Débat des chefs et leçons de morale

Filed Under (Canada, Politique, Québec) by Jean-Philippe on 04-10-2008

Tagged Under : , , , , , , , , , , ,

J’ai regardé, après coup, de larges extraits du débat des chefs de cette semaine. En fait, je voulais le regarder intégralement, mais pour être honnête avec vous, j’en ai été incapable ! Je me demande d’ailleurs comment, autant de téléspectateurs, ont pu tenir le coup devant leur télévision… Ça relève de la prouesse !

Mais mon point ne concerne pas la grande persévérance de l’électorat canadien, mais plutôt un mystère beaucoup plus incroyable, beaucoup plus profond que cela.

En écoutant Gilles Duceppe, Jack Layton, Stéphane Dion et comment s’appelle t-elle déjà ? Elizabeth May… Stephan Harper, notre premier ministre, est l’être le plus abject sur Terre (après George W. Bush s’entend). Stephan Harper “couche” avec les compagnies pétrolières, veut envoyer les jeunes Canadiens à la guerre, il est contre les politiques environnementales, il veut faire emprisonner des ados de 14 ans à vie, il est contre la culture et se moque du Québec…

Ça fait déjà beaucoup, mais, admettons deux minutes que tout ceci soit la pure vérité. Admettons…

Si tout ceci est la pure vérité, expliquez-moi donc pourquoi, ce gouvernement minoritaire (je le rappelle juste en passant), est le gouvernement minoritaire qui est resté le plus longtemps en place dans toute l’histoire du Canada ?

Lors de ce débat, il semblait régner un large consensus entre les partis d’opposition. Que cela soit le Bloc, le NPD et le PLC, tous s’accordaient sur le fait que Stephen Harper était un premier ministre néfaste pour le Canada. S’était d’ailleurs presque émouvant de voir autant d’harmonie entre les trois principales formations canadiennes…

Mais pourquoi attendre la campagne électorale pour déballer tout cela ? Si Harper est si néfaste, pourquoi le Bloc et le PLC principalement, ont voté pour le gouvernement à de multiples reprises pour éviter de le faire tomber ?

“Bloquer Harper” au moment des élections, mais le soutenir lorsqu’il est au pouvoir

“Il faut bloquer Harper” parait-il. Mais alors que le Bloc avait l’occasion de passer de la parole aux actes, à plusieurs occasions, Gilles Duceppe a soutenu les Conservateurs en votant avec eux.

Le pire dans tout ça, c’est que si nous sommes en élections, ce n’est pas grâce aux partis d’opposition, mais parce que Stephen Harper l’a demandé ! Expliquez donc la logique qui voudrait, que l’on fasse en sorte de maintenir un gouvernement en place, durant près de trois ans, sachant qu’il serait néfaste pour le pays ?

Car souvenez-vous en, lorsque les Libéraux annonçaient qu’ils allaient s’opposer au gouvernement lors d’un vote déterminant, le Bloc s’arrangeait pour l’appuyer et inversement. Rappelez-vous également de quelques mises en scène à la chambre des communes, où des députés de l’opposition “s’absentaient” juste avant un vote, afin d’éviter qu’il puisse y avoir assez de monde pour renverser le gouvernement, sans avoir besoin de le soutenir. C’est ça qu’ils appellent “démocratie” ? Cette farce de basse-politique, d’hypocrisie électorale qui permet de se fabriquer un semblant de vertu devant les électeurs, tout en servant leurs petits intérêts ?

Elizabeth May : premier prix de l’humour politique

Mais la palme de la grande comédie burlesque de cette campagne, revient sans hésitation à Elizabeth May. En effet, j’ai failli m’étrangler de rire ce matin en buvant mon café, lorsque j’ai découvert, sur le site du Parti Vert du Canada, un communiqué qui m’a mis instantanément de bonne humeur. Voyez plutôt :

Je suis certain que vous ne me croyez pas, alors je vous livre ici le lien vers le communiqué, sur le site officiel du Parti Vert du Canada : Elizabeth May remporte le débat en français.

Ça me rappelle les grandes heures de la Pravda et leur talent incroyable qu’ils avaient, de pouvoir transformer une mauvaise nouvelle en bonne nouvelle. Mais oui braves gens ! Vous l’ignorez, mais c’est Elizabeth May qui a été la plus efficace contre Harper. J’attends d’ailleurs le communiqué selon lequel Elizabeth May est en passe de remporter les élections… à suivre !

En résumé…

En conclusion, cette campagne se révèle intéressante, non pas au niveau du débat, mais plutôt au niveau de ce qu’il y a autour. Déjà, nous découvrons que Harper est un dangereux personnage, mais que l’opposition a fait en sorte de le maintenir au pouvoir durant plus de deux ans et demi !

Ensuite, nous savons maintenant que Harper veut la mort de la culture, parce qu’il a coupé treize programmes de subvention d’une valeur totale de 45 millions, mais qu’il est interdit de parler des augmentations du budget culturel des Conservateurs, de l’ordre de près de 200 millions de dollars. Faut pas en parler, c’est mal !

Maintenant, il faut réaliser une bonne fois pour toute que Elizabeth May est une chef politique redoutable et que si nous ne l’avons pas compris, c’est parce qu’elle est rendu à un niveau d’expression qui nous dépasse.

Articles relatifs

Justin Trudeau : la preuve que le ridicule ne tue plus

Filed Under (Canada, Humour, Insolite, Politique, Québec) by Jean-Philippe on 12-09-2008

Tagged Under : , , , , ,

Je n’ai pas encore eu l’occasion d’évoquer la campagne électorale canadienne. Faut dire qu’elle est sans grand intérêt, vu le niveau du débat et de nos leaders. Stéphane Dion, l’homme qui a autant de charisme qu’un têtard. Gilles Duceppe, le roi de l’indécision et des allers-retours Ottawa-Québec. Jack Layton, l’homme au sourire de vendeurs de chars. Et Stephen Harper, aussi effacé que froid.

Heureusement, le rejeton Trudeau est là pour nous faire rire à nous donner des crampes dans le ventre ! Justin Trudeau, l’un des fils de l’ancien premier ministre Pierre-Eliott Trudeau, n’en finit pas de provoquer l’hilarité ! Déjà, au début de l’été, le tit Justin avait démontré son sens des priorités, en annonçant que les extra-terrestres seraient les bienvenus au Canada et que leur existence serait garantie par la fameuse “Charter of rights and freedom”.

Ben tiens ! Y’en a qui parlent de l’économie, des services de santé, de l’éducation… pis y’en a d’autres qui nous parlent d’E.T. !

Mais là, Justin Trudeau franchit une nouvelle étape dans le pathétisme. Sur son site de campagne (et oui, il se présente !), une vidéo de présentation le met en scène. Jusque-là, pas grand chose à dire… Le problème, c’est qu’en l’écoutant, on découvre que Justin Trudeau nous sert une soupe linguistique totalement grotesque. Mélangeant ainsi le français et l’anglais dans une même phrase, le simplet de Papineau, tente de nous imposer sa pauvre et pathétique vision du bilinguisme “à la canadian“.

Je vous préviens, j’ai rarement vu quelque chose d’aussi débile :

Source du chef d’œuvre : Justin.ca

On en tient un bon. Un vrai champion du monde notre Justin ! Faudrait pas le lâcher, un gars de même, pourrait à lui seul garantir de la job à des dizaines d’humoristes, durant toute une décennie ! Et d’ailleurs, le groupe “Prenez garde aux chiens” en a profité pour en faire une parodie… presque aussi drôle que l’originale !

Source de la parodie : Prenez garde aux chiens

Articles relatifs

L’Inquisition façon Dion et Duceppe

Filed Under (Canada, Humeur, Politique) by Jean-Philippe on 08-05-2008

Tagged Under : , , , , , ,

Nous en avons entendu parler toute la journée, le ministre des affaires étrangères du Canada, Maxime Bernier, a été le compagnon d’une dénommée Julie Couillard, elle-même ayant partagé sa vie, il y a quelques années, avec des membres de gang de motards criminalisés.

C’est alors qu’en dignes représentants de la petite Inquisition d’opérette, le duo Stéphane Dion et Gilles Duceppe, nous ont offert un spectacle désolant à la chambre des communes aujourd’hui.

Un duo d’Inquisiteurs, un duo d’hypocrites également. Ainsi, cela faisait des mois que le Bloc Québécois avait eu connaissance des relations, pour le moins spéciales, de l’ancienne compagne du ministre Bernier sans jamais poser la moindre question. Alors, si comme le dit le PLC et le Bloc, il s’agissait tellement d’une question de “sécurité nationale”, comment se fait-il que l’opposition soit restée muette tout ce temps ?

Méchante coïncidence également, que la nouvelle soit parue après l’élimination du Canadien de Montréal, alors que les médias n’avaient plus grand chose à se mettre sous la dent et que le public allait donc être très réceptif à ce genre de nouvelle. Nouvelle qui a été sans aucun doute coulée par l’opposition, pourquoi donc avoir tant attendu si ce n’était pas juste pour se faire du capital politique sur le dos de cette pauvre fille.

Parce que l’important là-dedans, c’est que Julie Couillard n’a AUCUN passé criminel. Que Julie Couillard s’est trouvée dans l’entourage des Hells dans les années 90 et surtout, il n’existe pas le moindre début de commencement de preuve, comme quoi Julie Couillard aurait mis en péril la sécurité du Canada, ou aurait transmis des informations sensibles à un tiers !

Quand je pense que les Duceppe et Dion sont les premiers à s’indigner des exagérations de notre voisin du sud, lorsqu’il s’agit de la vie privée des personnalités publiques. Qu’ils s’offusquent que le passé ou les relations d’individus soient étalé au grand jour… les voilà agir à visage découvert ! Voilà les petits redresseurs de moralité, les pathétiques inquisiteurs en cravate, voilà où on en est rendu : s’en prendre à quelqu’un, par l’intermédiaire d’une ancienne relation, alors que cette dernière n’a, jusqu’à preuve du contraire, absolument rien à se reprocher.

C’est sûr que Maxime Bernier est un clown et qu’à la place d’Harper, je l’aurais renvoyé à ses études, mais certainement pas à cause de son ex-blonde… plutôt à cause de ses maudites gaffes et de son incompétence à diriger un ministère aussi important

Articles relatifs

Dans la vie de Stéphane…

Filed Under (Canada, Humeur, Humour) by Jean-Philippe on 04-03-2008

Tagged Under : , , , ,

Les jours pairs, il veut aller en élection. Les jours impairs, il décide de ne pas renverser le gouvernement, parce-que “les-Canadiens-ne-veulent-pas-aller-en-élection”.

Les sondages sont bons, Harper devient le gros méchant auquel il faut s’attaquer. Les sondages sont mauvais ? C’est sans aucun doute parce-que “les-Canadiens-ne-veulent-pas-aller-en-élection”.

Le budget va être déposé, le petit Stéphane est prêt à faire tomber le gouvernement… mais rendu au Rubicond, il s’aperçoit que ses troupes ne le suivent pas… sans doute parce-que “les-Canadiens-ne-veulent-pas-aller-en-élection”.

Pauvre Stéphane…

Dion - Brunet

Évidemment, tout ressemblance avec un personnage existant, ou ayant existé, ne pourrait être que fortuite.

Articles relatifs

Pissou !

Filed Under (Canada, Politique) by Jean-Philippe on 17-10-2007

Tagged Under : , , ,

Incapable de rester fidèle à ses convictions, incapable de se tenir debout, incapable du moindre charisme, Stéphane Dion s’est donc déculotté cet après-midi devant la chambre des communes.

Selon le chef du PLC, les Canadiens ne seraient pas prêts à s’en aller en élection. Tu parles d’un faux prétexte ! Et si le PLC s’était retrouvé plus haut dans les sondages, aurait-il dit la même chose ? Je gage qu’il aurait eu un discours totalement différent, sur le thème “les Canadiens veulent du changement, les Canadiens souhaitent une élection”. Car il ne faudrait pas nous prendre pour des imbéciles, si Stéphane Dion est prêt à piler sur ses principes, sur Kyoto, sur l’Afghanistan, c’est d’abord et avant tout parce qu’en allant en élection, son parti serait allé directement à l’abattoir et son leadership aurait vécu.

Le PLC va nulle part et n’arrive même pas à profiter de son statut d’opposition. Les députés du Québec sont en état de panique et ont dû faire des pressions afin d’éviter l’élection, n’étant pas certains de retrouver leur siège. Déjà que celui d’Outremont est tombé…

Stéphane Dion (fond rouge)

Alors, elle est passée où cette intransigeance concernant le protocole de Kyoto ? N’était-ce donc qu’une simple posture politique ? Un simple masque de carnaval que l’on exhibe pour plaire à la plèbe ?

Dion a donc choisi. Entre l’hécatombe électorale, la fin de son leadership et le reniement de ses principes, il a choisi la facilité. Ce que les Canadiens veulent n’a absolument rien à voir ! Comme si les Canadiens pouvaient se dire, un matin, “tiens ! J’aimerai ça avoir des élections dans un mois”.

Articles relatifs

Scène fédérale : coups de bluff à répétition

Filed Under (Canada, Humeur, Politique) by Jean-Philippe on 13-10-2007

Tagged Under : , , ,

Bien forcée de montrer les dents suite aux décevants résultats électoraux, l’opposition libérale et bloquiste, fait dans le genre théâtral depuis quelques jours… sans succès.

Stéphane Dion, comme une poule sans tête. 

Stéphane Dion, tout d’abord, ne sachant plus quoi faire pour sauver sa peau, tente de s’inventer un nouveau personnage, qui lui donnerait plus de crédibilité auprès de l’opinion publique. Sauf que dans son cas, ce genre de changement s’apparente plus à une épreuve digne d’un épisode de “Extreme Makeover”. Quoi qu’il fasse, il gardera cette image de technocrate mormon, de “clown-triste” de la politique canadienne, et même lorsqu’il se force à faire plaisir aux Québécois, ça sonne faux ! Pire, même si cela pouvait être sincère (on jase là, je sais bien que cela reste de la science-fiction), cela resterait peu crédible. Il est comme ça, c’est exactement comme Paul Martin, qui avait l’air de toujours mentir à chaque fois qu’il ouvrait la bouche. C’était sa personnalité, sa façon de s’exprimer, il n’y pouvait pas grand chose.

Mais là, le chef libéral est au bord de l’abysse. Il a perdu Outremont, lors des dernières élections complémentaires, une circonscription pourtant libérale depuis des lustres, un “château-fort” aux dires de certains. Sa cote de popularité reste médiocre, c’est le mot, alors qu’un parti d’opposition comme le sien devrait capitaliser sur les faux-pas du gouvernement, qui plus est minoritaire ! Mais non. Stéphane Dion, quoiqu’il fasse, quoiqu’il dise, ne passe pas. Il ne passe pas au Québec et l’on sait bien pourquoi, il ne passe même pas dans le reste du Canada, alors que son image de jésuite du fédéralisme “canadian” n’a jamais été remis en cause. Il reste maladroit, aussi chaleureux qu’un gros tas de sloche sur le bord de la rue Sainte-Catherine, emprisonné dans son costume d’intello-chiant, imbu de lui-même, qui serait encore capable d’endormir un public sous extasy !

Stéphane Dion

Rendu là, il cherche des “trucs”. On sent qu’il gigote l’animal, un peu comme une mouche à moitié assommée sur le rebord d’une fenêtre. Il sait qu’il n’en a plus pour longtemps, il sent que le coup ultime va être porté, mais il y croit ! Ou il fait tout pour y croire.

Et ce n’est pas comme si son parti allait bien. Ce n’est pas comme s’il y avait un espoir de salut dans son propre camp. Car il ne faudrait pas que les “prétendants” au trône libéral, commencent à se “péter les bretelles” en attendant la chute de leur chef, eux comme Dion, n’ont pas plus les faveurs des Canadiens.

Mais Stéphane Dion grogne. Il s’en prenait, voici quelques jours, au gouvernement Harper, y allant de ses “exigences” dans la perspective du discours du trône, persuadé qu’en étant plus vindicatif et mordant, il allait combler le peu d’écart qui persistait entre le parti libéral et le parti conservateur. Peu s’en fût ! C’est même le contraire qui est en train de se produire. Même si ce n’est qu’un sondage, le dernier “Ipsos-Reid”, donne un écart de douze points entre les deux formations, pronostiquant même la possibilité d’un gouvernement majoritaire conservateur, avec des intentions de vote à 40% !

Pire encore, en tout cas de mon point de vue, près de sept Canadiens sur dix pensent que le pays “va dans la bonne direction” et près de la moitié des électeurs pensent que Harper mériterait d’être réélu, ce qui donne une marge de progression plus étendue pour les conservateurs. Pour ce qui est du Québec, le parti libéral reste très bas dans les intentions de vote à 18%. 27% pour les conservateurs, égalant leur score des élections générales. Pas si pire pour un parti qui était censé déplaire aux Québécois, suite à ses positions anti-Kyoto et à sa politique d’intervention en Afghanistan. Qu’est-ce que cela serait, s’il n’y avait pas eu ces deux points litigieux, d’au moins aux yeux des observateurs politiques ?

Pour le Bloc, c’est moins facile sans les libéraux au pouvoir. 

Du côté du Bloc Québécois, la situation est meilleure, mais pas forcément réjouissante. Là, je vous dirais même que Gilles Duceppe, sombre dans les basses stratégies démagogiques. Ça paraît tellement que lui non plus, ne parvient pas à redorer son blason auprès de l’électorat. L’appui au Bloc stagne à 33%, ce qui est bien, mais tout de même loin des objectifs.

Stratégies démagogues, dans le sens qu’après avoir permis au gouvernement de rester en place par trois fois, je le répète : trois fois, Gilles Duceppe s’emporte et rejette tout ce qu’à pu faire le gouvernement Harper ! Ça aussi ça sonne faux ! Ce qu’il a soutenu par trois fois deviendrait ainsi inacceptable ? Ne serait-il pas guidé par les résultats du Bloc, par les sondages et surtout, par la grogne de certains militants bloquistes ? C’est tout de même curieux, mais l’attitude du Bloc a totalement changée suite à une réunion de ses membres. Du jour au lendemain, le Bloc était passé d’un mode “consensuel”, à un mode “bête et méchant”.

Tant les libéraux que le Bloc, étaient, il y a encore quelques jours, bien motivés à faire tomber le gouvernement, persuadés qu’il s’agissait de la meilleure stratégie, non pas pour le Québec et le Canada, mais pour relever leurs partis respectifs, afin de retrouver les succès d’antan. Ça, c’était il y a quelques semaines.

Harper : une stratégie qui semble payante. 

Aujourd’hui, la situation à changé. Autant les libéraux que le bloc (mais surtout les libéraux), s’aperçoivent amèrement, que leurs petites gesticulations électoralistes ne prennent pas. Il faut dire que Stephen Harper, sans être un grand stratège politique, a manœuvré de manière très brillante, pour confronter la rébellionïte bloco-libérale, les mettants en face de leurs propres contradictions, tout en neutralisant leurs attaques.

Fini donc les petits faux-semblants qui consistaient à maintenir, par la peau des fesses, le gouvernement, tout en dénonçant la politique de celui-ci à chaque occasion. Fini le petit cirque parlementaire, destiné à bien faire paraître l’opposition, alors qu’elle était la seule responsable des politiques qu’elle dénonçaient. Et là, il se trouve que l’appui aux conservateurs atteint des sommets et que les Canadiens semblent satisfaits de la manière dont le pays est géré… bref, il ne pouvait pas y avoir meilleure façon de fermer le clapet des opposants de salons, des agitateurs du dimanche, bien incapables de capitaliser sur leurs propositions, leurs vertus, mais misant plutôt sur les faux-pas du gouvernement pour en tirer profit. Encore une fois, comme on le voit trop souvent, l’on préfère gagner par défaut que de gagner parce qu’on est les meilleurs.

Ne vous méprenez pas. Même si je suis de droite (je dis cela pour ceux qui me découvrent), je suis souverainiste et pas un inconditionnel de Stephen Harper. Il y a des choses que j’apprécie chez lui, c’est incontestable, d’autres qui me plaisent un peu moins, mais il faut dire que les alternatives font “dur” depuis quelques temps. Duceppe n’est plus le même depuis son aller-retour Ottawa-Québec, Stéphane Dion… ben… c’est Stéphane Dion, il n’y a pas grand chose à dire de plus, il est son principal handicap, mais ne s’en rend toujours pas compte.

Jack Layton

Quand à Jack Layton, même en costume-cravate, avec un sourire d’annonce de pâte-à-dent, ça reste un marxiste. Ce n’est pas parce qu’on rajoute un peu de jaune au rouge, que l’on devient pour autant acceptable.

Articles relatifs

14 milliards de dollars, émoi, émoi, émoi…

Filed Under (Actualité, Canada, Politique, Québec) by Jean-Philippe on 29-09-2007

Tagged Under : , , , , , , ,

Cette semaine, le premier ministre du Canada a tenu à annoncer lui-même la bonne nouvelle : le gouvernement fédéral a accumulé quelque 14 milliards de dollars d’excédent budgétaire. Cette nouvelle n’est pas une surprise en soi. Cela fait désormais une décennie que le Canada recueille plus d’argent, qu’il n’en dépense. Ce qui est un fait unique parmi les pays occidentaux.

Solde financier G7

Depuis dix ans, le Canada réduit sa dette publique (entre autres) et du même coup les intérêts de la dette. Stephen Harper a d’ailleurs profité de cette annonce, pour nous dire que ces 14 milliards de dollars, iront directement au remboursement de la dette, ce qui permettra au Canada d’économiser 700 millions de dollars par année. En somme, 700 millions qui ne seront plus jetés par les fenêtres, mais qui resteront à la disposition d’Ottawa. Pour information, en dix ans, la dette publique du Canada a été réduite de près de 100 milliards de dollars !

Je suis personnellement un farouche partisan de la réduction de la dette. La dette publique sera toujours un boulet pour notre économie. Les intérêts que nous versons, nous, contribuables, est de l’argent perdu. De l’argent dont nous aurions bien besoin pour améliorer le sort du Canada et de nos provinces. Au lieu de cela, les intérêts que nous payons vont directement dans les caisses de banques japonaises, britanniques ou allemandes, en pure perte, en tout cas, pour nous.

Ramenons cela à un budget familial. Rembourser un crédit permettra à une famille de moins payer d’intérêts et donc, lui permettra de consacrer plus d’argent à d’autres fins. Cela est un gage de bonne gestion, cela va de soi.

Que faire de cet excédent budgétaire ?

La question qu’il faut néanmoins se poser est la suivante : est-ce véritablement une bonne idée que de consacrer l’ensemble de cet excédent au paiement de la dette ? C’est une question légitime, je pense, si elle est posée sans arrières pensées partisanes ou démagogiques comme le font les trois partis d’opposition à la chambre des communes (Bloc, Parti Libéral et NPD).

Depuis les dernières élections complémentaires, les trois partis d’opposition, en particulier le Bloc et le Parti libéral en perte de vitesse au Québec, se croient obligés de montrer les dents, afin de se fabriquer une nouvelle virginité au sein de l’opinion publique.

Personnellement, bien que me situant sans ambiguïté à droite, je pense qu’une partie de cet excédent budgétaire devrait aller à l’amélioration de quelques « bobos » dont nous connaissons tous l’existence.

Je salue la nouvelle. Je suis heureux que cet argent servira à payer la dette (que nous devrons payer de toute manière). Mais à la place de Stephen Harper, j’aurai consacré trois ou quatre milliards de cet excédent, à l’amélioration des infrastructures du pays, ainsi qu’à l’amélioration du système de santé. Une petite aide aux provinces n’aurait pas fait de mal et aurait été très populaire au sein de l’opinion publique.

Un pays bien géré est une très bonne nouvelle. Mais un pays bien géré et disposant d’infrastructures solides et modernes, c’est encore mieux !

Une petite aide, en forme de coup de pouce, aux municipalités par exemple, qu’elles réclament depuis des années, aurait été très profitable. Un autre coup de pouce, donné aux provinces, afin d’améliorer le réseau routier n’aurait pas été du luxe. Et les dix milliards restants, consacrés à la dette, aurait permis tout de même de réduire la dette de façon bien confortable.

Gilles Duceppe

Évidemment, pour le Bloc Québécois qui se cherche une utilité depuis la dégringolade du Parti libéral au Québec. Trop souvent montré du doigt comme étant devenu un allié objectif des conservateurs à Ottawa, pense qu’il peut inverser la tendance en redevenant l’éternel agité de la chambre des communes.

Attention, je ne suis pas en train de dire que le Bloc n’a pas d’utilité à Ottawa. Au contraire ! Le Bloc a souvent permis de défendre les intérêts du Québec, malmené par la traîtrise des libéraux, en particulier sous les règnes de Trudeau et de Chrétien. Mais plutôt que d’être une opposition constructive, comme elle l’a été depuis l’arrivée des conservateurs, le Bloc joue aux caniches enragés depuis les derniers résultats électoraux et les récents sondages. Est-ce une bonne façon de faire de la politique ? Je ne le pense pas !

Un vent de panique dans les rangs de l’opposition.

Là, on sent que le PLC et le BQ tentent de provoquer la chute du gouvernement, afin d’aller en élection au plus vite. Le PLC étant trop pressé de se débarrasser de Stéphane Dion après une nouvelle défaite électorale, et le Bloc, inquiet de voir son électorat en région passer du côté des conservateurs.

De mon côté, je salue tout de même le courage de Stephen Harper. En effet, étant donné les signes de plus en plus insistants, d’une élection prochaine, il aurait été très tentant pour Ottawa d’annoncer une baisse d’impôts à la faveur de cet excédent budgétaire. Le genre de nouvelle qui permet de grimper de quelques points dans les sondages. Là-dessus, je le trouve très responsable. Imaginez s’il l’avait fait ! Les partis d’opposition auraient criés à la démagogie, tout en nous parlant de la dette que nous nous devons de rembourser.

Oui, cela sent les élections. Mais cela semble un peu plus venir d’un vent de panique, parcourant les bancs de l’opposition, que d’une réelle réflexion politique. De plus, personne n’ignore l’état des caisses du Bloc et du PLC, réduites au minimum, alors que les conservateurs sont, d’ores et déjà, prêts à affronter une nouvelle joute électorale. Est-ce donc une tentative de baroud d’honneur ? Un moyen d’attirer les adhérents en lançant un signe du genre : « Oui, oui, nous existons ! » ?

Articles relatifs

Page 1 de 212»