Les médias-rapaces

Filed Under (Actualité, Désinformation, France) by Jean-Philippe on 16-02-2008

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Sur le net et ailleurs, il est de bon ton de s’indigner des frasques du couple Sarkozy-Bruni. L’un y allant d’une pseudo main-mise du président français sur les médias (en omettant de signaler que ces mêmes médias profitent allègrement de la situation), d’autres nous font la morale sur le côté “strass et paillettes” de Nicolas.

Déjà, on pourrait faire un constat : je suis un blogueur de droite et je n’en ai jamais parlé ou plutôt devrais-je dire, je n’ai jamais exploité le filon avant aujourd’hui. Par contre, les blogueurs de gauche ou anti-sarkozy, s’empressent de profiter du “buzz” pour engranger les visiteurs, tout en dénonçant le fait que Sarkozy fait les frontispices des magazines “people”, comme ils disent en France. En fait, se sont les pompiers qui font mine d’éteindre leur propre feu.

N’étant pas un grand partisan du président français, même si je me suis réjouis de son élection, je regrette tout de même qu’il ne mette pas un peu plus de distance entre sa vie privée et sa vie de président de la république, au nom de la “transparence”. Ce n’est pas ce que l’on attend de lui et les Français non plus d’ailleurs.

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Mais d’un autre côté, l’idiot, le pauvre d’esprit, serait l’individu qui jugerait Sarkozy a sa réussite amoureuse, ou à sa présence sur les couvertures de “Paris-Match” ou de “Voici”. C’est un peu comme juger le travail d’un plombier à la couleur de sa veste ou, plus trivialement parlant, à la taille de sa craque de fesses !

Par contre, lorsque je lis sur les blogues que le président met en scène lui-même sa vie dans les médias, je me dis qu’il y en a quelques-uns qui devraient prendre un peu plus de recul et éviter de sombrer dans la mauvaise foi !

Pour preuve, Michel Drucker, que l’on peut difficilement classer à droite, qui a eu ces mots dans le quotidien “Le Devoir” cette semaine :

La véritable «pipolisation», dit-il, vient maintenant de la presse d’opinion. «Les problèmes conjugaux de Sarkozy ou de Ségolène Royal, ce n’est pas moi qui en ai parlé. C’est sur le site du Nouvel observateur, le magazine le plus sérieux de la gauche, intellectuel, cultivé, lettré, que j’ai lu que Sarkozy allait divorcer. C’est sur le site de L’Express qu’on a appris sa nouvelle flamme. C’est le site du Nouvel obs’ qui a publié récemment ce texto honteux sur Sarkozy. Il est vrai que les politiques jouent la transparence, mais la presse d’opinion fait des choses que jamais je n’oserais faire. Elle a franchi la ligne jaune, elle est devenue une presse “people”.»

Le Nouvel Obs, l’Express, des magazines intellectuels de gauche, qui font dans la “politique spectacle” une semaine, puis qui trouvent le moyen de s’en offusquer dans l’édition suivante ! Dans les deux cas, cela dope les ventes, tout comme cela dope le taux de fréquentation des blogues. “Cachez donc ce sein que je ne serais voir” !

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L’ivresse de Sarkozy : de la pure manipulation !

Filed Under (Désinformation, France, Politique) by Jean-Philippe on 16-06-2007

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Qui n’a pas vu le court extrait du point de presse du président français, Nicolas Sarkozy, à la conférence du G8 ? Un reportage d’une télévision belge, dans lequel le journaliste commente l’introduction du nouveau président français qui, selon ce journaliste, “n’avait pas bu que de l’eau”, circule sur internet et défraye la chronique.

Et c’est vrai qu’en ne voyant que ces images, retirées de leur contexte (important pour plus tard), l’on est en droit de se poser des questions.

Reste que cela n’est pas quelque chose qui me choque particulièrement… Déjà, des grands de ce monde ont parfois connu des épisodes “ivresques”, en particulier Wilson Churchill, qui était connu pour boire une large quantité de whisky quotidiennement. Pourtant, personne ne serait assez stupide pour remettre en cause sa carrière politique, en particulier lorsqu’il était le locataire du 10 Downing Street.

Pierre Mauroy, ancien premier ministre français, était connu également pour lever le coude très facilement, se retrouvant même parfois ivre mort, dans sa voiture ( !), en plein milieu de la rue où il résidait.

Souvenez-vous aussi de ce point de presse avec Boris Eltsine et Bill Clinton, où les deux chefs d’état, qui avaient manifestement bien arrosé leur rencontre, éclataient de rire devant les journalistes… Outre le fait de les avoir trouvés sympathiques, qui s’en était scandalisé ?

Mais à notre époque, où les nouvelles se propagent comme une traînée de poudre, les nouveaux “Goebbels” de la manipulation, sautent souvent à bras-raccourcis sur des détails qui peuvent servir leur cause… quitte à ne pas fournir l’information dans sa totalité !

Ainsi, sans même vérifier une seule seconde l’exactitude des faits, des dizaines de blogueurs et de journalistes, se sont emparés de la “nouvelle”, servant ainsi la cause des désinformateurs professionnels. À leur tour donc, ils deviennent des manipulés.

Pourquoi s’agit-il d’une autre manipulation des médias ?

On s’en rend compte tout simplement en écoutant L’INTÉGRALITÉ du discours de Nicolas Sarkozy. Un discours de 28 minutes tout de même !

En fait, ce qui m’étonnait, ce sont les excellents commentaires des journalistes français et étrangers présents lors de ce point de presse : “(…) il a abordé des questions complexes, le nouveau traité institutionnel européen, le Darfour, le Kosovo, maîtrisant son sujet, sans erreur notable. Face à sa vivacité, la remarque des journalistes était plutôt : « Ça nous change de Chirac ! »”. Je me disais alors que si le président français était ivre, il avait une excellente capacité à garder ses idées claires.

Mais c’est en écoutant son discours, que je compris qu’il avait été tout simplement euphorique en arrivant au pupitre, sans doute un peu trop enthousiaste de se retrouver dans un si fabuleux contexte.

Jugez-en par vous-même en écoutant la version audio du point de presse :


Nicolas Sarkozy le 7 juin 2007 | 28 minutes

Le journal “La Croix” (pas vraiment classé à droite), abonde dans ce sens : “Sorties de leur contexte, les images qui circulent sur Internet et qui reproduisent fidèlement les trente premières secondes de la conférence de presse peuvent toutefois effectivement surprendre. Mais l’explication que l’on peut risquer est que Nicolas Sarkozy était dans un état euphorique, d’exubérance contenue, par le seul fait d’être là, au G8, parmi les Grands de ce monde.”

Plus loin, “La Croix” se demande si Nicolas Sarkozy ne devrait pas changer de style : “Nicolas Sarkozy s’est peut-être aussi fait piéger par son style de communication, très extraverti. Le nouveau chef de l’État veut échapper au formalisme d’une fonction de représentation qui est pourtant inhérente à son nouveau statut. « Moi, je pense qu’on a toujours intérêt à être franc et direct », a-t-il affirmé durant cette conférence de presse.”

Évidemment, certains blogueurs qui ont un plaisir jouissif de s’en prendre au nouveau président français, doivent maintenant se trouver un peu innocents (dans le sens québécois du terme)… reste à savoir s’ils seront assez honnêtes pour s’affranchir de cette manipulation grotesque. J’en doute !

Compléments d’information : preuves par l’image

- Voici la “fameuse” vidéo qui semblerait montrer Nicolas Sarkozy sous l’effet de l’alcool :

- Voici un autre extrait, tourné un peu plus plus tard lors de cette même conférence de presse…

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Ici Londres…

Filed Under (France, Politique) by Jean-Philippe on 07-05-2007

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On a beau dire ce que l’on voudra des Britanniques, ils sont quand même bien souvent de grands gentlemen et ont ce petit quelque chose que l’on pourrait appeler du “panache”.

Je n’ai pas souvent défendu le premier ministre Tony Blair, mais autant lorsque quelque chose ne va pas, il faut le dire, autant lorsqu’il y a quelque chose de bien, il faut avoir l’honnêteté de le signaler.

M. Tony Blair a donc posté sur YouTube, un message à l’attention du peuple français. Un message qui m’a touché, non seulement parce qu’il s’exprime en français (et il s’exprime très bien dans notre langue), mais aussi par les termes employés.

Il n’était pas obligé de le faire. Il aurait pu se borner à envoyer un message au nouveau président, ou à simplement l’appeler (ce qu’il a fait également), comme bien d’autres chefs d’états étrangers. Je trouve ce geste particulièrement élégant.

Merci M. Blair.

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Nicolas Sarkozy, président de la république

Filed Under (France, Politique) by Jean-Philippe on 06-05-2007

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Je ne cacherai pas ma joie. Même si je ne partage pas toutes les idées du nouveau président (un peu trop étatiste et pas assez libéral à mon goût), je suis très heureux de constater que les Français ne se sont pas laissés étourdir par les grossières campagnes de haine et de peur, maladroitement orchestrées par la gauche.


C’est une large victoire pour le candidat de droite (53,3% selon les estimations), un score sans équivoque, un score qui le situe même parmi les présidents les mieux élus de la cinquième république.

Un score amplifié largement par un très haut taux de participation. Celle-ci s’élèverait à 86% (estimations), un des plus hauts taux de l’histoire.

Les Français ont donc été clairs et ce, dès le premier tour alors qu’ils avaient placés Nicolas Sarkozy en tête avec une belle avance (31% des voix alors qu’il y avait 12 candidats).

Pour la troisième fois consécutive, la droite remporte les élections présidentielles. La gauche subit donc une énième gifle, elle qui n’a pas gagnée depuis 1988 !

Bizarrerie d’ailleurs en ce qui concerne Ségolène Royal. Au Café Méliès, autant les sympathisants de gauche comme de droite étions étonnés de voir la candidate socialiste déployer un large sourire, alors qu’elle a mené sa campagne avec un visage fermé et une certaine froideur. Même lors de son discours suivant son accession au second tour, elle ne dégageait aucune émotion.

À entendre Dominique Strauss-Khan, Laurent Fabius et d’autres, la gauche doit se réformer… de biens belles paroles que nous avions déjà entendues après l’élimination de la gauche, au premier tour en 2002. Auront-ils compris le message cette fois ?

Bref… Je suis donc heureux de cette victoire, mais en sachant bien que Nicolas Sarkozy a fait aujourd’hui, le plus facile. Dès le 16 mai (date de son investiture), les Français attendront des actes, des faits.

Je lui souhaite donc de tout cœur : bon courage ! Je pense qu’il en aura besoin.

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Résultats présidentielles France du 6 mai, qui sera vainqueur ?

Filed Under (France, Politique) by Jean-Philippe on 05-05-2007

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C’est la dernière ligne droite. Déjà, les Français de l’étranger ont commencé à voter ce samedi, comme la nombreuse communauté des Français de Montréal doivent le faire en ce moment-même au Collège Stanislas (entre-autres).

Les sondages, tels qu’ils soient, ne laissent pas beaucoup de place au suspense. Nicolas Sarkozy semble être le préféré des Français et même si je trouve que le débat contre Ségolène Royal s’est soldé par un match quasi-nul, il se trouve que le candidat de droite a convaincu beaucoup plus d’indécis que la candidate socialiste.

Et c’est logique. Sarkozy n’a pas eu à changer son discours entre les deux tours. Il sait que le report des voix joue largement en sa faveur.

Du côté de Royal, la difficulté est beaucoup plus grande. Elle doit rassembler les électeurs de l’extrême-gauche (aux alentours de 10%), tout en ralliant un maximum d’électeurs centristes (au minimum 15% pour espérer l’emporter). Entre l’extrême-gauche et le centre-droit, vous imaginez le grand écart !

Laissant donc de côté ses attaques contre Bayrou d’avant le premier tour, Ségolène Royal a donc dû s’adapter et modifier considérablement son discours. Cela a été très frappant lors du débat, où elle avait du mal à s’aligner sur certaines positions. Ainsi, pour éviter de mécontenter l’extrême-gauche elle privilégie le dialogue avec les partenaires sociaux, tout en glissant par moments vers le centre sur certaines positions économiques, voire même sur l’immigration et la sécurité.

Au vu des sondages, mais aussi des réactions, elle s’est fait rappeler à l’ordre par sa gauche, tout en décevant une partie de l’électorat centriste qui s’en détourne de plus en plus.

À part chez les 18-24 ans, chez les ouvriers et les professions intermédiaires, Ségolène Royal est devancée partout par Nicolas Sarkozy dans un sondage réalisé hier par TNS-Sofres-Unilog. Pire encore, le candidat de droite a accentué son avance (54.5% des voix), ce qui serait l’un des meilleurs score d’un candidat de la cinquième république.

Mais rien n’est fait encore et les Français ont parfois ce don de créer la surprise, sur un coup de tête.

À l’instar de Montréal à moi, je vais vous livrer ici mes prédictions (pronostiques comme disent les Français) pour le second tour :


Un score généreux pour Nicolas Sarkozy ? Peut-être… mais je gage que l’influence du débat démobilisera une frange de l’électorat d’extrême-gauche et que les ralliements d’Éric Besson, Claude Allègre et Jacques Séguéla contribuera à rassurer une partie des centristes, influencée par la propagande anti-sarkozy orchestrée par les socialistes (comme l’a d’ailleurs annoncé Éric Besson, ancien du PS lui-même).

Réponse demain…

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Un duel soporifique

Filed Under (France, Politique) by Jean-Philippe on 03-05-2007

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Hier soir, Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal se sont affrontés dans un débat en vue du second tour de l’élection présidentielle française. Durant 2h30, le candidat de droite et la candidate socialiste ont égainé les différents aspects de leur programme électoral.


Les enjeux

Ségolène Royal est connue pour son manque de connaissances et de compétences sur un certain nombre de sujets, touchant directement la fonction présidentielle. Le début de campagne avait été catastrophique pour elle, alors qu’elle accumulait les maladresses et les contradictions : méconnaissance des problèmes de défense nationale, incapacité à établir la différence entre nucléaire civil et militaire, positions sur les tribunaux de commerce chinois scandaleuse, etc.

Elle devait donc absolument montrer aux Français qu’elle avait une stature présidentielle en évitant les approximations et les improvisations.

Pour Nicolas Sarkozy, devenu maître en terme de communication, il devait cependant lutter contre cette image (qu’elle soit réelle ou pas) de personnalité qui s’emporte facilement. Sans compter que c’est celui qui avait le plus à perdre dans ce débat.

En effet, en avance dans les sondages, mais aussi sur le papier lorsque l’on fait le calcul des reports de voix frontistes et centristes, il devait éviter les erreurs.

En revanche, Ségolène Royal elle, n’avait rien à perdre pour ce débat, étant donné qu’elle traîne de l’arrière. Avantage donc pour Ségolène Royal.

La forme

J’ai senti Nicolas Sarkozy sur la défensive. Peut-être à cause de ce que j’ai expliqué plus haut. Peut-être aussi que d’être face à une femme, oblige l’adversaire à s’adapter sans sombrer dans les duels traditionnels très “masculins”. Le candidat UMP devait, à la limite, préférer un match nul plutôt qu’un match où il aurait concédé des points à son adversaire, étant donné qui demeure en tête des intentions de vote.

J’ai eu du mal à voir la fougue qui caractérise Sarkozy et qui m’avait séduit lors de ses précédentes émissions auxquelles il a participé.

Du côté de Ségolène Royal, par contre, pas d’émotion. Un ton monocorde très agaçant et très monotone. Aucune envolée émotive. Et même sur le dossier des personnes handicapées où elle a sermonné Nicolas Sarkozy, ça sonnait faux, ça sonnait mal.

Un ton monocorde donc, avec un visage dénué de toute expression, alors que même si l’on a senti Sarkozy plus calme, nous avons pu voir différentes émotions sur son visage et un ton beaucoup moins ennuyeux que celui de sa rivale.

Un passage m’a particulièrement renversé par-rapport à cette impression d’extrême froideur de Ségolène Royal, c’est au moment de la conclusion, lorsque Patrick Poivre d’Arvor a demandé à chacun des candidats ce qu’il pensait de l’autre :

Nicolas Sarkozy : Ce n’est pas d’hier, et Mme Royal le sait bien, que je respecte son talent et sa compétence. J’avais eu l’occasion de le dire, ce qui m’avait valu des problèmes avec certains de mes amis. On n’est pas là où elle est, par hasard. Le système républicain est fait de telle façon qu’il faut développer de grandes qualités pour être le représentant et le candidat de sa propre formation. J’ai du respect pour le parcours qui a été celui de Mme Royal. Nous avons des différences d’appréciation, de points de vue, mais, durant cette campagne, nous avons donné l’image d’une démocratie apaisée, en même temps renouvelée. Sinon, il n’y aurait pas eu tant de participation. C’est vraiment quelqu’un qui, pour moi, est davantage une concurrente, si elle me le permet, qu’une adversaire. Je n’ai aucun sentiment personnel d’hostilité à l’endroit de Mme Royal.

Ségolène Royal : Je m’abstiens de jugement personnalisé, parce que le débat politique, c’est d’abord un débat d’idées. De ce point de vue, vous êtes un partenaire de ce débat démocratique que nous avons actuellement. Ce qui est important, c’est le choix de société que nous incarnons. La différence de valeur, la façon dont nous comptons exercer le pouvoir, la vision différente de l’avenir de la France. Je crois beaucoup aux débats d’idées. C’est ce que nous avons eu ce soir. Je souhaite que les Français puissent ainsi choisir en toute connaissance de cause.

Tout simplement incroyable ! Ségolène Royal refuse de personnaliser le débat et maintien, de force, une distance avec son adversaire, mais aussi avec l’électorat. Cette froideur a été remarquée par bien des journalistes étrangers.

Sur la forme, même s’il n’a pas été aussi brillant que d’habitude, je donne l’avantage à Sarkozy.

Le fond

Un débat vraiment très (trop) technique. Je pense que bien des téléspectateurs ont dû zapper arrivé à 22h.

Nicolas Sarkozy maîtrise bien les dossiers, c’est indéniable. Par contre, il a été trop en profondeur et s’est un peu retrouvé dans les câbles lorsqu’il s’agissait de défendre le bilan du gouvernement auquel il a appartenu.

L’avantage de Ségolène Royal, c’est qu’en étant dans l’opposition, elle n’avait pas grand chose à défendre, même si elle et ses petits amis ont été au pouvoir durant 15 ans entre 1981 et 2002.

Par contre, Ségolène Royal, même si elle a su se montrer un peu plus compétente sur ses dossiers qu’au début de la campagne, a sombrer dans de malheureuses improvisations. Faire raccompagner les femmes policières chez elles par un policier masculin est, outre le fait d’être totalement infaisable, signe qui lui passe parfois des bulles dans le cerveau.

D’autre part, lorsque la candidate socialiste ne savait pas quoi répondre, elle se réfugiait derrière d’éventuelles “discussions avec les partenaires sociaux”. Ça fait 20 ans que l’on discute avec les fameux “partenaires sociaux” au sujet de la retraite, de l’assurance sociale, de l’emploi… il serait temps, pour le parti socialiste, d’avoir… des idées ! Et même si l’on souhaite favoriser les discussion, cela n’empêche pas d’avoir des opinions me semble !

Là-dessus, avantage pour Nicolas Sarkozy.

Sondages d’après débat

À l’heure où j’écris ces lignes, Nicolas Sarkozy est toujours en tête, même si Ségolène Royal semble tout de même avoir gagner des points durant ce face-à-face. Néanmoins, difficile à dire si cela pourra se convertir en voix.

J’avoue avoir été un peu déçu par Nicolas Sarkozy, qui s’est un peu trop retenu, alors qu’on le connaît comme étant une personne très énergique et combative. Mais à sa décharge, cela ne devait pas être facile, ce débat étant une première dans l’histoire politique de la France. Qu’on le veuille ou non, un homme politique ne réagira pas de la même façon face à une femme, de peur de passer pour un machiste et un mauvais joueur.

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Sarkozy m’impressionne

Filed Under (France, Politique) by Jean-Philippe on 01-05-2007

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On mesure souvent l’aura d’une personnalité politique, à la diversité des gens qui le soutiennent. Et il faut bien dire qu’à droite, les soutiens du monde de la culture étaient souvent limités.

Évidemment, après Lyne Renaud, l’incontournable Johnny Hallyday ont été des soutiens inconditionnels pour Jacques Chirac. On nous les sortaient à chaque campagne, sans surprise, afin d’attirer l’électorat. Mais bon… il faut bien admettre que tout ceci était bien illusoire.

Aujourd’hui, par curiosité, je suis allé sur le site de Nicolas Sarkozy en me demandant sur quels genres de soutiens il allait pouvoir compter. Et ce fût une grande surprise ! Ce gars-là arrive à faire converger vers lui, un flot incroyable de monde… et surtout des gens que je n’aurais jamais pu imaginer.

Mais plus que tout, il arrive même à obtenir le soutien de personnalités qui se classent (classaient ?), ouvertement à gauche depuis bien longtemps comme Enrico Macias, qui avait soutenu Mitterrand et d’autres socialistes en son temps, Henry Salvador, mais aussi Jean-Marie Bigard qui n’en manquait pas une pour s’en prendre à la droite il n’y a pas si longtemps.

Qui voit-on encore ? Arthur, l’animateur de télévision, Alain Prost, des joueurs de soccer, de rugby, Doc Gynéco (j’avoue que je n’en reviens toujours pas), Philippe Bouvard, Charlotte Rampling (il faut dire que son ex-mari, Jean-Michel Jarre, a toujours été chiraquien), Véronique Genest, Jean Reno, Christian Clavier…

De mémoire, je ne pense pas qu’un candidat de droite, a su rassembler autant de gens du monde de la culture et des médias autour de lui. Un milieu, souvent considéré à gauche. Sa change, d’habitude c’était l’inverse.

Cela prouve aussi et surtout, que toute cette campagne antidémocratique de salissage et d’insulte ne tient pas la route deux secondes. D’ailleurs, Dominic Farougia y fait allusion à la fin de cette petite vidéo, que je ne pouvais m’empêcher de vous montrer :



Les soutiens de Nicolas Sarkozy

Il est finit le temps, semble t-il, où les artistes boudaient la droite au nom d’une je ne sais quelle idée de “gôche culturelle”.

Je suis donc impressionné et heureux de voir que certaines choses changent en France… parfois !

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