quelques divergences entre le trio à Théo et l’entraîneur-chef de l’époque, Claude Julien, qui commençaient sérieusement à peser sur l’ambiance dans l’équipe.

Claude Julien reprochait à Dagenais et Ribeiro leur manque d’éthique de travail. En effet, les deux attaquants du Canadiens se présentaient aux séances d’entraînement quand ça leur plaisaient, et avaient un niveau de jeu en dent de scie durant les matchs. Lorsque les victoires sont là, ça peut encore passer… lorsque les défaites s’enchaînent, c’est une toute autre histoire !

Le premier à écoper fût Pierre Dagenais. Après avoir passé quelques matchs dans les estrades, Dagenais fût cédé au club école du Canadien d’Hamilton. Insulte supplémentaire pour lui : aucun club ne le réclama au ballottage !

La messe était dite et Claude Julien devait secouer son équipe qui ne performait plus autant qu’en début de saison.

Mais voilà que celui sur lequel on mettait tant d’espoirs… s’effondra. José Théodore n’était plus que l’ombre de lui-même. Là aussi, personne ne s’inquiétait trop de ses performances en début de saison : la défense et l’attaque du Canadien était en béton armé… mais alors que les résultats de l’équipe montréalaise s’effondrèrent à partir de novembre, “Théo” n’était plus là pour sauver les apparences… et les matchs !

Celui qui était considéré comme l’un des meilleurs gardiens de la ligue nationale ne répondait plus à l’appel et ressemblait de plus en plus à une passoire de 5 millions de dollars !

Pourtant, Claude Julien lui laissera une chance et même plusieurs chances… mais rien n’y fait. José s’effondre, et même s’il maintien devant les journalistes que l’arrestation de son père, usurier notoire et de son beau-père qui est nulle autre que Guy Cloutier, ne l’affecte guère, on est en droit de penser que cela ne devait pas l’aider dans sa concentration.

Mais il n’y a pas que cela. Théo et Ribeiro étaient parfois plus présents dans les clubs branchés de Montréal, que lors des entraînements du Canadien. Ce sont des choses que l’on pardonne à des joueurs de ligues mineures (et encore !), mais pas à des joueurs payés plusieurs millions et qui ne font plus d’efforts dans ce pourquoi on les paie.

Julien n’en peut plus… Gainey ne semble pas mesurer l’étendue des dégâts et pense que Claude Julien reste trop gentil avec ses joueurs. Ce qui est peut-être vrai aussi…

Là, on a l’impression désagréable que Ribeiro veut faire payer à Julien la rétrogradation de son chum Dagenais. La situation devient intenable et Claude Julien est congédié en janvier 2006.

Bob Gainey, ancien joueur du Canadien, directeur-général du club, prend lui même les rênes de son équipe. Mais tout comme Julien, il arrive aux mêmes conclusions : il y a vraiment un problème avec Théodore… et il met toute son énergie à trouver une solution.

Gainey qui ne comprenait pas toujours que Julien préférait faire jouer Huet, alors que son joueur étoile payé 5 millions, servait juste à chauffer le banc pendant les matchs. Finalement, après quelques semaines, Gainey laissera à Cristobal le soin de poursuivre sur sa lancée, persuadé alors qu’il devenait le seul maigre espoir au Canadien de faire les séries.

Après le drame théâtral de sa fameuse blessure au talon, Théodore fût échangé à l’Avalanche du Colorado en retour de David Aebischer.

Même si Théodore était devenu la risée du public, ce fût un choc dans la métropole. Celui qui était sur presque tous les chandails, sur toutes les affiches, sur toutes les annonces du Canadien quittait l’équipe, tel un souverain déchu.

Restait le troisième du trio infernal, Mike Ribeiro.

Ribeiro a du talent. C’est un bon joueur qui a un sacré potentiel sur la glace. Le problème, c’est que pour arriver à briller sur la glace, il faut que ça lui tente… et ça n’a pas l’air de lui tenter souvent depuis quelques mois.

Ribeiro a eu la peau de Claude Julien, mais l’histoire est différente avec Gainey puis Carbonneau dans le décor. Le numéro 71 du Canadien ne peut plus vraiment jouer les fortes têtes alors que celui qui signe ses chèques est derrière le banc, remplacé cette année par Carbonneau, un ancien capitaine du Canadien, dernier vainqueur de la coupe Stanley… Carbo connaît très bien l’organisation du Canadien et n’est pas homme à se laisser faire par le “frais-chier” de service, alors qu’il traîne la patte sur la glace.

Il y avait des rumeurs de transaction cette été au sujet de Ribeiro, mais, tout comme lui, nous pensions que Carbo allait le laisser jouer en début de saison, histoire de lui donner une ultime chance… apparemment, il en fallait plus que ça et les jeunes recrues ont suffisamment rassurés Carbo et Gainey pour laisser partir le dernier du trio infernal.

De plus, je pense que Carbonneau ne voulait certainement pas voir des jeunes très prometteurs comme Chris Higgins, Tomas Plekanec et Guillaume Latendresse, se faire entraîner par Ribeiro sur la pente descendante. Alors on tire la flush et on repart sur de nouvelles bases.

Maintenant, il s’agira juste de réveiller nos Russes (Kovalev et Samsonov), qui se font parfois attendre au niveau des performances. Mais je ne m’inquiète pas trop… Kovalev a besoin de sentir une équipe forte à ses côtés pour lui donner des ailes et je pense que l’équipe de cette année est meilleure que celle de l’an passé.

Finalement, contrairement à ce que l’on pouvait croire, il y en a eu des changements chez le Canadien depuis la fin de la saison dernière ! Zednick, Bullis, Sundstrom, Ribeiro maintenant partis… Samsonov, Niinimaa, Johnson, Latendresse qui font leur entrée…

En attendant, Ribeiro va devoir se faire à la ville de Dallas et à son univers, comme vous le savez, impitoyable !

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Avant-goût de saison

Filed Under (Canada, Hockey) by Jean-Philippe on 23-09-2006

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Alors que la pré-saison de hockey bat son plein, voici une publicité hilarante mettant en scène un gardien du Canadien de Montréal, faisant la chasse aux “Maple Leafs”, littéralement “feuilles d’érable”, mais surtout connu pour être le nom de l’équipe de hockey de Toronto.

Désolé c’est en anglais, mais je pense que c’est assez compréhensible pour tout le monde.

Pour les néophytes, Mats Sundin est un attaquant de l’équipe des Maple Leafs.

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Un drame éducatif

Filed Under (Histoire, Politique, Québec) by Jean-Philippe on 20-09-2006

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Il fallut s’acharner, durant les premières années qui suivirent 1760, contre l’impossibilité même de s’instruire : sur une terre ravagée par la guerre, les Canadiens français étaient, pour la plupart, devenus de pauvres gueux, complètement ruinés ; comment faire vivre, désormais, ces quarante-quatre petites écoles qui, tant bien que mal, pourvoyaient naguère aux besoins de cent douze paroisses ?

Les congrégations religieuses dissoutes ou paralysées, leurs biens souvent confisqués ; le collège de Québec devenu caserne ; un douloureux fléchissement dans le recrutement du clergé local, puisque trente ans après la conquête, pour une population qui avait doublé, il n’y aura pas plus de prêtres qu’en 1760 ; plus aucuns livres scolaires ; nos Sulpiciens contraints à employer des manuels manuscrits ; les élèves des Ursulines de Trois-Rivières obligées de défiler, chacune quelques minutes, devant le lutrin sur lequel reposait une vieille grammaire en lambeaux, la seule qu’on eût, et apprenant là leur leçon, avec défense de tourner elles-mêmes les pages déjà si usées ; l’Angleterre s’opposant à ce que Québec, Montréal et Trois-Rivières fissent venir de France, en 1770, six professeurs « capables d’enseigner les hautes sciences » ; et les illettrés, enfin, se multipliant à un tel point qu’en 1827, dans les sphères anglaises on décorera nos Canadiens, par dérision, du nom de chevaliers de la Croix, parce qu’au bas d’une pétition de 87,000 noms, 78,000 d’entre eux signeront d’une croix.

Voilà l’état de déchéance auquel l’éloignement de nos fleurs de lis avait réduit la culture canadienne. “Que ces gens-là apprennent l’anglais”, disait, en 1784, le Très Révérend Charles Inglis, évêque anglican (p. 230-231).

Histoire du Canada Français, Lionel Groulx, 1969.


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Quelques arrêts de Huet…

Filed Under (Hockey) by Jean-Philippe on 13-09-2006

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Voici un autre montage des arrêts effectués par Cristobal Huet durant la saison 2005/2006, avec un petit clin d’œil pour son prédécesseur…

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Samsonov et Johnson à Montréal

Filed Under (Hockey) by Jean-Philippe on 13-07-2006

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L’inactivité du Canadien de Montréal sur le marché des joueurs autonomes commençait à en inquiéter plus d’un. Malgré les rumeurs qui se faisaient rassurantes, malgré les bruits de couloirs voulant que Bob Gainey poursuivait son magasinage des joueurs autonomes, les partisans montréalais doutaient.

Il y a quelques jours, nous avons su que Brendan Shanahan avait décliné l’offre du Canadien, pourtant supérieure à celles des autres clubs. Il semblerait pourtant que Bob Gainey comptait beaucoup sur l’acquisition de ce joueur…

Malgré tout, en début de semaine, les nouvelles tombèrent… enfin !

Première annonce de taille, Richard Zednick est échangé à Washington en retour d’un choix de 3e ronde au repêchage de 2007. Les rumeurs étaient donc exactes. La mise en vente de la maison de “Zed” et son désir de changer d’air, étaient de bons indicateurs, malgré les démentis du directeur général du Canadien.


Deuxième annonce, Mike Johnson s’en vient à Montréal en retour d’un choix de 4e ronde.

Johnson, un ailier droit de 6 pieds 2 pouces, 201 livres, a disputé 560 matchs dans la LNH avec les Maple Leafs de Toronto, le Lightning de Tampa Bay et les Coyotes. Il totalise 116 buts et 223 passes pour un total de 339 points, 267 minutes de punitions et un différentiel plus/moins de +32. Il a connu sa meilleure saison en 2002-2003 avec les Coyotes, amassant 63 points, dont 23 buts, en 82 rencontres.

Troisième annonce… enfin ! Acquisition de Sergei Samsonov via le marché des joueurs autonomes. Ouf !

Au fil de sa carrière, Samsonov a disputé 533 matchs dans la LNH, totalisant 169 buts et 223 passes pour un total de 392 points, avec 109 minutes de punition et un différentiel de +41. Il a également pris part à 59 matchs éliminatoires, au cours desquels il a obtenu 13 buts et 26 passes pour un total de 39 points et 14 minutes de punition.

L’ailier gauche de 5′08”, 194 livres a connu sa meilleure saison en 2000-2001, avec les Bruins, amassant 29 buts et 46 passes pour un total de 75 points, trois sommets en carrière. La saison suivante, Samsonov a également inscrit 29 buts et totalisé 70 points. Samsonov a également connu deux saisons d’au moins 20 buts en 1997-1998 et en 1998-1999.


Il est fort à parier que Samsonov jouera dans le trio de Kovalev, qui se connaissent déjà bien et qui jouent ensemble dans l’équipe de la Russie. Je pense même que Kovalev a dû tenir un rôle non négligeable dans les négociations, en vue de l’arrivée de Samsonov ici.

Guy Carbonneau semble très satisfait : « On perd Richard Zednik qui a apporté beaucoup à cette équipe au cours des dernières années et qui a été un bon joueur dans cette ligue, mais on ajoute deux joueurs qui vont bien aimer jouer à Montréal et qui sont prêts à relever un nouveau défi. Avec l’addition de Samsonov et Johnson, on ajoute deux droitiers avec beaucoup de vitesse, ce qui nous manquait un peu à l’avant. Et on connaît tous le nouveau style de la Ligue nationale. ».

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Il l’a dit !

Filed Under (Actualité, Insolite, Québec) by Jean-Philippe on 08-07-2006

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Le premier ministre du Québec, Jean Charest, est actuellement en tournée européenne. Il était hier l’invité de l’émission “Le grand rendez-vous” dans les studios d’Europe 1 à Paris. Émission qui sera diffusée demain sur TV5 Monde.

Pour le moment, rien de bien extraordinaire. Jean Charest rencontre ses homologues européens, rappelle au monde que le Québec existe et participe à des rencontres avec les médias.

Ce genre de visite passe même presque inaperçu, surtout en cette période de l’année où l’on pense plus à faire chauffer le barbecue qu’à suivre les déplacements de notre PM “adoré”.

Voici donc que dans les studios d’Europe 1, Jean Charest met les pieds dans le plat et parle d’indépendance du Québec, en allant même jusqu’à donner des arguments aux souverainistes qui n’en attendaient certainement pas autant !

Certes, vu de la France, la souveraineté du Québec revient toujours dans les discussions. Il était donc normal que cette question puisse être posée durant l’émission. C’est devenu une sorte de “figure imposée” pour tout premier ministre du Québec de passage en France.

C’est la réponse apportée par Jean Charest qui surprend : « La question aujourd’hui n’est plus de savoir si on a les moyens [de faire la souveraineté]. Oui, nous les avons. Personne ne remet ça en question. La vraie question est la suivante : “Qu’est-ce qui est dans notre intérêt à nous ? Qu’est-ce qui est le mieux pour le Québec ?”. »


Réponse très surprenante alors que, je vous le rappelle, Jean Charest est un premier ministre fédéraliste, chef du Parti Libéral du Québec, ancien chef du camp du “Non” au dernier référendum sur la souveraineté du Québec.

Je me permet de rappeler tout cela parce qu’en 1995, lors de ce fameux référendum, l’argument principal des fédéralistes reposait sur l’impossibilité qu’avait le Québec d’assumer son indépendance économique.

Pourtant, déjà à l’époque, le Québec (sans le Canada), se trouvait parmi les 15 principales puissances économiques de la planète. Que ses ressources naturelles, sa démographie, sa croissance économique était déjà supérieure à bien des pays indépendants tels que la Norvège, l’Australie et la Nouvelle-Zélande… Pourtant, personne ne s’interroge sur l’avenir de ces pays… Pourquoi alors se poser cette question par rapport au Québec ?

Mais l’argument porte. Les fédéralistes tentent même de faire peur en annonçant qu’un Québec indépendant ne pourra pas payer les fonds de retraites. Argument totalement faux, mais suffisant pour effrayer une partie de la population encore hésitante.

Jean Charest annonce donc que l’indépendance économique du Québec est tout à fait viable, détruisant ainsi le seul véritable argument fédéraliste.

La panique s’en suivi dans l’entourage du premier ministre, ce qui obligea Jean Charest à préciser sa pensée devant les journalistes québécois et canadiens. Mais le “mal” était fait et déjà, André Boisclair, chef du Parti Québécois, avait du mal à cacher sa jubilation.

Jean Charest rejoint là certains de ses prédécesseurs libéraux québécois qui, comme lui, bien que fédéralistes apportèrent leur pierre à l’édifice d’un futur Québec indépendant.

Parlons, par exemple, de Robert Bourassa qui, le 22 juin 1990, dans un discours historique à l’Assemblée nationale, déclarait que « le Canada anglais doit comprendre de façon très claire que, quoi qu’on dise et quoi qu’on fasse, le Québec est, aujourd’hui et pour toujours, une société distincte, libre et capable d’assumer son destin et son développement. »

Tout comme le discours de Robert Bourassa en 1990, il est fort à parier que “la déclaration de Paris” de Jean Charest en 2006, restera dans les annales de l’histoire du Québec…

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Bob ? … Tu n’aurais pas oublié quelque chose ?

Filed Under (Hockey) by Jean-Philippe on 04-07-2006

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Si, par le plus grands des hasards, un de mes lecteurs a le numéro de téléphone de Bob Gainey… Serait-il possible de lui dire que, depuis quatre jours maintenant, il y a quelques bons éléments à magasiner sur le marché des joueurs autonomes ?


Car Bob, je l’aime bien. Sous ses allures de nounours taciturne, on sait qu’il a un cœur, puis surtout, un cerveau… Alors Bob ? Qu’attends-tu pour trouver des remplaçants à certains de tes joueurs sur le départ ?

Bob ? Bob ? Aurais-tu oublié ton petit carnet à Vancouver ? On peut te donner des idées tsé !

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