Israël, l’autre réalité

Filed Under (Actualité, Géopolitique, Histoire) by Jean-Philippe on 15-05-2008

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Parce que les médias ne relatent, par définition, que l’actualité de moment, on est souvent tenté de simplifier nos prises de position par-rapport à des images vieilles de 24 heures, tout au plus. Mais, comme toujours, l’actualité tire ses sources de l’histoire… et cette histoire est souvent omise. Israël n’est pas sans défaut… mais quel pays peut prétendre l’être ? Cependant, j’ai toujours refusé de croire qu’il y avait des bons et des méchant dans le conflit qui oppose Israël à ses voisins.

Les états arabes de la région, déploient beaucoup d’énergie à dénoncer le sort des Palestiniens en Israël, ce qui permet de détourner l’attention sur eux, la plupart des dictatures, dans lesquelles les peuples souffrent. Voici un texte paru cette semaine dans Le Devoir, qui fait un rappel de la réalité historique de la création d’Israël :

L’autre Nakba

Pierre Lévy, Professeur à l’Université d’Ottawa
Jean-Charles Chebat, Professeur à HEC-Montréal

Source : le Devoir du 13 mai 2008

Il est d’usage pour les rhéteurs de la cause palestinienne de parler de la Nakba, c’est-à-dire la «catastrophe» en arabe, soit, selon eux, la création d’Israël et l’exil des Palestiniens. Cet exil aurait été causé par les violences faites aux Palestiniens dans la guerre qui opposa cinq armées arabes à un embryon d’armée israélienne et qui finit par l’établissement de lignes de cessez-le-feu de Rhodes en 1949.

Premier point que nous voulons faire: cet exil fut largement causé par les dirigeants arabes eux-mêmes. Sûrs de leur victoire, les rois et dictateurs arabes, dont les armées étaient largement équipées, financées et entraînées par les Britanniques, pensaient ne faire qu’une bouchée de ces quelques milliers de Juifs, mal armés et mal entraînés. Quelque 600 000 Arabes ont quitté le territoire confié par la Société des Nations (SDN, ancêtre de l’ONU) aux Britanniques, la province ottomane de Palestine, par peur d’être perçus comme des traîtres par les frères de la Ligue arabe.

Le mensonge

Début 1949, Émile Ghoury, homme d’État libanais et dernier président chrétien de la Ligue arabe, écrivait dans son discours de démission qu’il refusait de continuer à vivre avec le mensonge selon lequel les Israéliens avaient chassé leurs concitoyens arabes. Ghoury disait que le temps était venu que les États frontaliers d’Israël assument la responsabilité d’avoir demandé que les Israéliens et les Arabes palestiniens quittent leurs domiciles pour des raisons militaires tactiques, afin de permettre aux armées arabes de faire pleuvoir la dévastation sur les seuls Juifs. La promesse était que les Arabes reviendraient «d’ici deux semaines après avoir mis les Juifs à la mer».

Cinquante ans plus tard, le 19 mars 2001, Fouad Abu Higla, éditorialiste régulier du quotidien de l’Autorité Palestinienne, Al Hayat Al Jadida, écrivait un article pour le Sommet arabe, critiquant les États arabes pour une série d’échecs. L’une d’entre elles était que les dirigeants arabes avaient forcé les Arabes du mandat britannique à quitter leurs terres en 1948.

La leçon ne semble pas avoir été apprise. Nasrallah, le leader du Hezbollah a fait, en août 2006, très exactement le même appel au départ: il exigeait que les Arabes vivant dans la région de Haïfa quittent d’urgence leurs domiciles plutôt que de subir les bombardements du Hezbollah.

Un élément mis de côté

Mais, en 1948, le scénario ne se déroula pas comme les dirigeants arabes l’avaient prévu. Tout d’abord, plusieurs milliers d’Arabes, chrétiens et musulmans, druzes et autres, refusèrent d’écouter ces voix étrangères: ils restèrent sur place. Eux et leurs descendants sont aujourd’hui un million deux cent mille citoyens de l’État d’Israël, soit près de 20 % de sa population. C’est le premier aspect de la «Nakba» que les rhéteurs supposés pro-palestiniens mettent systématiquement de côté dans leurs prétendues démonstrations.

Ensuite et surtout, contre toute attente, les Israéliens ont battu les cinq armées arabes. Un expert militaire français de l’époque, prédisait, sans que d’ailleurs cela émeuve concrètement aucun État de cette Europe où l’on venait de découvrir les camps d’extermination nazis, «les Juifs sont foutus».

Présence et culture

Il est un deuxième aspect tout aussi important: l’autre «Nakba», celle subie par les Juifs vivant dans les pays arabes. 900 000 Juifs vivaient après la Seconde Guerre mondiale dans les pays aujourd’hui membres de la Ligue arabe. De ces 900 000 Juifs il ne reste pratiquement rien, sinon quelques milliers, surtout au Maroc. Rien de leur présence physique, rien de leur culture: des synagogues dévastées, des cimetières en ruine. Leur longue et fertile histoire est entièrement passée sous silence par les manuels d’histoire officiels des pays arabes.

Les Juifs se sont établis dans ces pays des siècles avant l’invasion arabo-musulmane du VIIe et VIIIe siècle. Sur un plan ethnique, le Maghreb a été — faut-il le rappeler? — berbère (amazigh), punique, romain et même germain (vandale) avant d’être arabe. Sur un plan religieux, il a été animiste, polythéiste, juif et chrétien longtemps avant d’être musulman.

Le petit royaume judéo-berbère établi autour de Bougie (dans l’actuelle Algérie) résista 70 ans à l’invasion arabo-musulmane, en particulier sous la conduite d’une femme, la Kahena. Les Juifs avaient établi une communauté en Tunisie depuis sans doute des millénaires sur l’île de Djerba. Que dire de ceux d’Égypte, présents au moins depuis l’époque grecque? Et des Juifs de l’actuelle Irak, qui y furent transplantés après la destruction du premier Temple de Jérusalem, soit six siècles avant l’ère chrétienne et qui y vécurent jusqu’aux persécutions du Baas!

Pogroms

Les pogroms, en particulier ceux de 1945 à Constantine (Algérie) ou celui de Bagdad commis à l’instigation du Mufti de Jérusalem, Al-Husseini avec les encouragements de ses alliés nazis, ont fait prendre les menaces antisémites très sérieusement par les communautés juives. Ces pogroms se situent dans une tradition des pogroms antisémites (mais aussi antichrétiens) à travers l’Empire ottoman.

Les juifs qui ont quitté le monde arabe dans les années 1950-60 ont été pour la plupart obligés d’abandonner leurs biens avec l’active complicité des institutions judiciaires locales. Ils ont trouvé refuge principalement en Israël, mais aussi en France et au Canada. Ils ont pu retrouver là des occasions de développement et une vie normale, malgré une profonde déchirure personnelle et collective.

Aucun d’eux n’est aujourd’hui à la charge des programmes sociaux des Nations unies. Ils n’ont pas alimenté de partis totalitaires et ne commettent pas d’attentats suicide. C’est sans doute parce qu’ils ne se sont pas livrés à la politique du pire que l’expulsion et le dépouillement sans scrupules dont ils ont été victimes sont systématiquement oubliés.

Il y a aujourd’hui un million deux cent mille arabes (musulmans et chrétiens) sur la terre d’Israël, soit deux fois plus que le nombre de ceux qui en sont partis. En revanche, s’il faut le redire, il n’y a plus de Juifs dans les pays de la Ligue arabe. Il est grand temps que l’on rende justice à ces Juifs déracinés de leurs terres ancestrales. Qui le fera?

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La désinformation de la télévision publique française

Filed Under (Désinformation, Géopolitique) by Jean-Philippe on 06-12-2006

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Depuis longtemps, j’essaye de vous expliquer que certains médias occidentaux sont partie prenante dans les conflits du Proche-Orient. J’entends dire parfois que j’exagère et que cette désinformation n’est pas aussi courante et grave que cela.

Voici une autre preuve de la manipulation journalistique orchestrée par des médias qui ont, depuis longtemps, choisi leur camp.

Il s’agit, et j’insiste, du même événement. Cette vidéo est extraite de l’émission du “Zapping” de Canal+ qui nous propose cet éloquent montage où l’on voit deux traitements de l’information totalement différentes.

Le premier reportage vient de la chaîne publique France 3, le second est un extrait des nouvelles de la chaîne privée TF1. Je vous laisse regarder, c’est tout simplement incroyable !



Est-ce une désinformation consciente ? Ça ne fait aucun doute ! Regardez les images : même le reportage de France 3 montre la mère de la victime sortir de la maison, près du véhicule militaire israélien stationné juste devant. Est-ce qu’elle semble en colère contre les militaires ? Non ! Croyez-moi que lorsqu’il y a un Palestinien qui tombe sous les balles israéliennes, la colère est grande contre les soldats qui, souvent, sont obligés de se replier pour ne pas envenimer la situation.

Est-ce que le reporter de France 3 va interroger les militaires israéliens comme le fait TF1 ? Non ! Ou choisit de ne pas diffuser leur témoignage. Pourtant, même les témoins présents sur la scène du drame ont affirmé qu’aucune balle israélienne n’a été tirée et qu’il s’agissait d’un tir Palestinien.

C’est un drame pour cette famille et cet enfant de six ans, mais nous constatons une nouvelle fois que certains médias se servent d’une terrible nouvelle pour désinformer encore et toujours… comme pour Al-Dura, Cana.

Bienvenue à Pallywood !

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Désinformation et manipulation - Partie 2

Filed Under (Désinformation, Géopolitique) by Jean-Philippe on 07-09-2006

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D’où tirons-nous l’information ? Sur quelles bases forgeons-nous notre opinion ? Qu’est-ce qui influence nos prises de positions ou nos combats ?

En tant qu’individu “lambda”, qui ne consacre guère plus de quelques minutes à s’informer quotidiennement, les images qu’il perçoit à la télévision prennent une dimension énorme dans sa perception qu’il a du monde, contrairement à un passionné, qui va diversifier ses sources, creuser en profondeur pour tenter d’échapper au “prêt-à-penser” télévisuel.

L’Intifada, par exemple, symbole d’une lutte de libération du peuple palestinien, n’est en fait qu’une marque de commerce, comme le serait Pepsi ou Danone, que l’on “vend” littéralement à l’opinion occidentale. Cela devient un spectacle, une mise en scène… que dis-je même ! … Une vraie farce !

Pour s’en convaincre, voici un superbe reportage sur la véritable histoire du célèbre “Carrefour des martyrs”, qui illustre bien la différence entre une information “brute” livrée aux médias occidentaux, et la véritable information (celle que l’on cache), mais qui échappera évidemment à ce fameux téléspectateur “lambda” dont je parlais au début…


Pallywood Part 1

Maintenant, une question : quelle sera l’opinion du téléspectateur “lambda” au sujet du conflit Israëlo-palestinien à la vue du reportage “truqué”. Il y a des chances pour qu’il se range du côté de ces “pauvres” palestiniens que l’on tire comme des lapins à un carrefour… Le problème, c’est que le téléspectateur “lambda” représente en fait la majorité de la population occidentale, et que ce mensonge, que cette mise en scène grotesque influencera une opinion publique entière ! Cette même opinion sera une pression supplémentaire sur les pouvoirs en place… et ne comprendra tout simplement pas que l’on puisse encore soutenir Israël !

Quel drôle de monde dans lequel nous vivons, où la politique étrangère d’un pays, sera influencée par une majorité d’individus qui se forgent une opinion sur cinq minutes de reportage et sur des articles de quinze lignes du journal de Montréal !

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Désinformation et manipulation - Partie 1

Filed Under (Désinformation, Géopolitique, Médias) by Jean-Philippe on 16-08-2006

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C’est un député britannique, dont j’ai oublié le nom, qui, au début de la seconde guerre mondiale, affirma que “la première victime de la guerre [était] la vérité”. Ne soyons pas naïfs, surtout durant notre époque hyper-médiatisée, l’influence de l’image est déterminante sur l’opinion publique d’un pays, ce qui peut conduire à certaines tentations manipulatrices.

Durant le conflit opposant Israël au Hezbollah, le message passé était clair : Israël est l’agresseur, les Libanais sont les victimes. Comme dans tout mensonge, pour qu’il soit crédible, il faut une part de vérité… La vérité est là : le peuple libanais a beaucoup souffert.

Maintenant la réalité, c’est que même si le peuple libanais à beaucoup souffert de la riposte israélienne, le peuple libanais souffre aussi énormément de la présence du Hezbollah dans le sud-liban. Évidemment, omission totale des crimes du Hezbollah contre les Libanais dans les médias. Omission totale des enlèvements, des assassinats, des attentats contre le peuple libanais qu’il prétend défendre ! Correction : le Hezbollah défend à la rigueur les Chiites du Liban, mais combat les autres minorités qui composent le pays du cèdre.

Depuis quelques années, les mouvements les plus extrémistes ont très bien compris l’importance des médias. L’impact qu’ils ont sur l’opinion occidentale peut devenir un sérieux avantage pour leurs causes.

D’ailleurs, souvenez-vous de l’impact qu’ont eu les images de la guerre du Viêt-nam sur l’opinion étatsunienne ! Le général Giap avait d’ailleurs dit à un certain Yasser Arafat : « En 1968, j’ai compris que je ne pourrais pas vaincre les 500,000 hommes des troupes américaines qui étaient déployées au Vietnam. J’ai compris que je ne pourrais pas couler la 7e flotte ni détruire ses centaines d’avions. Mais je savais que je pourrais introduire dans les foyers américains des images qui leur donnerait une envie folle de stopper cette guerre ».

D’accord ou pas avec l’engagement étatsunien au Viêt-nam, le pouvoir des médias et leur manipulation était déjà pris sérieusement en considération, avant même les années 1970 !

Dans cette guerre de l’image, je vais vous parler de différents événements de mise en scènes flagrantes, de la part de “journalistes” partie-prenantes dans le conflit.

Green Helmet

Voici un reportage de la télévision allemande NDR, démontrant qu’un soit-disant représentant de la Croix-Rouge au Liban est en fait un véritable metteur en scène d’images de guerre. L’imposteur, dénommé “The Green Helmet”, avait déjà été vu, dix ans auparavant, dans ces mêmes lieux.

Dans le reportage, le “Green Helmet” n’est pas satisfait du plan tourné par le cadreur. Pas assez dramatique, on ne voit pas assez le corps de cet enfant tué… La scène est de nouveau tournée. Le corps est sortit de l’ambulance, on l’expose bien à la caméra avant de le remettre une deuxième fois dans l’ambulance.

Vous me direz, il ne s’agit que d’un seul film !… Et bien non ! On voit “Green Helmet” partout ! Partout où il y a des “morts”… je le mets entre guillemet puisque je vais vous montrer dans les prochains jours que les morts du sud-Liban ne sont pas toujours aussi “morts” que l’on croit.

Pour voir les “prouesses” de mise en scène de “Green Helmet”, allez jeter un œil sur le site : http://eureferendum.blogspot.com/2006/08/qana-directors-cut.html

Dans la prochaine partie de cette série d’articles, vous verrez comment les Palestiniens manipulent totalement les médias occidentaux à coups de faux morts et de fausses blessures… c’est saisissant !

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