Dans la vie de Stéphane…

Filed Under (Canada, Humeur, Humour) by Jean-Philippe on 04-03-2008

Tagged Under : , , , ,

Les jours pairs, il veut aller en élection. Les jours impairs, il décide de ne pas renverser le gouvernement, parce-que “les-Canadiens-ne-veulent-pas-aller-en-élection”.

Les sondages sont bons, Harper devient le gros méchant auquel il faut s’attaquer. Les sondages sont mauvais ? C’est sans aucun doute parce-que “les-Canadiens-ne-veulent-pas-aller-en-élection”.

Le budget va être déposé, le petit Stéphane est prêt à faire tomber le gouvernement… mais rendu au Rubicond, il s’aperçoit que ses troupes ne le suivent pas… sans doute parce-que “les-Canadiens-ne-veulent-pas-aller-en-élection”.

Pauvre Stéphane…

Dion - Brunet

Évidemment, tout ressemblance avec un personnage existant, ou ayant existé, ne pourrait être que fortuite.

Articles relatifs

Mort d’un grand économiste

Filed Under (Actualité, France, Hommage) by Jean-Philippe on 25-08-2007

Tagged Under : , , ,

Raymond Barre, qui était hospitalisé depuis le 11 avril dernier suite à un malaise cardiaque, vient de décéder à l’hôpital militaire du Val-de-Grâce, dans la région parisienne.

Brillant économiste nommé ministre puis, premier ministre de la France en 1976, suite à la démission de Jacques Chirac, Raymond Barre dû entamer un difficile combat contre les conséquences des deux chocs pétroliers. Aux prises avec de gros conflits syndicaux, il entreprit la mise en place d’une politique économique de rigueur budgétaire.

Raymond Barre s’est toujours situé hors des partis politiques, bien que de centre-droit. Il fût apparenté à l’UDF et l’UDC, mais non-adhérent, durant ses mandats électifs.

De 1995 à 2001, il devint maire de Lyon, sa ville d’adoption.

Barre et Carter

Jean Charest a rendu hommage à Raymond Barre, qui avait instauré les rencontres alternées des premiers ministres français et québécois en 1977. «Grâce à Raymond Barre, ces rencontres alternées des chefs de gouvernement français et québécois symbolisent aujourd’hui le caractère direct et privilégié de notre relation bilatérale», a indiqué le premier ministre par voie de communiqué.

Alors qu’il était député de la région lyonnaise, M. Barre a appuyé la mise sur pied des Entretiens du Centre Jacques-Cartier. Nés des échanges entre le Québec et la région Rhône-Alpes en 1987 et consistant essentiellement en une série de colloques, les Entretiens du Centre Jacques-Cartier réunissent plusieurs centaines d’experts québécois et français et portent aussi bien sur la recherche scientifique que sur les grands enjeux de société.

«Je préfère être impopulaire qu’irresponsable.»

Raymond Barre (mai 1981)

Articles relatifs

Une étiquette qui tue ?

Filed Under (Politique, Québec) by Jean-Philippe on 26-07-2007

Tagged Under : , , , , ,

Article paru dans le quotidien “Le Devoir” du 9 avril 2005, qui est, plus que jamais, d’actualité.

Les Québécois peuvent maintenant se dire « de droite » sans s’avouer pour autant atteints d’une maladie honteuse

« De droite » : c’est, au Québec, l’étiquette qui tue. Pour discréditer quelqu’un, pour l’« excommunier », elle suffit souvent. Mais avec le réexamen des fruits de la Révolution tranquille et du « modèle québécois », serait-on en train de lever le tabou ? Se dire « de droite » revient de moins en moins à s’avouer atteint d’une maladie honteuse ; plusieurs nouvelles petites publications se réclament même ouvertement de l’étiquette honnie du « conservatisme ». Plus que jamais, leurs porte-parole sont entendus à la télé et à la radio. Cela ne signifie pas pour autant que ces droitistes s’entendent parfaitement entre eux…

« Je suis en route pour l’aéroport, je m’envole pour Rome », dit Luc Gagnon, joint par cellulaire mercredi. Malgré les circonstances, malgré « la douleur d’avoir perdu l’équivalent d’un père », ce directeur d’Égards, une petite revue autoproclamée « de la résistance conservatrice », est enthousiaste et se montre disert. Il est en effet enthousiaste à l’idée d’être dans la Ville éternelle pour les funérailles de Jean-Paul II. Autre source de sa joie : que Le Devoir l’interroge sur l’État de la droite au Québec. « Oui, il y a quelque chose qui change », dit ce trentenaire de son ton affecté en réglant sa course de taxi. « Cette société se repositionne. On commence enfin à donner un peu d’espace à la droite à la télévision, à la radio. On revient à une société plus normale, où il y a une gauche et une droite et où la droite ose s’affirmer. » On a en effet vu Gagnon à TQS à quelques reprises récemment, lors des débats de fin de soirée. Le magazine L’Actualité, dans un récent dossier, a qualifié Gagnon d’un des seuls représentants de la « droite morale » au Québec. « C’est faux, nous sommes nombreux », rétorque Gagnon en soulignant qu’il a contribué à faire élire des représentants « pro-vie et pro-famille » aux instances du Parti conservateur lors du récent congrès à Montréal. Aussi, sa revue, Égards, n’est certes pas un succès de tirage, mais elle a suscité de nombreuses réactions. Il se réjouit : « Nous ne prêchons pas dans le désert », dit-il avant de lancer une maxime latine.

Le débat

« Le débat a de plus en plus lieu », a affirmé Michel Kelly-Gagnon, directeur de l’Institut économique de Montréal, un think tank néolibéral, mardi à Radio-Canada. Indicatif présent, « temple de la gogauche » - pour citer l’autodérision de l’animatrice Marie-France Bazzo -, recevait ce matin-là quatre représentants de la « droite québécoise », dont Michel Bock-Côté, Christian Dufour, chercheur à l’ENAP, et Stéphane Gendron, maire d’Huntingdon, pour discuter de l’état de ces courants de pensée. La réaction à cette heure de propos politiquement incorrects a été impressionnante. « On a arrêté de compter à 300 courriels », raconte Mme Bazzo, quelque peu estomaquée. L’équipe s’attendait à recevoir une volée de bois vert des auditeurs à la suite de cette table ronde. Mais finalement, si une majorité s’est montrée très critique envers les idées des invités - contestant par exemple l’idée voulant que la gauche soit toute-puissante au Québec -, bon nombre d’auditeurs se sont réjouis « d’entendre un autre discours » que ceux, « consensuels », des invités fréquents tels la militante Françoise David ou l’ancien syndicaliste Gérald Larose. « Certains m’écrivent qu’ils songent à sortir du placard et à avouer qu’ils sont de droite », relate Marie-France Bazzo en rigolant. L’animatrice explique que c’est son côté sociologue qui lui a donné envie de faire cette table ronde. Non pas qu’elle ait renoncé à son penchant pour la gauche, mais « ils ont été entre 35 000 et 50 000 à Québec à sortir dans la rue pour Jeff Fillion, par exemple. Ça reflète bien un phénomène réel. Aussi, les sondages nous montrent que des positions de droite sont plus fortes qu’on le croit. Nous, on s’est dit : il faut tenter de comprendre. Il ne faut pas attendre que ça nous éclate à la figure après des élections ». Elle souligne au passage qu’entre les « énormités, les niaiseries, les horreurs, parfois, on se dit : mais je suis d’accord avec lui lorsqu’il dit cela ».

De la Grande Noirceur à la Grande Clarté

Pour Christian Dufour, la société québécoise a depuis trop longtemps vécu dans une sorte d’unanimisme de gauche instauré par la Révolution tranquille. « Il y a clairement un déséquilibre. On est passés de la Grande Noirceur à la Grande Clarté. Si la première était oppressante, la seconde est aveuglante. On ne doute plus. On sait où il faut aller. Et ceux qui ne veulent pas suivre, on les excommunie. » Le manifeste du Cercle Raymond-Aron proclame en effet que « la gauche a le monopole du coeur. Hors de l’Église progressiste, point de salut ». Selon Christian Dufour, c’est pourquoi on est incapable de nuances dans la critique des PPP, qui a donné lieu à une « démonisation délirante du secteur privé ».

Ce serait la question nationale qui aurait empêché depuis des lustres que le Québec se « rééquilibre sur le plan idéologique », dit Dufour. Dans ce contexte, la personne de droite est simplement exclue de l’identité nationale. « Lorsque Jean Charest, aux élections de 1998, a affirmé qu’il voulait repenser le modèle québécois, la manoeuvre de Bouchard a été de dire qu’il n’aimait pas le Québec », rappelle l’historien Xavier Gélinas, qui « confesse » être conservateur (sans compter qu’il travaille au Musée des civilisations à Ottawa, où il occupe un poste de… conservateur).

L’historien Éric Bédard, de l’Université du Québec à Rimouski, estime qu’une certaine droite a développé une mentalité d’assiégé. Mais le plus grave est ailleurs, selon lui : l’interprétation « simpliste » qui confronte un « avant-1960 sombre et un après lumineux » nous empêche de percevoir la diversité du conservatisme passé. Nous avons une propension à chercher dans notre passé une seule et même chose : les indices de l’avènement de notre modernité, et ce, pour célébrer la Révolution tranquille. Si bien que « le conservateur, c’est toujours l’”autre” ». Tout cela empêcherait la formation de véritables traditions intellectuelles et idéologiques puisque, dans cette perspective, tout ce qui vient avant 1960 est à jeter aux poubelles (comme l’a d’ailleurs déjà affirmé l’écrivain Jacques Godbout). Or, en fouillant le passé, on peut faire des rapprochements surprenants, note Bédard : « Certains radicaux ultramontains [...] rejetaient purement et simplement, un peu comme certains leaders de l’Union des forces progressistes et des syndicats, le matérialisme américain ; d’autres, plus modérés et réformistes, ont cherché [...] dans la “doctrine sociale de l’Église” des moyens de contrecarrer les effets désocialisants du libéralisme économique par la coopération locale (par exemple, le Mouvement Desjardins). »

Christian Dufour voit du reste dans la « domination de la gauche vertueuse » au Québec la marque d’une société où les valeurs féminines ont le haut du pavé, comme la générosité illimitée. « C’est “sainte Janette Bertrand, priez pour nous” », lance-t-il, provocateur. La droite, « c’est plus masculin ; ce sont des valeurs liées au principe de réalité : “désolé, mais l’État n’a plus d’argent”. Or on a besoin des deux ! ». Il note qu’on a souvent reproché à Margaret Thatcher de ne pas être une « vraie femme » parce qu’elle était de droite. Marie-France Bazzo souligne que pour organiser un débat sur ces questions, il est difficile de trouver des femmes de droite. Mais il y a au moins une exception, note Mme Bazzo : l’animatrice Isabelle Maréchal, qui joue les Ann Coulter soft de la télé québécoise (Coulter est cette blonde journaliste de droite abonnée aux talk shows de la chaîne Fox). Autre exception : Brigitte Pellerin, qui a écrit pour le magazine libertarien en ligne Le Québécois libre et qui publie des chroniques dans le Ottawa Citizen.

Quelle droite ?

La droite ? Il vaudrait peut-être mieux dire « les droites » tant les courants sont nombreux. On peut en cerner environ quatre dans le Québec d’aujourd’hui. Mais aucun d’entre eux ne refuse explicitement la démocratie ni ne s’attaque obsessionnellement aux immigrés. L’on peut dès lors conclure qu’il n’y a pas vraiment d’extrême-droite au sens européen du terme au Québec. - D’abord, la droite la plus visible, depuis les années 80, c’est la néolibérale. On la connaît : elle veut réduire les impôts, réduire la taille de l’État. Elle est obsédée par l’économie autant que l’était, dans l’autre extrême, le marxisme. Michel Kelly-Gagnon l’incarne à merveille, de même que d’autres têtes d’affiche comme le professeur Léon Courville. Politiquement, l’Action démocratique (ADQ) de Mario Dumont incarne cette tendance. Mais Rock Tousignant, de La Lettre conservatrice, affirme que dans l’orbite du PQ, l’ancien ministre Joseph Facal, maintenant professeur aux HEC, pourrait en faire partie. - La deuxième, c’est la droite populiste. Elle s’incarne de manière très visible par Stéphane Gendron (surtout depuis le retrait des ondes de Jeff Fillion), notamment en raison de sa position sur la peine de mort. Bien que M. Gendron illustre « la percée de la droite » au Québec, dit Luc Gagnon, il a toutefois un défaut : « Son programme n’est pas assez cohérent. » En effet, Gendron est en faveur du mariage homosexuel et de l’avortement libre et gratuit. « Mais au moins, c’est un démolisseur, dit Gagnon. Or il faut démolir ce qui est corrompu, ce qui est pourri, comme toutes ces vieilles structures pourries des années 60, construites par les baby-boomers. » Au reste, selon Louis Cornellier, chroniqueur aux essais du Devoir, il faudrait classer dans cette catégorie « populiste » le journaliste Claude Poirier, dont on a fait un héros en consacrant une série à ce tenant de la « loi et de l’ordre ». - Troisièmement, il faut parler de la droite nationaliste intellectuelle. Elle est bien représentée par le Cercle Raymond-Aron, par exemple, qui entend « s’inspirer de la lutte aronienne contre le socialisme de son temps pour défendre les institutions de la démocratie libérale menacées par la montée de la nouvelle gauche québécoise ». Ses positions à tendance républicaine et sans référence à la religion la rapprochent de celle d’un Jean-Pierre Chevènement en France. - La quatrième, c’est la droite traditionaliste. Elle est incarnée notamment par Égards et le Cercle du 3-Juillet. C’est la droite la plus « morale ». Les deux croient en un « ordre transcendant » et aiment bien le cardinal Ouellet ainsi que le catholicisme d’avant Vatican II. Le Cercle du 3-Juillet fait fonds de la tradition canadienne-française. Son président, Pierre Trépanier, est un des grands spécialistes et admirateur de l’abbé Groulx.

Quant au groupe d’Égards, il admire George W. Bush, déteste l’État, la « culture gay », et s’inspire davantage de la tradition néoconservatrice américaine tout en citant Joseph de Maistre, écrivain français du XIXe siècle. Pierre Trépanier reproche même au groupe d’Égards d’être « étranger au traditionalisme canadien-français ». C’est là, selon lui, « une droite apatride, dominée par le néoconservatisme, le néolibéralisme et l’impérialisme à l’américaine, et cela, jusqu’à la caricature : défendre Wal-Mart contre les mauvais syndicats ! ». Luc Gagnon rétorque : « Ah ! on ne peut rapatrier tout du passé canadien-français et se replier sur la francité. Il faut s’ouvrir au monde. Or l’espoir pour la droite, actuellement, c’est les États-Unis. »

On trouve aussi dans Égards une tendance « trash » qui déplaît souvent même aux représentants du conservatisme. Xavier Gélinas, qui collabore à la revue d’histoire Mens, dit ne pas comprendre comment Égards peut publier, numéro après numéro, l’écrivain d’origine française Maurice Dantec, dont le style est pour le moins déchaîné. « Le joual ou l’argot, ça détonne dans une revue qui se dit conservatrice », opine Gélinas.

Mathieu Bock-Côté, pour sa part, dit avoir refusé de se joindre à Égards. Quant à La Lettre conservatrice, il la qualifie de « bouffonnerie ».

En somme, Luc Gagnon, avec Égards, a beau vouloir promouvoir un « oecuménisme de droite », la partie semble loin d’être gagnée.

Antoine Robitaille

Articles relatifs

Si les cons pouvaient voler, le ciel serait rouge !

Filed Under (Humeur, Politique) by Jean-Philippe on 05-07-2007

Tagged Under : ,

Jamais un régime politique n’aura fait autant de morts et de prisonniers politiques, dans toute l’histoire de l’humanité. Que cela soit en ex-URSS, en Chine, en Angola, à Cuba, dans les anciennes “démocraties” populaires d’Europe de l’Est, la dictature prolétarienne a fait entre 120 et 200 millions de victimes !


Évidemment, lorsque je vois des imbéciles-heureux, défilant avec le drapeau qui porte la couleur du sang des victimes du communisme, j’ai des frissons. Les mêmes frissons que j’aurais en voyant un drapeau aux couleurs du régime Nazi. Communistes ou hitlériens d’ailleurs, il n’y a pas grande différence… ces deux idéologies ont même été liées durant plusieurs années (le fameux pacte germano-soviétique que certains ont vite “oublié”).

Cette gogauche embourgeoisée, cette jeunesse contestataire d’enfants gâtés, qui croit naïvement défendre une pseudo “liberté”, à l’aide des pires symboles de répression politique, ne sont que des ignares. Des gens qui ne connaissent ni leur histoire, ni la politique. Ils se limitent à réciter un discours pré-formaté, un discours fait de slogans simplistes, souvent haineux, rarement constructifs.

Ces inconscients, ou encore ces “idiots utiles” comme le disait Lénine, se servent d’une liberté d’expression qui leur serait totalement interdite, dans les pays où leur idéologie existe encore. Essayez donc de rester en vie ou même en liberté à Cuba, juste en osant critiquer le régime en place. Essayez donc de ne pas finir en centre de rééducation politique en Chine, juste en étant membre d’une association pacifique de défense de la démocratie.

Comme le disait Jean-Pax Méfret durant la guerre froide : “C’est toujours vers l’Ouest que les peuples s’évadent”. Encore aujourd’hui, ils sont des milliers à risquer leur vie en embarquant sur des bateaux de fortune, tentant de rejoindre la Floride. Ils sont des milliers à faire de même en Chine, alors que le peuple Tibétain souffre le martyr, menacé de disparition pure et simple.

Et ce même drapeau rouge flotte sur ces pays coupés du monde. Ce même drapeau rouge que ces complices d’assassins agitent ici, à la moindre manifestation contestataire.

En 1996, lors d’un voyage en République tchèque, j’avais été interrogé par des jeunes du pays qui ne comprenaient pas pourquoi, en France et en Occident, des gens portaient des drapeaux rouges, alors qu’eux s’étaient battus pour se défaire de la dictature communiste. Je ne savais pas quoi leur répondre…

Alors aujourd’hui, l’on voit des ignorants portant fièrement un t-shirt du “Che” comme l’on porterait un t-shirt d’Hitler. L’on voit des incultes vanter les mérites du régime cubain, alors que le peuple est bâillonné et que les opposants sont enfermés en prison (lorsqu’ils ne sont pas “supprimés”). Ces petits naïfs que nos démocraties molles, laissent défiler alors qu’ils défendent l’indéfendable. Alors qu’ils brandissent les pires symboles d’asservissement, de haine et de répression. Nous sommes bien bons de les laisser faire, alors qu’ils ne nous accorderaient même pas ce droit s’ils étaient au pouvoir !

En attendant, allez visiter le site de Reporters sans Frontières, une organisation qui est loin d’être à droite, et qui a le mérite de remettre certaines idées en place… si tant est qu’il puisse en rester des idées…


Articles relatifs

Des élections qui font du bruit…

Filed Under (France, Politique) by Jean-Philippe on 18-06-2007

Tagged Under : , ,

Les médias locaux sont, bien entendus, revenus sur la victoire de l’UMP. Ils expliquent bien que cette victoire de la droite, est moins large que celle annoncée par les sondeurs. Cependant, les chiffres parlant d’eux-mêmes et vu que la majorité absolue a été largement atteinte, personne ici, à la différence de quelques médias français, parle de revers ou de “signal” contre le pouvoir en place.

La grenouille givrée à Radio-Canada

J’ai été agréablement surpris de constater que Radio-Canada a parlé de votre grenouille préférée : “La grenouille givrée, tenue par un Français qui vit ici, se réjouit de la victoire de l’UMP. “

Moi qui me suis toujours dis, qu’un titre de site aussi grotesque ne pourrait jamais attirer les projecteurs des médias, me voilà bluffé ! Après “Le courrier international”, voici donc Radio-Can !

“L’effet” Valérie Trierweiler


Plus… Beaucoup plus que la “plug” radio-canadienne, l’annonce de la séparation du couple Royal/Hollande a provoqué, non pas un Tsunami, mais une vague de visiteurs sur mon blog. Plus de 450 visiteurs sont arrivés ici après une recherche sur Google se rapportant directement à cette nouvelle… En vrac, les mots clés utilisés (et mes commentaires entre parenthèses) :

- Valérie Trierweiler (évidemment)

- vie privée de valérie trierweiler (y’en a qui sont bien curieux !)

- Segolène Royal Valerie Trierweiler (un qui cherchait la chicane apparemment)

- date naissance Valérie Trierweiler (sans doute pour envoyer des fleurs)

- maîtresse Valérie Trierweiler (Houuuuu… y’aurait-il une information que nous ne connaîtrions pas ?)

- Valérie Trierweiler maitresse de françois hollande (les choses simples s’énoncent clairement)

- Valérie Trierweiler rumeur (à ce rythme-là, la rumeur à de plus en plus les traits d’un polichinel !)

- Trierweiler hollande maitresse fils (en parlant de polichinel, y’en aurait-il un dans le placard ?)

- Hockey de Sarkozy (ah… un distrait !)

Et ça, se ne sont que les recherches Google, et il y en a des centaines du même genre. Au total, à l’heure où je vous écris (18h30 HE), près de 1,500 visiteurs sont venus sur mon blog aujourd’hui, alors que la moyenne quotidienne est de 490. 80% de ces nouveaux visiteurs souhaitant en savoir plus sur Valérie Trierweiler.

Après cela, les gens se disent offusqués de constater, que les médias font leurs choux-gras des déboires sentimentaux de nos chères personnalités ! Pourtant, sans qu’ils ne soient contraints, c’est le public, lui-même, qui est demandeur… La preuve : plus des 3/4 de mes visiteurs ne sont mêmes pas venus lire les commentaires d’après élection, mais plutôt les derniers ragots qui s’écrivent sur le net. Pour le coup, ils ont dû être déçus, vu que je ne suis pas allé plus loin que la dépêche de l’AFP.

Pour finir, merci également à Moonerboy de s’être intéressé à mes observations d’hier.

Articles relatifs

La majorité reste à droite, léger sursaut à gauche

Filed Under (France, Politique) by Jean-Philippe on 17-06-2007

Tagged Under : , , ,

La gauche mangera encore du pain noir durant les cinq prochaines années. Incapable de convaincre les Français, cela fait maintenant dix ans que la gauche n’a pas gagnée à une élection nationale. On voit déjà les responsables de la gauche se “réjouir” de leur score meilleur que prévu, mais ils devraient plutôt réaliser, enfin, qu’ils sont encore bien loin du pouvoir, quoiqu’ils en disent.


Nicolas Sarkozy a maintenant toute la marge de manœuvre nécessaire (350 députés : 328 UMP et 22 du nouveau centre), afin de mettre en application ses réformes.

Le plus difficile reste à faire donc !

[Mise à jour : 17h40 (Montréal)]

Marie-Ségolène l’annonce officiellement, ce qui ne laissait guère de doute depuis quelques semaines, la candidate socialiste battue aux présidentielles, a ainsi demandé, je cite, “à François Hollande de quitter le domicile, de vivre son histoire sentimentale de son côté”

Selon Laurent Gloaguen, la maîtresse du premier secrétaire socialiste serait la journaliste Valérie Trierweiler. Journaliste qui avait écrit un article orienté “people” au sujet du couple Hollande/Royal, dans Paris-Match il y a trois ans.

C’est tout de même bien curieux de faire une telle annonce, au moment d’une élection nationale ! Marie-Ségolène semble préférer sa vie personnelle au débat de fond…

Autre observation, les personnalités de gauche qui faisaient leurs choux-gras au sujet de Cécila Sarkozy, demandent déjà de bien faire la distinction entre vie publique et vie privée !

[Mise à jour : 18h45 (Montréal)]

Christophe de Montréal à moi, s’étonne aussi du discours socialiste et n’hésite pas à parler ironiquement de victoire pour la gauche.

Comme je l’ai mentionné chez Laurent Gloaguen, qui n’hésite pas à parler de “claque” pour l’UMP, la gauche à juste fait “moins pire” qu’en 2002, il ne faut pas l’oublier… Avec 320 députés Laurent, des “claques” comme celles-là, j’aimerai en recevoir tous les jours… Et le Parti socialiste également, tu peux en être sûr !

Articles relatifs

Une vraie déroute !

Filed Under (France, Politique) by Jean-Philippe on 13-06-2007

Tagged Under : , ,

Il ne faut bien entendu pas pelleter la neige avant qu’elle ne soit tombée. Mais, quelques jours après le résultat du premier tour des élections législatives françaises, il convient de s’interroger sur l’avenir de la gauche en général, et du Parti socialiste en particulier.


En 1993, j’étais en politique… Cela faisait deux ans que j’y baignais dedans jusqu’au cou. En 1993, une “vague bleue” déferla sur la France, un score historique pour la droite (RPR, UDF et divers droite).

À l’époque, le mitterrandisme montrait ses premières faiblesses et après une victoire aussi importante pour la droite, certains n’hésitaient pas à dire que la gauche n’allait pas pouvoir s’en remettre durant vingt ans !

C’était peut-être exagéré, mais si la gauche n’avait pas bénéficié de la centaine de triangulaires avec le Front national en 1997 (la droite était alors majoritaire en terme de voix), le Parti socialiste ne serait jamais revenu au pouvoir. D’ailleurs, preuve que les résultats des législatives de 1997 furent un “accident”, cinq ans plus tard, la gauche fût incapable d’accéder au deuxième tour des présidentielles !

Cette victoire de la “gauche plurielle” en 1997, évita également au Parti Socialiste de poursuivre sa (timide) remise en question, de l’après Beresina de 1993. Évidemment, le retour de l’archaïsme incarné par Lionel Jospin, n’aida pas les rénovateurs socialistes.

Cinq semaines après la belle victoire de Nicolas Sarkozy à l’élection présidentielle, la gauche française subit un nouveau KO ! Cette fois, la droite n’a jamais atteint des scores aussi élevés dans toute l’histoire de la Cinquième république.

Contrairement à 1993, la situation est bien pire pour la gauche. En effet, en 1993, François Mitterrand était encore à l’Élysée et pouvait ainsi rendre service à l’opposition. De plus, la droite était encore désunie et la compétition entre Jacques Chirac et Édouard Balladur était de plus en plus évidente.

Cette année, la droite dispose d’une cote de popularité inégalée. Nicolas Sarkozy, qu’on le veuille ou non, apporte un renouveau politique en changeant l’approche que l’on pouvait avoir de l’institution présidentielle. Et, pour le moment, cela fonctionne.

Autre nouveauté : le milieu intellectuel et artistique, autrefois très fidèle à la gauche, est en train de lâcher complètement le Parti socialiste pour soutenir le nouveau président. Dernier en date, l’acteur Gérard Depardieu, qui s’était toujours déclaré à gauche et qui n’hésite pas aujourd’hui à définir ses anciens amis comme des “minables”.

Autant de personnalités de gauche qui virent à droite, c’est du jamais vu !

Dimanche, en regardant le débat d’après premier tour, j’avais honte pour la gauche française. Face aux représentants de l’UMP, que cela soit l’arrogant Laurent Fabius, François Hollande le porcinet ou encore Élisabeth Guigou l’insolante, n’avaient qu’un argument en bouche : le score de la droite est indescent, la droite ne doit pas gagner aussi largement !


J’étais ébahi ! … En fait, en écoutant des petits roquets comme Fabius, on avait l’impression que la droite devait se repentir. Qu’elle avait fauté en ayant un tel résultat ! À aucun moment les représentants de la gauche se sont dit : “si nous avons subit un tel revers, c’est que nous n’avons pas su convaincre, ou que notre programme n’était pas suffisamment bon”.

Car enfin, si la gauche avait pu être convainquante, si la gauche avait su rassembler autour d’un programme qui avait de l’allure, avec des propositions intéressantes tout en proposant une véritable alternative à l’UMP… ben les électeurs auraient voté pour eux ! Ce n’est tout de même pas à la droite d’aller au devant des Français pour leur dire : “faudrait pas que l’on aie trop de députés, il va falloir un peu voter pour la gauche !”.

C’est ridicule ! Le seul argument que les socialistes avaient en bouche, c’est de ne pas procurer une majorité “écrasante” à la droite ! Tu parles d’une proposition constructive !

En fait, avec la gauche française, lorsqu’ils gagnent, c’est grâce à leur bon programme, s’ils perdent, c’est à cause de la droite !

Il ne faut pas s’étonner du piètre score du PS (28.5%), et du fort taux d’absention dans leurs rangs (seulement 72% des électeurs de Marie-Ségolène ont voté pour le PS le 10 juin dernier)… Et pour en rajouter, la gauche est maintenant incapable de parler d’une seule voix. Tantôt c’est François Hollande qui représente l’opposition, tantôt Ségolène Royal. Tantôt Marie-Ségolène tisse un lien avec le parti centriste de François Bayrou, tantôt les dirigeants du PS balaie toute alliance avec le MoDem du revers de la main.

Il est clair qu’en Hollande, Royal, Fabius et Strauss-Khan, le PS apparaît de plus en plus comme un parti archaïque et anarchique. On se demande bien qui va pouvoir sauver les socialistes, étant donné que leur pire handicap vient d’eux-mêmes !

Incapables de se réformer contrairement aux autres partis de gauche en Europe. Incapables de sortir du socialisme pur et dur, ils n’arrivent même pas à réellement s’opposer aux projets de la droite, alors que ces projets ont déjà, pour un grand nombre, été appliqué dans d’autres pays européen par des partis… de gauche justement !

Les socialistes français n’ont plus aucune prise sur les événements, et il va falloir s’attendre à une vraie guerre à l’interne dès lundi prochain. Le PS étant une véritable mosaïque de courants aussi divers que variés, la fragile unité de façade va voler en éclat sitôt les résultats du second tour connus.

Va y avoir du sport… et la droite française va avoir une avenue devant elle pour entreprendre ses réformes. À elle maintenant de ne pas décevoir !

Articles relatifs

Page 1 de 1012345678910»