Neuf points sur douze !

Filed Under (Hockey) by Jean-Philippe on 10-03-2006

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Voilà, le Canadien de Montréal vient de terminer son voyage de six matchs à l’étranger… Six matchs joués en seulement dix jours, avec même trois matchs joués en l’espace de quatre jours ! Un calendrier démentiel !!!

Voici le détail de cette “tournée” du Canadien :

Canadiens vs Islanders : victoire 5-3
Canadiens vs Panthers : victoire 1-0
Canadiens vs Lightning : victoire 6-2
Canadiens vs Flyers : défaite en fusillade 4-5
Canadiens vs Maple Leafs : défaite 3-5
Canadiens vs Bruins : victoire 3-0

Une très belle série pour le Canadien donc, qui récolte 9 points sur une possibilité de 12 points et n’a été battu qu’une seule fois en match régulier.

De plus, depuis le retour de la pause olympique, on sent maintenant que la méthode Carbonneau commence à porter ses fruits. L’équipe est transformée, beaucoup plus combative et, chose inattendue, le Canadien se met à jouer plus régulièrement durant TOUT le match et pas seulement durant une ou deux périodes.

Le “cas” Zednick

Maintenant, un mea-culpa… Richard Zednick, que je trouvais pourri depuis le début de saison, incapable de garder la rondelle dans les coins ou le long des clôtures, incapable de faire de bons tirs… et bien Richard Zednick se réveille depuis quelques matchs !

Comme je le disais il y a encore peu, je pensais que ce réveil était un signe évident que le joueur Tchèque souhaitait se faire échanger et quitter Montréal au plus vite… Et bien il semblerait que je me sois trompé. Pour une raison inconnue, Zednick continue à performer et ce, même durant le dernier match hier soir alors que les transactions sont terminées.

Malgré tout, cela n’enlève pas les interrogations : pourquoi Zednick n’a rien foutu depuis octobre, alors qu’il ne semble pas avoir été blessé, et à quoi est dû ce grand retour ? Certes, on ne va pas se plaindre, mais ça laisse songeur… En tout cas, si Zednick revient à son meilleur (qu’il n’a pas encore atteint je pense), j’en serai ravi, car c’est un joueur qui peut apporter beaucoup pour le Canadien et qui a l’expérience des séries.

L’ardeur des jeunes joueurs du CH

Christopher Higgins… l’ancien joueur du club école du Canadien est, sans doute, la grande révélation de cette tournée. C’est un joueur qui a du cœur, qui progresse incroyablement… comme l’ont dit certains analystes : c’est un autre Steve Bégin, mais avec du talent pour marquer ! Il est clair qu’il ne sera pas un pointeur de 50 buts cette saison, mais il a un très bon potentiel !

Sheldon Souray… Il avait beaucoup de misère avec les nouveaux règlements de la LNH en début de saison. Il l’a même reconnu en novembre : il ne savait pas quel pourrait être son rôle alors que les accrochages ne sont plus permis. Il en arrachait, il se faisait très souvent punir pour montrer un peu trop d’ardeur à protéger la zone privilégiée… on sentait bien qu’il avait du mal à trouver sa place. Finalement, depuis janvier je pense, Souray a retrouvé sa place, se montre talentueux au niveau de la ligne bleue d’où il décoche parfois des tirs très précis… comme hier soir, par exemple, où il a marqué d’un tir direct depuis le début de la zone offensive.


Bien sûr, il y a aussi Cristobal Huet… même s’il a connu deux matchs so-so, que l’on peut facilement attribuer à de la fatigue (cela faisait partie des trois matchs joués en quatre jours), il a tout de même fait de très beaux arrêts et, selon moi, solidifie sa position de gardien numéro 1 du Canadien. De plus, il vient de réaliser son quatrième blanchissage de la saison, obtient un pourcentage d’arrêts de 0.923 a ses cinq derniers matchs ce qui est très bon, et une moyenne de 2.35 buts par match. Il se classe parmi les meilleurs gardiens de la ligue… ça aussi c’est une surprise.

Mike Ribeiro sort de sa léthargie et a marqué trois buts à ses cinq derniers matchs avec un différentiel de +4 (mais reste à -9 pour la saison). Il semble bien évoluer avec Kovalev et trouve même le moyen de tirer depuis l’enclave ! Oui ! Oui ! Je parle bien de Mike Ribeiro !

Que dire de Tomas Plekanec qui revient d’une petite blessure et qui nous a livré toute une performance hier soir !

Ce qui est rassurant avec le Canadien, c’est que de jeunes joueurs montrent beaucoup de talent et de combativité. Rassurant parce qu’au sein du Canadien, qui a parmi les meilleurs entraîneurs de la ligue, ces jeunes vont pouvoir se développer et progresser. Dans le cas de Chris Higgins, c’est très flagrant !

Retour à Montréal samedi

Samedi, retour à Montréal où le Canadien va affronter les Rangers de New-York. Le match s’annonce très beau et très intense. Les Rangers connaissent leur meilleure saison depuis au moins sept ans, et, chose assez inhabituelle, vont pouvoir participer aux séries pour une fois. Ça sera un match difficile pour le Canadien qui sera mis à dure épreuve par les tirs de Jagr, mais qui pourra compter sur la vitesse de ses lignes d’attaque.

Il est clair que le Canadien devra repousser son adversaire vers les clôtures et éviter de donner des rondelles à l’adversaire dans la zone défensive. Si l’on laisse Jagr évoluer dans l’enclave, on va s’en mordre les doigts.

Crédit photo : La Presse, Montréal

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Nouveau record !

Filed Under (Carnet de bord) by Jean-Philippe on 01-03-2006

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Je viens de voir les nouvelles statistiques du site… et j’ai découvert que vous trouvez le moyen d’être encore plus nombreux à passer me voir ! Marchi ! Marchi beaucoup !

 

Pour le mois de février, vous avez été en moyenne 188 à visiter mon site quotidiennement. Soit, 5,285 visiteurs sur l’ensemble du mois. Certes, le record de 5,691 visiteurs de décembre n’est pas battu, mais le mois de février n’a compté que 28 jours cette année !


L’origine des visiteurs reste, à peu de chose près, la même que d’habitude : 41% de canadiens, 36% de français, 9% d’étatsuniens, le reste est partagé entre les autres pays européens, le Brésil et même la Chine (sans aucun doute un égaré !).

Passons maintenant aux mots-clefs, ceux que les visiteurs ont tapé dans leur moteur de recherche préféré avant d’atterrir sur mon site.

Sophie Marceau arrive en tête, surtout depuis que j’ai parlé d’elle lors de sa visite au festival de Cannes.

Le nouveau chef du Parti Québécois, André Boisclair, fait également parti de vos favoris.

Ensuite, la révélation du Canadien de Montréal, la nouvelle coqueluche des amateurs de hockey, j’ai nommé le gardien d’origine française Cristobal Huet ici et aussi ici.

Suivent les termes “Webcam Montréal”, “Anarchisme de droite” (comme quoi, je ne dois pas être le seul !), “Belinda”… serait-ce pour Belinda Stronach, qui se prépare à s’engager dans la course à la chefferie du Parti libéral du Canada ?

Au niveau des pages les plus regardées, l’album de photos à la cote, mais le Blog, un peu délaissé au départ, remonte en flèche depuis quelques semaines.

Merci encore pour vos visites, vos commentaires, mais aussi vos nombreux messages qui sont, hormis les deux ou trois stupidités même pas signées, très gentils et encourageants !

Et c’est reparti pour un nouveau mois ! ;o)

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Cristobal Huet a la cote !

Filed Under (Hockey) by Jean-Philippe on 18-02-2006

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Le gardien de but d’origine française du Canadien de Montréal, a vraiment la cote en ce moment… et pas seulement au Centre Bell ! Depuis quelques jours, je suis très impressionné de voir le nombre de visiteurs qui arrivent sur mon site, juste sur après avoir effectué une requête dans Google, afin d’avoir des informations sur le numéro 39 du Canadien de Montréal !

Vous avez raison, Cristobal Huet mérite votre attention. Et je vais être très honnête avec vous, j’étais bien loin d’imaginer qu’il puisse devenir aussi étincelant, aussi habille et calme face à la rondelle de ses adversaires.

Bien que d’origine française moi aussi, je faisais partie de ceux qui ne comprenais vraiment pas que l’on est pu échanger Mathieu Garon alors qu’il avait l’étoffe d’un très bon gardien de but, contre un “Cristobal Huet” un peu sorti de nulle part, originaire d’un pays ayant un bien piètre niveau de hockey et n’évoluant pas depuis très longtemps en Amérique-du-Nord.

Quelle mouche avait-donc piqué le Canadien de Montréal en l’engageant ?

Comble de malchance, Huet se blesse en jouant en Europe durant le lock-out, ce qui l’empêche de revêtir la Sainte-Flanelle au moment du retour au jeu en octobre dernier.

Après quelques mois de réadaptation, après avoir brillamment suivit le programme de reconditionnement du Canadien, Cristobal Huet est enfin apte à jouer…

Dans un premier temps, Cristobal Huet fût peu utilisé. Claude Julien, l’entraîneur-chef du Canadien de Montréal, semblait satisfait des performances de son gardien numéro 1, José Théodore, et ne souhaitait peut-être pas trop exposer son deuxième gardien qui sortait à peine d’une blessure.

Sauf que les performances de José Théodore commençaient à devenir très moyennes. L’équipe montréalaise avait très bien commencé la saison, en se placant même en tête de l’association de l’est durant quelques jours, avant de s’effondrer au moment des blessures de Kovalev, puis de Koïvu en novembre.

Piètre performances à l’attaque, maladresses en défense… et un José Théodore qui n’aide même plus à garder l’équipe dans le match comme il savait si bien le faire en 2002 ! À partir de la mi-novembre, rien ne fonctionnait pour le Canadien : défaite 5-1 contre Washington, l’une des pires équipes de la ligue, blanchissage face aux Sénateurs 4-0 le 29 novembre… et José Théodore qui fait des erreurs, qui n’arrête pas des rondelles “faciles”. Erreurs de placement, manque de rapidité… il est clair que quelque chose n’allait pas.


Même le meilleur des gardiens fait des erreurs. Martin Brodeur, pour ne citer que lui, peut connaître une séquence très moyenne. La fatigue, une blessure gênante, ou un simple manque de concentration peuvent nuire aux performances. Mais dans le cas de Théodore, l’on ne parle pas d’un mauvais but de temps en temps, d’un mauvais placement parfois… mais bien d’une accumulation de fautes qu’un gardien de son calibre ne peut se permettre.

Claude Julien s’en rend compte et décide de faire partir son numéro deux à certains matchs : Cristobal Huet. Là, on découvre un nouveau style, une nouvelle approche… peut-être un peu académique, mais efficace.

Je découvre un gardien que je sous-estimais à tort. Cristobal Huet fait de bons arrêts, rejette la rondelle dans les coins et donne très peu de retour dans la zone privilégiée, il défit même les tirs en s’avançant afin de ne plus offrir d’espace de tir. De plus, Huet reste calme, on sent de l’assurance et du sang-froid… tout ce qu’il faut à un bon gardien… Tout ce que Théodore ne semblait plus avoir.

Mais l’attaque n’est pas au rendez-vous, malgré le retour de Kovalev et de Koïvu… et lorsque Théodore joue, c’est une catastrophe ! Le numéro 60 accorde trop de buts, trop facilement.

Le 15 janvier, coup de tonnerre ! Bob Gainey se sépare de Claude Julien et prend l’intérim au poste d’entraîneur-chef avec l’aide de Guy Carbonneau (Voir la nouvelle).

Là, Bob Gainey redonne sa chance à Théodore. À ce moment, j’ai comme l’impression que Bob Gainey a raté quelques épisodes ces derniers jours. Mais il faut aussi comprendre qu’il ne peut pas laisser son joueur numéro un, celui qui a le contrat le plus élevé, juste chauffer le banc en attendant la fin de la saison.

Malgré deux belles victoires, le Canadien ne sort pas de sa léthargie. Défaites 6-2, 7-3, 3-0, 8-2… Théodore accorde cinq buts sur à peine dix lancés ! C’est une catastrophe !

Quelques matchs avant la pause olympique, il semble que Gainey arrive aux mêmes conclusions que Claude Julien : il se passe quelque chose avec Théo et cela ne s’arrange pas du tout, au contraire !

L’équipe n’a plus confiance et c’est normal ! Vous êtes un défenseur, sur la ligne bleue du camp adverse, puis là, sans même le vouloir, vous vous dites qu’en cas de revirement, le gardien ne sera peut-être pas apte à arrêter la rondelle et qu’il va donc falloir très vite se replier.

Avec Gainey qui fait jouer Huet les six derniers matchs avant la pause, on sent que l’équipe a de nouveau confiance. En cas de revirement, il est maintenant possible de compter sur le gardien pour arrêter les rondelles, on peut donc plus facilement aller en zone offensive pour se donner des occasions de marquer. Et cela fonctionne !

Trois victoires en cinq matchs… et encore mieux ! Les deux défaites ont eu lieues en prolongation et en fusillade ! Donc, huit points de récoltés sur dix possibles ! Du coup, le Canadien remonte en huitième place, et termine cette partie de saison sur une bonne séquence.

Mais que faire de Théodore ? Huet a t-il les capacités de devenir un numéro un ?

Au début janvier, je vous aurai dit que Huet ferait un très bon numéro deux, mais qu’il fallait rester prudent et qu’il n’avait rien de spectaculaire au point de devenir un premier gardien, surtout à Montréal ! Mais aujourd’hui, il est clair que cela n’est plus le cas.

Lors de ses derniers matchs, Huet a prouvé qu’il faisait de bons arrêts, mais il a également démontré qu’il était maintenant capable de faire des arrêts spectaculaires que beaucoup de gardiens n’auraient pas pu faire. Certes, il y a parfois de la chance, mais il y a eu toute une série d’arrêts spectaculaires ces derniers matchs qui ne sont pas tous à mettre sur le compte du hasard.


Je crois donc que l’on pourrait faire l’essai avec Huet. Que risque t-on ? Est-ce que le 28 février, lors du retour au jeu, José Théodore sera de nouveau performant ? A t-on seulement les moyens de se permettre de nouveau revers alors que nous luttons au coude-à-coude pour une place en série ? … Chaque point est essentiel et Cristobal Huet nous les donne ces points !

Pour finir, je citerai juste Bob Gainey qui a dit, je le pense, quelque chose de très révélateur : “Il ne cesse de m’étonner. Il joue bien depuis deux ou trois semaines. Il était prévu qu’il serait notre gardien numéro deux. Mais il nous lance le message qu’il veut être notre gardien numéro un. Je m’attends toujours à une contre-performance de sa part un de ces soirs. Sauf qu’il est toujours solide.”

C’est certain que Huet ne pourra pas briller à tous les matchs… mais globalement, il reste supérieur à Théodore. Alors ?

Statistiques de Cristobal Huet au 11 février 2006 (pause olympique) :

  Buts contre Lancés % arr. Moyenne

Pour en savoir plus :

- Le site des Canadiens de Montréal

- La rubrique hockey du Réseau des sports

- Du hockey plein la gueule

- nhlFR

Note : je travaille en ce moment sur une rubrique spéciale destinée a expliquer les bases du hockey pour les néophytes… plus de détails à venir

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Coup de tonnerre chez le Canadien !

Filed Under (Hockey) by Jean-Philippe on 16-01-2006

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Samedi 14 janvier à 07h15, le directeur général du Canadien de Montréal, Bob Gainey, contacte l’entraîneur-chef de son équipe pour lui annoncer son congédiement. Un peu plus de cinq heures plus tard, les médias sont convoqués au Centre Bell pour annoncer officiellement la nouvelle.

Bob Gainey sera l’entraîneur-chef par intérim jusqu’à la fin de la saison. Il sera assisté dans sa lourde tâche par Guy Carbonneau, le capitaine de la dernière équipe du Canadien à avoir remporté la coupe Stanley, c’était en 1993.

Une fois qu’il aura bien pris ses marques, Guy Carbonneau prendra les choses en main dès le début de la saison prochaine.

Depuis quelques semaines, on s’attendait à de grosses annonces. Des rumeurs d’échanges circulaient beaucoup, que cela soit dans les médias, ou parmi les partisans. José Théodore et Mike Ribeiro étaient les noms qui revenaient le plus souvent.

Nous savions tous qu’il y allait avoir du changement… c’était très clair. Par contre, personne ne s’attendait au départ de Claude Julien qui était apprécié de tous.

En écoutant la conférence de presse de Bob Gainey, nous avons tout de même appris qu’il subsistait des divergences entre les deux hommes. “On ne s’entendait pas sur tout, en effet, sans dire toutefois que nous vivions des conflits”, affirma le directeur-général.

Mais une question reste : est-ce que Claude Julien n’a pas payé pour l’échec d’une transaction ?

En effet, il est certain que le Canadien cherchait à échanger certains joueurs de son équipe, pour donner un bon coup de fouet. Peut-être que Bob Gainey n’a alors pas obtenu ce qu’il cherchait, au prix qu’il voulait. La solution de rechange ne pouvait donc être que le congédiement de Claude Julien.

Bob Gainey a également pointer du doigt plusieurs joueurs. Théodore, bien sûr, qui n’a plus le niveau qu’on lui connaissait il y a deux ans, Markov, qui pourrait produire plus… et Souray, qui, même s’il est sorti de sa léthargie, montre des signes de faiblesses en défense.

L’électrochoc a fonctionné puisque le Canadien a remporté une belle victoire le soir même avec un score de 6 à 2 face à San-José. Le Canadien n’a jamais marqué autant de but cette saison !

Mais qu’en sera t-il lundi, alors que les Stars de Dallas nous rendent visite ? Les Stars, surprenants cette saison, sont parmi les meilleurs au sein de la conférence de l’ouest.

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Il y a 10 ans, Patrick Roy quittait le CH…

Filed Under (Histoire, Hockey) by Jean-Philippe on 02-12-2005

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Pour ceux qui ne connaissent pas Patrick Roy, ce texte n’aura pas grand intérêt… et même si cette nouvelle sportive ne changera pas le monde, elle provoqua à l’époque un certain émoi dans l’ensemble du Québec.

Patrick Roy est, sans grand doute, le plus grand gardien de but de toute l’histoire du hockey moderne. Il est le gardien avec le plus grand nombre de victoires (551), avec le plus de parties jouées (1029), avec le plus de victoires en séries éliminatoires (151)… il a également été le plus jeune joueur à recevoir le trophée Conn Smythe (il avait 20 ans).

C’est en 1984, que le numéro 33 réalise son rêve, en étant repêché par le Canadien de Montréal, l’équipe la plus prestigieuse de la LNH.

S’en suit une carrière incomparable. Patrick Roy étonne tout le monde par son intensité, son talent et permettra au Canadien de rester parmi les grandes équipes de la ligue nationale, en gagnant deux coupes Stanley en 1986 et en 1993.

Même si l’équipe de 1993 n’a plus grand chose à voir avec celles de la glorieuse période du CH, Patrick Roy permet à l’équipe de remporter des victoires importantes… surtout en séries éliminatoires. À l’époque, Jacques Demers est l’entraîneur-chef du CH, laissant le talent et le caractère bouillonnant de Patrick Roy s’exprimer à fond.

Mais en octobre 1995, le dernier entraîneur-chef du Canadien à remporter la Coupe Stanley, Jacques Demers, est congédié… Remplacé par Mario Tremblay, qui n’a jamais entraîné une seule équipe de toute sa vie, mais qui avait le mérite d’avoir le “CH” sur le cœur.

Avec Mario Tremblay, tout change… L’homme veut de la discipline et montre un caractère au moins aussi bouillonnant que celui de Patrick Roy qui, à l’époque, est le vrai leader dans la chambre des joueurs. Le duo fonctionne bien dans un premier temps, mais tout cela finit par faire des étincelles.

Coup de théâtre le 2 décembre 1995. Lors d’un match contre les Red-Wings de Détroit, le Canadien se fait lessiver… rien ne fonctionne, même pas Patrick Roy !

Mais l’on sent que l’action ne se passe plus sur la glace… Patrick Roy lance des regards vers le banc des joueurs et vers Mario Tremblay en deuxième période. Il est clair que Patrick Roy demande d’être remplacé… Mario Tremblay le laisse se faire humilier en espérant lui donner une bonne leçon.

Patrick Roy ne le prend pas et lorsqu’il est enfin remplacé, il y aura un face-à-face devenu célèbre entre le gardien étoile et son entraîneur. Quelques enjambées vers le directeur-gérant du Canadien, on suppose que c’est à ce moment-là que Patrick Roy a annoncé qu’il souhaitait être échangé dans une autre équipe.

Quatre jours plus tard, le Canadien de Montréal annonçait le départ de Patrick Roy pour le club des Avalanches du Colorado (l’ancienne équipe des Nordiques de Québec). Avec les Avalanches, Patrick Roy remportera deux autres coupes Stanley en 1996 et en 2001. Les deux seules coupes Stanley de l’équipe.

Avec l’échange de Patrick Roy, ce fût le début des années noires du Canadien… aucune coupe Stanley depuis 1993 (le CH détient le record absolu de victoires), certaines années le Canadien ne participera même pas aux séries et fût même la dernière équipe dans l’Est à deux reprises ! Bref, rien de va pour le Canadien dans la fin des années 90.

Depuis l’arrivée d’André Savard, puis de Bob Gainey… l’équipe se reconstruit. Le recrutement se fait plus efficacement et le Canadien redevient, petit à petit, une équipe de premier plan.

Patrick Roy a laissé une marque dans l’histoire du CH, pas seulement lors de la journée du 2 décembre 1995, mais par son talent et par toutes ses victoires. Il serait normal que son chandail soit enfin retiré par l’organisation de l’équipe montréalaise.

Patrick Roy est l’entraîneur, propriétaire et directeur-gérant des Remparts de Québec depuis 2005.

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Détachement

Filed Under (Carnet de bord) by Jean-Philippe on 25-11-2003

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Nous parlons souvent ici de l’intégration, des difficultés que les immigrants peuvent rencontrer en arrivant au Québec et au Canada. Certes, il est vrai que l’intégration est l’étape la plus difficile lorsqu’on arrive ici, mais il faut également parler des liens que l’on conserve (ou non) avec son pays d’origine.

En posant ses valises dans son nouveau chez-soi, on s’imagine souvent qu’avec les nouvelles technologies (Internet et satellite), qu’avec la baisse des tarifs téléphoniques d’outre-mer, on puisse conserver de forts liens avec ses amis, mais aussi continuer à rester informer de ce qui se passe dans votre pays. À court terme, c’est possible. Mais le lien se brise, au moins en partie par la suite.

Au début du mois, je suis parti dix jours en France, visiter ma famille et également passer quelques jours avec des amis et des anciens collègues. En me baladant, je tombe sur une publicité de « Télé Poche » ou autre « Télé 7 jours » sur laquelle on lit « Jennifer, les raisons de son absence »… et de me dire en moi-même « mais c’est qui donc cette Jennifer ? ». Plus tard, lassé par une journée de visites, profitant d’un magnifique soleil normand, j’allume la télé et regarde une émission de variété. On y parle d’humoristes dont je n’ai jamais entendu parler, mais « ils remplissent les salles en ce moment lors de leur tournée » assure la présentatrice. Je suis bien content pour eux !

Ouf ! En utilisant la zappette, je découvre que Michel Drucker est toujours là. C’est presque un soulagement. Mais reste qu’il est assez incroyable de voir qu’on puisse facilement être déconnecté de son ancien pays et assez rapidement.

Mais tout ça reste très anecdotique. Néanmoins, il faut bien constater que plus le temps passe, plus on se détache de pas mal de choses.

En arrivant à Montréal, je me souviens que je consultais presque quotidiennement les sites Internet d’actualités françaises, histoire de me tenir au courant. Je ne ratais jamais une émission des « Guignols de l’info » en visitant le site de Canal plus, j’essayais de regarder le journal de France 2, retransmis sur TV5 ou RDI et j’achetais chaque vendredi le Figaro (édition du jeudi) pour pouvoir lire le supplément littéraire hebdomadaire.

Aujourd’hui, j’ai abandonné toutes ces (mauvaises ?) habitudes. D’abord parce que je n’y trouve plus le même intérêt, puis aussi parce que je n’ai plus le temps. De plus, « les Guignols » sont devenus franchement nuls et ont perdu leur objectivité, puis de ce qui se passe en France, franchement, je commence à m’en foutre royalement !

Il est clair que lorsque l’on vit au Québec ou au Canada, on se préoccupe plus de l’arrivée de Paul Martin à la tête du Parti Libéral du Canada, que de l’augmentation des prix à la consommation en France. On s’inquiète plus de l’augmentation des prix des taxis québécois que du prix de la carte orange en Ile-de-France.

Tout cela reste très anecdotique, certes, mais cela reflète bien ce qui se passe pour chaque immigrant : on se promet de conserver un minimum de lien, mais la vie finit toujours par nous éloigner de toutes nos anciennes préoccupations. « Loin des yeux, loin du cœur », c’est un peu ça.

Aujourd’hui, je rigole en écoutant « les justiciers masqués » de CKOI, les anciennes blagues de RBO (Rock et Belles Oreilles) que j’affectionne beaucoup. J’attends maintenant avec impatience, sitôt l’été terminé, l’ouverture de la saison de hockey pour suivre l’équipe des Canadiens de Montréal.

En allant plus loin, ne pourrait-on pas dire que c’est un autre signe d’intégration ? Car vivre à l’étranger sans couper le cordon ombilical avec son pays d’origine ne serait pas un signe de repli sur soi ? Je n’en sais rien, ce sont des questions que je me pose. Mais, dans le fond, lorsque l’on choisit de vivre ailleurs, ce n’est pas, non plus, pour continuer à vivre comme si on était encore dans son pays d’origine. Non ?

Pour ma part, je souhaitais continuer à suivre ce qui se passait en France et, malgré cette volonté, je m’aperçois aujourd’hui que le cordon s’est brisé tout seul. Est-ce que je m’en plaints ? Pas le moins du monde.

Malgré tout, ce qui est vrai pour l’actualité est vrai aussi pour les amis. L’éloignement, le décalage horaire, fait que les contacts se font plus sporadiques et que les amis « d’ici » demandent aussi du temps que l’on consacre de fait moins aux anciens.

Détachement total ? Non ! Dimanche, je vais me lever très tôt pour suivre en direct le matche de demi-finale de rugby sur SportsNet. Allez les petits ! Allez les bleus !

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