Une question d’attitude

Filed Under (Actualité, Humeur, Québec) by Jean-Philippe on 10-12-2007

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C’est au tour du journal La Presse, d’évoquer le problème d’intégration des Français, dans la Belle Province. Sous la plûme de Isabelle Hachey, l’on retrouve les traditionnels questionnements et doutes de certains immigrants

Français moyen

Des immigrants Français, en six ans, j’en ai vu, j’en ai rencontré… lors des réunions d’immigrer.com, durant les tournages de l’émission “Le Nouveau Monde”, à la job, etc. J’ai pu voir qu’il y avait des catégories, pas forcément très définies (et c’est tant mieux), mais bien réelles de Français. D’ailleurs, j’ai assez vite fait le ménage dans mes connaissances à mesure que je découvrais l’état d’esprit de certains… n’ayant pas la patience de Mère Thérésa pour remettre quelques illuminés dans le droit chemin.

Avant d’immigrer, je lisais beaucoup les ouvrages de Michel Déon, un écrivain extraordinaire, qui a beaucoup voyagé et qui s’est installé en Grèce, puis en Irlande. Mais quel est le rapport me diriez-vous ?

Et bien j’avais retenu cette phrase de Déon : «Pour bien aimer un pays il faut le manger, le boire et l’entendre chanter» … En lisant cette phrase, avant même d’immigrer, je me disais qu’elle symbolisait toute l’intégration et que je me devais de ne jamais l’oublier pour réussir à aimer le Québec.

Certes, je l’aimais déjà le Québec, mais l’on sait jamais comment l’on va réagir devant l’adversité. Aurais-je autant aimé le Québec si je n’avais pas trouvé d’emploi ? Aurais-je aimé le Québec si je m’étais senti exclu ? Des questions auxquelles je ne pourrais jamais répondre. Par contre, je me suis toujours dit que si j’apprenais à manger québécois, à boire québécois, à entendre chanter québécois, cela ne pourra que m’aider à me sentir ici chez moi, tout en apprenant de ma patrie d’adoption et en ayant conscience de ce qui s’est passé avant mon arrivée.

Or, certains Français ne veulent pas “manger”, “boire” et “entendre chanter” le Québec. Ils ne veulent pas parce qu’ils prennent de haut cette culture. Parce qu’ils se sentiraient régresser s’ils adoptaient les mœurs et les coutumes du pays. Et ne me dites pas que cela n’est pas vrai, j’en ai rencontré pas mal de ce genre d’individus. Ils nous parlent de l’accent québécois, en le trouvant “marrant”, mais que jamais ils ne laisseraient leurs enfants l’adopter… un peu comme les Parisiens snobinards qui regardent de haut le patois Cht’i, ou l’accent marseillais. Ces mêmes petits tarés, qui se permettent de sous-titrer un paysan picard, au journal télévisé d’un réseau publique (véridique).

Je parle de l’accent, je pourrais parler du monde du travail, où le “tout frais débarqué” va s’exclamer devant son patron que sa méthode de travail est incorrecte, que lui “sait” comment s’y prendre, parce qu’il sort de telle ou telle école parisienne.
Franchement, ça vous intéresserait, vous, de côtoyer ce genre de trou d’cul ? … Moi, même cinq minutes, c’est au-dessus de mes forces.

Et l’on revient encore et toujours aux mêmes constatations : tout le monde n’est pas fait pour immigrer. Chaque immigrant, et quelque soit le pays dans lequel il s’installe, connaît son lot de problèmes. Car nos sociétés de confort, la facilité des moyens de communication, nous font oublier que le déracinement n’est jamais facile pour un individu, ce n’est pas quelque chose de naturel ou d’évident.

Mais c’est d’abord et avant tout, une question d’attitude !!!

Les quelques frustrés qui polluent l’Internet de leurs délires d’inadaptés sociaux, disent régulièrement qu’ils passent pour des maudits français… Évidemment ! Ils tiennent à garder les Québécois à distance en créant, eux-mêmes, une frontière avec leurs interlocuteurs. Eux-mêmes parlent de “eux” (les Québécois), et de “nous” (les Français)…

En plus de six ans, personnellement, je ne me suis jamais fait traiter de maudit français. Et pourtant, maintenant que je pense bien connaître le Québec, je ne me retiens pas pour dire ce que j’aime pas ici… pour dénoncer la sociale-démocratie, la culture du déficit, etc. Mais, la grosse différence, c’est que mes phrases comportent toujours le fameux “nous”… je m’inclus dans cette société, non pas parce que j’aimerais en faire partie, mais parce que j’en fais partie ! Je vis ici, je paye mes impôts ici, je travaille ici… et que même s’il y a des problèmes que je dénonce, jamais je prendrais les Québécois pour des crétins, car cela serait comme m’en prendre à moi-même et que le mieux et encore d’essayer d’améliorer les choses, modestement, à mon niveau.

Lorsque vous lisez les inepties de ces quelques Français, avez-vous vraiment l’impression qu’ils font des efforts pour faire partie de cette société ? … Des efforts tangibles et durables j’entends, pas des affaires du genre : “j’ai essayé au début, mais après trois mois j’ai laissé tomber”.

Et c’est dans l’attitude face à l’adversité que mes fameuses “catégories de Français” ressortent.

Il y en a qui vont facilement baisser les bras. Et c’est vrai que loin de sa famille, de ses anciens amis, ce n’est pas facile, mais cela aurait été pareil dans un autre pays… Oui, l’immigration n’est pas facile. Mais certains, au lieu de montrer de la persévérance, du “chien”, du courage quoi… vont se laisser glisser tranquillement… Et, à force de chercher un salut, vont parfois tomber sur le site immigrer-contact (et autres déversoirs de haine) et vont se rendre compte qu’ils ne sont pas seuls à vivre difficilement une immigration. La bonne affaire ! On le sait que ce n’est pas facile !

… et là, ils retrouvent des discours de haine, d’auto-exclusion et cela les rassurent. Ben oui ! … Ils découvrent qu’ils n’ont pas à se remettre en question !… Ils découvrent que tout est de la faute de la DGQ, des Québécois… bref, des “autres”. Eux, ils sont Français, donc ils sont “au-dessus” de la masse.

Un grand ouf de soulagement pour ces quelques égarés et la spirale de la descente aux enfers commence… Ils se crinquent ensemble, tellement heureux de voir qu’ils ne sont pas seuls.

D’autres, la majorité en fait, ont bien conscience des difficultés de l’immigration et vont se retrousser les manches, même s’ils vont chercher de l’aide autour d’eux, aupès d’autres immigrants, auprès des services gouvernementaux… Cette démarche positive sera très souvent salutaire et leur désir d’intégration fera le reste.

Ben oui ! L’immigration n’est pas facile et des Français s’attendent à ce que cela soit des vacances juste parce que les Québécois sont chaleureux, et qu’ils parlent la même langue ! Ainsi, ils omettent les 250 ans d’histoire distincte, l’environnement nord-américain, le giron canadien… des détails vous pensez ?

Cela prend du temps pour s’intégrer et c’est vrai que cela prend des efforts… mais bien honnêtement, depuis quelques temps maintenant, je me sens avant tout Québécois… Québécois d’origine française, Québécois qui ne le sera JAMAIS à 100%, mais Québécois quand même. C’est ce que je ressens au fond de moi et je sais bien que je vais rencontrer des Québécois qui ne le verront pas forcément de cette manière, c’est normal… mais quelle importance ? L’importance c’est ce que je sens, ce que je pense, ce que je vis et non pas se qu’en disent les autres.

Oui, tout s’est bien passé pour moi… J’ai été chanceux ?… Pas sûr. Disons que je voulais ardemment faire partie de cette société et que j’ai toujours eu une attitude positive, même face à l’adversité. C’est ma personnalité… peut-être fais-je partie de ces individus qui sont fais pour l’immigration. Peut-être… seul l’avenir le dira. Parait-il qu’un immigrant connaît une “crise” vers les 10/12 ans de présence à l’étranger.

Mouais… mais pour moi l’étranger, c’est dès que je quitte le Québec !

Pour lire les articles de la Presse :

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La preuve par l’image

Filed Under (Humeur, Humour, Intégrisme, Québec) by Jean-Philippe on 01-12-2007

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Cette semaine, l’humoriste Martin Matte, dévoilait son nouveau DVD intitulé : “Comment devenir excellent en 14 étapes faciles”. Contrairement à ce que l’on pourrait penser de prime abord, ce DVD ne contient pas son dernier spectacle “Condamné à l’excellence”, qui remporte déjà un éclatant succès auprès du public. Il s’agit plutôt d’un documentaire sans prétention, détaillant les différentes étapes dans l’élaboration d’un spectacle.

L’on peut voir ainsi Martin Matte, allumer sa caméra en mars 2006, au début de l’écriture des textes, jusqu’à la “première médiatique”, en passant par les séances de “rodage” devant public, dans des bars et des salles en région. Il y a quelques drôleries, quelques délires, on en apprend aussi beaucoup sur son travail…

Maintenant, après avoir vu son DVD, je m’interroge sur sa pertinence. Non pas que cela soit inintéressant. Mais cela laisse sur ma faim… on ne voit que deux ou trois extraits de sketchs, très courts, l’élaboration des décors, le travail en amont, mais je trouve qu’un tel documentaire aurait fait un excellent “bonus” à la suite d’un DVD de spectacle, quitte à attendre un ou deux ans avant sa sortie (Martin Matte est “booké” au moins jusqu’en 2009 !).

Mais, quitte à vous surprendre, ce n’est pas là l’objet principal de mon message ! … Non !

En fait, c’est en voyant la pochette du DVD, puis les introductions aux 14 étapes de l’excellence présentes sur le disque, que j’ai réalisé à quel point il y avait certaines choses qui ne tournaient pas rond sur cette planète… Non pas que je l’ignorais avant cela, mais il s’agit d’une nouvelle preuve à apporter lorsque l’on parle de religion, de tolérance…

Comment devenir excellent

Sur la pochette, vous pouvez voir Martin Matte, tel Jésus Christ, avec le Sacré Cœur. Cela fait partie du personnage et il faut le connaître pour savoir qu’il n’y a rien de forcément irrespectueux ou même provocateur là-dedans. C’est un humoriste qui ne sacre même pas en public, même si il a un petit côté baveux sur les bords.

Ce qui est rendu tellement habituel, qu’on ne s’en rend même plus compte, c’est l’absence de réaction. Qui s’est senti choqué ou outré d’une telle représentation ? Personne ! Pourtant, Martin Matte pastiche le Fils de Dieu… Et ? … Rien ! Il ne se passe rien ! Pas de polémique, pas de réaction incendiaire dans la presse, pas de manifestation devant les locaux des productions “Encore”, pas de Fatwa lancées contre l’humoriste…

Imaginons la même chose avec un autre prophète bien connu… Ou plutôt non ! Pas besoin d’imaginer puisque cela s’est déjà produit, il y a quelques temps, alors que des caricatures avaient été publiées dans un journal danois. Églises incendiées, représentants de l’Église catholique tués, manifestations de haine pure, incident diplomatique, condamnation à mort lancée contre les caricaturistes… et j’en passe. Pourtant, la preuve a été faite que bien des manifestants vomissant leur haine dans certains pays musulmans n’avaient jamais vu une seule de ces caricatures. Mais que voulez-vous, il n’est pas permis de s’en prendre à une religion de “paix et d’amour”. Il n’est pas permis de critiquer moindrement une religion de “tolérance”.

La religion force le respect. Je suis d’accord avec ça. Mais il y a tout de même des limites à la bêtise ! Le monde évolue, le monde progresse, se modernise, la liberté d’expression est une valeur fondamentale, mais comment évoluer, comme s’améliorer si l’on ne laisse pas la place à l’auto-critique ou à la critique ? Si l’on se considère parfait, si l’on considère sa religion parfaite, comment oser parler ensuite de tolérance puisque la tolérance, par définition, est quelque chose que l’on supporte même si l’on s’y oppose. La définition du dictionnaire est encore plus explicite : “Écart admis par rapport à une norme. Supporter avec indulgence”.

Un catholique, très croyant, va ainsi “tolérer” la façon dont Martin Matte s’appropriera une icône religieuse. Non pas parce que cela lui fait particulièrement plaisir, mais parce qu’il a une ouverture d’esprit suffisante pour accepter la caricature.

En cette période où l’on entend plus parler de la commission Bouchard-Taylor que de l’augmentation du prix du pétrole, il est bon de faire passer le message à certains immigrants, à une minorité fondamentaliste, que l’esprit critique, la caricature et, surtout, la liberté d’expression ne peut être négociable ici, au Québec. Le problème, c’est qu’on en est loin ! Imaginez une seule minute que Martin Matte aie choisit de caricaturer une autre religion, un autre prophète… je pense qu’on en aurait entendu parler, et pas à peu près !

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Un exemple d’arrogance et d’inadaptation

Filed Under (Désinformation, Humeur) by Jean-Philippe on 28-07-2007

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Il y a des cas parfois irrécupérables. Des exemples (s’il en fallait), pour nous montrer que tout le monde n’est pas fait pour l’immigration. Des exemples d’arrogance, de répugnance même ! Des exemples de personnes qui méconnaissent totalement leur environnement, alors qu’ils sont ici depuis dix ans… Comme l’auteur de “Bienvenue au Québec”, un site dont Ian avait déjà évoqué l’existence et qui donne, malheureusement, raison à ceux qui se méfient des Français (et pas seulement au Québec)…

Tous les vieux classiques que n’importe quel psychologue, même fraîchement diplômé, pourrait détecter en terme d’inadaptation, de rejet de la faute sur les autres et de mal-être, s’y trouvent !

Le pire là-dedans, c’est que l’auteur du texte, représente justement tout ce qu’il dénonce, sans jamais s’en rendre compte… Car, autre constance dans le rejet de l’échec sur les autres, il reste persuadé qu’il est le seul a avoir raison !

Voici les réponses que j’apporte donc à son pathétique texte, de son non moins pathétique “blogue” :

Comment se comporter et réagir avec les québécois (Version 1.1)

(amen)

 

Évitez de faire spontannément des comparatifs du Québec avec la France, vous risquez de voir des machoires se crisper et d’éveiller une rancune latente envers la France (c’est parfois dur, mais vous éviterez bien des problèmes).

 

Cela commence très fort ! Imaginez un étranger, tel qu’il soit, débarquant en France et commençant à faire des tas de comparatifs entre son pays d’origine et l’hexagone. Comment croyez-vous que vont réagir les Français ? … D’ailleurs, je l’ai déjà constaté en France, les remarques à peine voilées, faites, la plupart du temps derrière le dos de l’intéressé, du genre : “s’il n’est pas content celui-là, personne ne le retient !”

 

Ne parlez de la France uniquement si on vous demande votre avis, en prenant garde de donner l’impression que le Québec est mieux que la France.

 

Comparer ne veut pas dire non plus être totalement idiot. Tout est dans la façon de présenter les choses, cela s’appelle la politesse, le respect, une façon de faire que tu ne sembles pas connaître. Depuis le temps que je suis ici, cela s’est toujours très bien passé lorsque j’évoquais la France.

 

Changez de sujets lorsque vous voyez qu’ils décrochent (par exemple, évitez de parler de culture, ou de sujets qui ne touchent pas le Québec).

 

Tout comme dans n’importe quel autre pays au monde, il y a des incultes, des rustres, des gens qui ne s’intéressent qu’à leur petite personne. Manifestement, tu dois attirer tout ce qui te ressemble. Pour ma part, j’ai eu l’occasion de discuter avec des Québécois très érudits, sur des sujets aussi variés que la culture, la géopolitique et bien d’autres encore.

 

Portez une grande attention à votre interlocuteur québécois, et faites semblant de le prendre au sérieux même s’il (ou elle) dit des conneries (en fait, c’est souvent le cas…)

 

Un peu comme un Français “je-sais-tout”, grande spécialité tricolore s’il en est qui, même s’il ne connaît rien au sujet, aura un avis très arrêté sur la question. Un peu à l’image de l’auteur de “Bienvenue au Québec”. À la différence de certains Français donc, un Québécois s’abstiendra de parler d’un sujet qu’il ne maîtrise pas, ou, de s’embarquer dans une discussion, sachant que son interlocuteur (toi en l’occurrence), est persuadé que seul son avis est le bon…

 

Lorsqu’un québécois ne vous dit rien, ce n’est pas un signe d’acceptation. La plupart sont très peureux, vont éviter la confrontation et fuir piteusement.

 

Encore un qui vit depuis des années sur ce continent, mais qui ignore TOUT de la mentalité nord-américaine (et non pas spécifiquement québécoise). Peut-être devrais-tu voir comment cela se passe avec les anglophones ou encore avec les Etasuniens, qui ont une aversion bien plus prononcée quand il s’agit de chicanes ou de débats houleux. Par contre, quand on connaît bien un Québécois et, encore une fois, que l’on ne tente pas d’imposer sa façon de voir les choses coûte-que-coûte, il est possible d’avoir de très intéressants débats… il faut faire preuve d’intelligence, c’est-à-dire de s’adapter à son nouvel environnement (ce qui n’a absolument rien à voir avec le fait de renier son identité !).

 

Faites extrèmement attention à la communication non verbale, les français sont vite catalogués comme arrogants, même quand ils se mouchent.

 

Un peu comme avec ton texte d’ailleurs, qui pue l’arrogance, le nombrilisme et l’inadaptation.

 

Surtout, lavez vous avec un savon qui sent la rose à 5 km. Les québécois se font un malin plaisir de dire que lorsqu’un endroit pue, c’est qu’il y a un français dans le coin. Alors si vous reniflez, ne sortez surtout pas… (il y a d’ailleurs un animateur TV très brillant qui chassait le français-qui-pue à Paris- Je mettrais le lien quand je l’aurais trouvé)

 

Après toutes ces années ici, je n’ai jamais entendu ce commentaire… Par contre, je serai tenté de dire que l’hygiène de certains Français laisse effectivement à désirer. Cependant, une chose que tu “oublies” de mentionner, c’est que cette réputation n’a rien de spécifiquement québécoise, bien au contraire ! C’est une réputation que traîne les Français sur la Terre entière… et de là à dire qu’il n’y a jamais de fumée sans feu…

 

Évitez de faire référence à la France, mais plutôt à l’Europe. C’est parfois tabou de prononcer le nom de notre pays, et les indépendantistes susceptibles seront rassurés et vous adopterons mieux.

 

??? Personnellement, c’est très rare que je parle de l’Europe, et cela s’est toujours bien passé. Je le redis et je le répète, tout est dans la façon de présenter les choses. Il faut rester ouvert, à l’écoute de l’autre… les Français, lorsqu’ils “dialoguent”, ont tendance à faire de grands monologues en s’écoutant parler, sans vraiment s’intéresser à l’avis de son interlocuteur. L’esprit d’ouverture, l’écoute, se sont des signes d’intelligence pourtant…

 

Au travail, gardez toutes les preuves de vos travaux et réalisations. Certains n’hésitent pas à balancer, (même si l’erreur vient d’eux), car ils masquent leur incompétence et se protègent. (les « pure-laines » sont souvent incompétents).

 

Il y a des profiteurs et des hypocrites comme partout ! Cependant, contrairement à toi, j’ai plutôt souvent constaté l’inverse : les personnes avec lesquelles j’ai travaillé, n’hésitaient jamais à assumer leurs torts. J’ai très rarement vu l’inverse, même si cela existe, comme partout…

 

N’affichez pas trop votre compétence, car cela peut vous jouer de méchants tours, surtout quand les petits « cheffaillons » sont moins diplomés ou moins compétents que vous. (Plusieurs postes m’ont été refusés à cause de mon niveau trop élevé en plus d’être français- Ils se sentent vite menacés et ont besoin d’être rassurés).

 

Rien qu’à te lire, j’aurais également refusé de t’accorder une promotion ! Ne vas donc pas parler de ségrégation ou de choix arbitraire. Un gars comme toi, je m’en méfie comme de la peste !

 

Ne pas hésiter à faire des compliments pour des choses banales (Ils ont besoin d’affection et de reconnaissance).

 

Oui… Mais encore une fois, tu ne connais pas le continent sur lequel tu vis ! Cela fait partie de la culture nord-américaine qui est, sur cet aspect aussi, bien plus marqué du côté anglophone, où l’on va s’éterniser dans des “congratulations”, des signes de reconnaissances même pour des choses que l’on considère comme banales. Après dix ans, on dirait que tu n’as pas encore digéré le choc culturel, à ta place, je me poserais de sérieuses questions ! Une chance que tu ne vives pas au Japon ou dans un pays encore plus différent du tient que le Québec !

 

Quand on vous dit « ce sera pas long », prenez votre mal en patience, surtout taisez vous (même si avez méchamment les nerfs), et attendez vous à ce que ce soit très long. (Ça arrive très souvent car ils sont très lents). Gueuler ne fera qu’emplirer les choses, et vous attendrez encore plus longtemps.

 

C’est vrai qu’en France, gueuler est un trait de caractère, de civisme et de politesse qui fait accélérer les choses, dans le sens que l’on va te servir en pensant “plus vite cela sera fait, plus vite je serai débarrassé de ce gros con !”. C’est clair, tu as raison, c’est tellllllllllement mieux !… Ici, il suffit de parler, de discuter sans élever le ton, d’expliquer sa situation, et le problème se règle tout seul… ou alors, on a une explication pour le retard. Explication que l’on a pas le goût de donner à un gueulard, qui ne connaît rien au savoir-vivre !

 

Surtout, ne pas leur parler comme s’ils étaient des enfants, ou en version « petit nègre ». Il faut savoir jouer la comédie, et s’entrainer à leur parler comme s’ils étaient très intelligents. Leur petit égo part au quart de tour, et vous les entendrez ronronner de bonheur.

 

Là aussi, tu dois attirer à toi la lie de la société… personnellement, je me suis toujours bien fait comprendre, sans avoir à prendre mon interlocuteur pour un con… chose que j’ai tendance à penser à ton sujet par contre !

 

Utilisez leurs expressions avec parcimonie (éviter les « faque.. », les tu après chaque verbe, les « tabarnak »…) - J’ai vu des français (de bonne foi) essayer de parler comme eux, et ils font vraiment pitié.

 

Comme dans n’importe quel autre pays, lorsque tu t’intègres, lorsque tu t’adaptes (encore une fois l’adaptation ne signifie pas reniement), les choses “sortent” naturellement… Vocabulaire, intonations, tournures de phrases… Du moment que cela “sort” tout seul, jamais personne ne viendra te le reprocher, ni même être surpris. Mon expérience est d’ailleurs totalement à l’opposée de la tienne.

 

Essayez de jauger votre interlocuteur en le questionnant subtilement sur la souverainneté (style question ouverte). Certains ne portent pas leur penchant souverainniste sur le front, alors avant de critiquer, cette précaution est à prendre. (les séparatistes sont les pires).

 

J’aimerai bien t’y voir, toi, si tu rencontres un étranger (tel qu’il soit), te parler de politique française… surtout s’il ne partage pas tes opinions ! Vu le niveau difficilement calculable de ton arrogance, tu dois vite le remettre à sa place, hein ? … vu que tu ne sembles déjà pas connaître la mentalité nord-américaine, j’imagines que tu maîtrise d’autant moins la politique canadienne et québécoise.

 

Surtout ne pas critiquer le Québec ouvertement sur la médiocrité du système de santé ou de l’état des routes du Québec.

 

Foutaises ! Encore un cas où la façon de présenter les choses est essentielle. En France, on a vite fait de jeter le bébé avec l’eau du bain, en adoptant une vision presque toujours sans nuance. Plus tu es manichéen, plus tu seras polémiste, plus tu seras respecté. C’est une façon de voir les choses, mais une façon qui n’est valable qu’en France, et uniquement en France. Quoique tu puisses en penser.

Dans mon cas, il m’arrive de critiquer bien des aspects du Québec, à des Québécois, mais bizarrement, cela s’est toujours bien passé… l’essentiel étant de savoir rester constructif et ouvert.

 

Lorsqu’un québécois vous pose des questions, soyez très prudent, et surtout, ne critiquez personne. Certains sont très sournois, et vous collent vite une réputation d’enfer. IL FAUT SAVOIR QUE LE « TÉLÉPHONE ARABE » FONCTIONNE EXTRÈMEMENT BIEN AU QUÉBEC, ET QUE VOUS POUVEZ ÊTRE GRILLÉ TRÈS RAPIDEMENT, SURTOUT SI VOUS ÊTES FRANÇAIS.

 

Ne te méprend pas, rien qu’avec ton site internet, moi aussi j’ai le goût de te “coller une réputation d’enfer”. Je pense que tu confonds totalement ton “esprit” et ta mentalité, avec tout le reste.

 

Soyez très aimable avec les québécois, et ne prenez pas les choses pour acquises. Beaucoup sont des « amis minute », qui vous ignoreront aussitôt qu’ils verront qu’ils n’ont pas grand chose à gagner avec vous.

 

Amabilité, c’est encore une question de savoir-vivre. Moi non plus ça ne me tente absolument pas de fréquenter des gens désagréables et chiâleux…

 

Si vous voulez vous foutre ouvertement d’un québécois, mettez « leuh leuh » à chaque fin de phrase, roulez les r, et transformez les « oi » en « oé » (exemple : moi par moé…) - Croyez moi, ça diminue le trop plein de frustration, et ca aide à tenir le coup.

 

Le “moé” n’a rien de québécois ! Peut-être un manque de “culture” de ta part, hein ? ;o) Surtout, ne sort jamais une telle connerie à un Normand, ou encore à un linguiste qui te dira que le “moé” est du vieux-français, ou encore un régionalisme… Pour le reste, si tu “aimes” te moquer des autres, ne te demande pas pourquoi ton intégration, même au bout de dix ans, est un échec sur toute la ligne ! Je ne te connais même pas et à te lire, j’ai déjà le goût de t’en sacrer une… alors je n’ose même pas imaginer ceux qui ont la douleur de te côtoyer ! … en passant, tu critiques le niveau de français des Québécois, mais avant de critiquer, peut-être devrais-tu te relire, j’ai dénombré, sans même chercher, près d’une dizaine de fautes dans ton texte !

En conclusion

À lire les “saintes vérités” généreusement laissées par l’auteur de “Bienvenue au Québec” sur le blog de Ian, tout immigrant au-delà de trois ans de présence au Québec devrait détester son pays d’accueil… Voyons donc ! Sans vouloir remettre en cause les “saintes prédictions” de ce prophète, il est clair qu’il ne me connaît pas, et qu’il ne connaît pas les Français que je côtoie.

Évidemment, pour un inadapté et pour quelqu’un qui refuse de faire des efforts pour s’intégrer, je veux bien le croire… mais il ne faut pas prendre les gens pour des imbéciles ! La même chose se produirait dans n’importe quel autre pays ! Mettre cela sur le dos du Québec, outre le fait d’être bien pratique et de se dédouaner de ses responsabilités, ne fait qu’empirer les choses et le syndrome de persécution dont l’auteur se sent victime… Encore une fois, rien qu’à lire son site, je comprends très bien son problème et même moi, Français pur Calva, je préférerai ne pas avoir d’amis, que d’avoir des amis qui lui ressemblent !



Pour mes lecteurs Québécois, “beauf” est l’équivalant de “colon”

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Le voile de l’intolérance

Filed Under (Intégrisme, Politique) by Jean-Philippe on 10-05-2007

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J’ai découvert, sur le blogue de Martineau, d’excellents mots, qui résument manifiquement ce que je pense de l’un des plus grand symbole machiste au monde…

Citations de l’écrivaine iranienne Chahdortt Djavann, qui a porté le voile pendant dix ans :

“Le voile est un symbole qui ôte toute capacité à la femme d’être un être pensant. Quand un seul de ses cheveux peut susciter le désir sexuel le plus frustre de l’homme, elle est réduite à un appât sexuel. Ce symbole pornographique autorise toute forme de violence à l’encontre des femmes et les place dans le non-droit.”

“Quand on voile une petite fille, on lui inculque la culpabilité de sa sexualité féminine. On lui dit que ses cheveux et les formes de son corps peuvent à tout moment faire perdre le contrôle de soi aux hommes.”

“Je demande qu’au moins dans les pays démocratiques, le port du voile par les mineures soit sanctionné. Cela relève des droits de l’homme, de la protection des mineurs.”

“En voilant une fille, on lui inculque son infériorité, la culpabilité de sa sexualité et, surtout, on lui dit qu’elle n’est pas dans le droit, qu’elle n’a pas le droit. “

“Si, aujourd’hui, des jeunes juifs commençaient à porter l’étoile jaune, en clamant ” C’est ma liberté “. Si des jeunes Noirs décidaient de porter des chaînes au cou et aux pieds, en disant ” C’est ma liberté “, la société ne réagirait-elle pas ?”

Entre la burka et le foulard coloré, la signification est la même. Parler de foulard, de bandeau n’est qu’une lâcheté sémantique, c’est une misérable ruse rhétorique. De plus porter le foulard, ici, est un appui aux dictatures islamistes qui imposent la burka là-bas. Le voile est l’emblème même du dogme islamiste. L’islam peut tout à fait vivre sans, mais il n’y a pas de pays islamistes sans le voile.”

Rien à ajouter !

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